Connect with us

Accueil

Sa famille évoque «les conditions inhumaines» de sa détention: la vie de Merzoug Touati «en danger»

Published

on

La famille de l’activiste et blogueur Merzoug Touati tire la sonnette d’alarme et affirme que sa vie «est en danger». Dénonçant les conditions «inhumaines» de sa détention à la prison de Laghouat, elle évoque «une mort programmée» du militant.

C’est un véritable SOS qu’a lancé, mercredi, l’épouse de Merzoug Touati après lui avoir rendu visite durant la même journée. «(…) enfin Merzoug fait son apparition sous les cris d’un agent, Merzoug trainait les pieds, une bouteille d’eau à la main, il a perdu la moitié de son poids, il n’était pas pal il était jaunâtre, je n’ai pas de mots pour exprimer la détresse que j’ai ressenti», témoigne-t-elle dans une tribune partagée sur sa page facebook et largement relayée. En effet, Merzoug Touati a entamé «une grève de la faim depuis le 29 mars», lui a-t-il annoncé. Une grève pour, ajoute-elle, «dénoncer les conditions inhumaines de son incarcération, l’éloignement de sa ville de résidence» et demander «le rapprochement».

En grève de la faim depuis le 29 mars

Devant le parloir, Merzoug Touati «avait du mal à se tenir debout», raconte sa femme, ajoutant qu’il n’y avait même pas de chaise pour s’assoir. Ce qui a contraint le blogueur de s’asseoir «sur ses genoux pour pouvoir nous parler». Avec la maman du détenu d’opinion, elle va tenter de le convaincre de mettre fin à sa grève de la faim, «mais sans succès». Durant ces 9 jours de grève de la faim, Merzoug Touati  «n’a reçu aucun suivi médical» et se trouve «toujours dans la même salle (transit COVID) avec 17 autres personnes à dormir par terre». «Il souffre de troubles gastriques, alors il s’est rendu à l’infirmerie pour avoir un pansement gastrique, on lui a dit qu’il n’y en avait pas».

Aucun suivi médical

Après l’avoir quitté, elle tentera de voir le directeur de la prison, mais en vain. Devant la porte de sortie, des heures d’attente après, un homme qui «se présente comme étant le directeur» niera que Merzoug était en grève de la faim et que la demande de rapprochement «ne relève pas de ses prérogatives». Au final, estime l’épouse de Merzoug Touati, «j’en conclu que la vie de mon époux est en danger».

Condamné par la Cour de Ghardaia le 16 février dernier, à un an de prison ferme et une amende de 100.000 Da, Merzoug Touati a été placé sous mandat de dépôt le 29 décembre 2021. Il est accusé d’«outrage à corps constitué et diffusion de fausses nouvelles».  

Continue Reading
Advertisement
Comments
INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR