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Politique

RSF à propos du procès de Khaled Drareni: « Les magistrats doivent reconnaitre la vacuité du dossier »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Le procureur a requis 4 ans prison ferme à l'encontre de Khaled Drareni.


L’ONG Reporter sans frontière (RSF) qualifie « d’aberrant » le réquisitoire du procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed qui a demandé 4 ans de prison à l’encontre du journaliste Khaled Drareni. Elle réclame, à cet effet, l’acquittement du journaliste.

« Si les magistrats du tribunal de Sidi M’hamed sont indépendants, ils reconnaîtront la vacuité du dossier et prononceront la relaxe de Khaled Drareni », indique Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, cité dans un communiqué de l’ONG rendu public, aujourd’hui.

Pour l’organisation, « si ce réquisitoire aberrant venait à être suivi par les juges, cela serait la démonstration que la justice et le pouvoir algérien ont tourné le dos aux idéaux de l’indépendance du pays ».

Poursuivant, l’ONG estime qu’une condamnation du journaliste à une peine de prison « serait la preuve d’une dérive autoritaire ». « Si Khaled Drareni n’est pas libéré et relaxé dans les prochaines semaines, nous nous emploierons à faire savoir à l’opinion publique la réalité de la répression en Algérie et à mobiliser les organisations internationales et les gouvernements », indique l’ONG dans un communiqué.

Pour rappel, le journaliste Khaled Drareni ainsi que les deux activistes du Hirak, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, ont été jugé ont comparu, hier lundi 3 août, devant le juge près le tribunal de Sidi M’hamed.

«Poursuivi pour “incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale”, après avoir couvert les manifestations du “Hirak”, le directeur du site d’information Casbah Tribune, également correspondant de TV5 Monde et de RSF en Algérie a rejeté les accusations qui pèsent contre lui. Khaled Drareni a notamment assuré n’avoir fait que son “travail en tant que journaliste indépendant” et n’avoir fait qu’exercer “son droit à informer en tant que journaliste et citoyen” », rappelle RSF.

L’ONG rappelle, dans son communiqué, que le procureur de la République a requis quatre ans de prison ferme, une amende de 100 000 dinars algériens, (665 euros), ainsi que la privation de ses droits civiques.

« Pour justifier ses réquisitions, le parquet a notamment invoqué une publication du journaliste sur Facebook qui affirmait que le système politique n’avait pas changé en Algérie après l’élection du président Tebboune. Il a également été reproché à Khaled Drareni d’avoir publié le communiqué d’une coalition de partis politiques légaux qui appelait à une grève générale », indique aussi RSF, soulignant que le collectif des avocats de la défense « a relevé, notamment, qu’aucune preuve ne venait affirmer les accusations portées contre Khaled Drareni et que sa détention préventive était contraire à la constitution qui interdit des peines privatives de liberté pour des faits rattachés à la liberté d’expression ».

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Tebboune désigne El Hachemi Djaâboub nouveau ministre du Travail

Achour Nait Tahar

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© DR | El Hachemi Djaâboub nouveau ministre du Travail

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a nommé ce mercredi 30 septembre El Hachemi Djaâboub au poste de ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, indique un communiqué de la présidence de la République.

“Conformément à l’article 93 de la Constitution, le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a nommé, après consultation du Premier ministre, M. El Hachemi Djaaboub, au poste de ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale”, précise le communiqué.

El Hachemi Djaâboub, cadre du parti islamiste MSP, fait son retour au gouvernement. Il remplace Ahmed Chaouki Fouad Achek Youcef, qui a été écarté du gouvernement le 29 juillet dernier par le président Tebboune qui avait désigné la ministre de la Solidarité nationale Kaouther Krikou pour assurer l’intérim du département du Travail.

Pour rappel, El Hachemi Djaâboub avait occupé le poste de ministre du Commerce et de l’industrie sous le règne du président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

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Politique

Affaire Sovac: Le verdict renvoyé au 10 octobre

Yasmine Marouf-Araibi

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La Cour d’Alger a reporté ce mercredi 30 septembre le verdict du procès de l’affaire Sovac au 10 octobre prochain, selon l’agence de presse APS.

Le collectif de défense s’est absenté de l’audience en réponse au Barreau d’Alger qui a appelé à une semaine de grève pour réclamer la “préservation des droits de la défense”. Cet appel intervient, rappelons le, suite au malaise subi vendredi par le bâtonnier d’Alger, Abdelmadjid Sellini, suite à une altercation avec un juge. L’incident a d’ailleurs eu lieu lors du procès de l’affaire Sovac.

Lors du procès qui s’est déroulé le 24 septembre à la Cour d’Alger, le parquet a requis 15 ans de prison ferme contre le patron du groupe Sovac, Mourad Oulmi, et l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

La peine de 10 ans de prison ferme assortie de 2 millions de DA d’amende a été demandée à l’encontre de l’ancien ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi. Tandis que la peine de 12 ans de prison ferme a été requise contre Khider Oulmi.

Trois ans de prison ferme et une amende d’un million de DA ont été requis contre l’ex-PDG du Crédit populaire algérien (CPA).

Le parquet a également demandé la saisie des biens et le gel des activités des entreprises (personnes morales) impliquée dans l’affaire avec une amende de 32 millions de DA pour chacune.

Les prévenus sont poursuivis pour “blanchiment d’argent et incitation d’agents publics à exploiter leur influence”, entre autres chefs d’accusation en lien avec la corruption.

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Politique

Nouveau report du procès en appel de Mahieddine Tahkout

Yasmine Marouf-Araibi

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La Cour d’Alger a décidé, mercredi, de renvoyer le procès en appel de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout à l’audience du 21 octobre alors que les avocats poursuivent leur grève pour le quatrième jour consécutif.

Selon le quotidien arabophone El Khaber, l’audience du procès a été renvoyée en raison de l’absence de l’ancien ministre Abdelghani Zaalane qui est également impliqué dans cette affaire.

Notons que le collectif de défense a été absent, et ce, en réponse à l’appel de grève entamé dimanche à l’initiative de l’ordre des avocats d’Alger. La décision de boycotter les audiences du 27 septembre jusqu’au dimanche 4 octobre est intervenue en protestation aux “atteintes des droits de la défense”.

L’homme d’affaires Mahieddine Tahkout a été condamné en première instance à une peine de 16 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8.000.000 Da pour plusieurs chefs d’inculpation liées à la corruption dont “blanchiment d’argent” et “obtention d’indus privilèges”.

Poursuivis dans la même affaire, les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été condamnés, en première instance, à 10 ans de prison ferme.

D’autres hauts responsables sont poursuivis dans cette affaire dont l’ancien ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb, qui a été condamné, par contumace, à 20 ans de prison ferme. 

Rappelons que Mahieddine Tahkout a été transféré, en août dernier, vers l’établissement carcéral de Babar dans la wilaya de Khenchela. Ahmed Ouyahia a, lui, été transféré à la prison d’Abadla dans la wilaya de Béchar tandis qu’Abdelmalek Sellal a été transféré à celle d’El Ménéa à Ghardaia.

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