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Economie

Revenu par habitant : l’Algérien perd 90 dollars en 2020, selon la banque mondiale

Melissa NAIT ALI

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© DR | Banque Mondiale

L’Algérie dégringole dans le classement des pays en fonction de leur revenu (2020-2021) établi par la banque mondiale. Selon le document publié, aujourd’hui sur le site de l’institution monétaire internationale, l’Algérie est passée dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire inférieur, après avoir été classé l’année dernière dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur.


Selon le tableau de classification, le revenu national par habitant a baissé de 90 dollars, passant ainsi de 4 060 dollars en juillet 2019 à 3 970 dollars au 1er juillet 2020. « Le chiffre du RNB par habitant pour 2018 a été révisé à la baisse ; il s’établit à 840 dollars au lieu de 1 560 dollars (chiffre publié précédemment et figurant dans le tableau). L’Algérie, l’Indonésie, Maurice, le Népal, le Sri Lanka et la Roumanie étaient très proches de leurs seuils respectifs l’année dernière », souligne cependant la banque mondiale.

Selon la même, l’institution de Bretton Woods répartit les économies du monde en quatre groupes : faible revenu, revenu intermédiaire de la tranche inférieure, revenu intermédiaire de la tranche supérieure et revenu élevé. Cette classification est actualisée chaque année le 1er juillet. Elle repose sur le RNB par habitant de l’année précédente (2019 dans le cas présent) en dollars courants, selon la méthode dite « de l’Atlas » pour le lissage des fluctuations de taux de change.

La banque mondiale a relevé deux facteurs déterminent l’évolution de la classification des pays. Il s’agit du RNB par habitant, qui évolue en fonction de la croissance du revenu du pays concerné, de l’inflation, des taux de change et de la démographie, sachant en outre qu’il peut aussi changer à la suite des révisions apportées aux données et aux méthodes de comptabilité nationale.

« Pour que les seuils de classification des revenus restent fixes en termes réels, ils sont ajustés chaque année en fonction de l’inflation. Nous utilisons pour cela le déflateur du droit de tirage spécial (DTS), qui est une moyenne pondérée des déflateurs du PIB de la Chine, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la zone euro », lit-on dans le même communiqué.

La banque mondiale souligne, cependant, que les « chiffres du RNB utilisés pour cette actualisation ne reflètent pas encore l’impact de la pandémie de COVID-19 ». Selon toujours le même document, « les révisions des comptes nationaux ont joué un rôle important dans l’actualisation à la hausse concernant le Bénin, Nauru et la Tanzanie ». « Pour le Soudan, la valeur du RNB sur la période 2009-2018 a été adaptée à la suite des révisions des taux de change », indique la même source.

Economie

Le ministre des Transports: “Il n’y a aucune marchandise dangereuse ou matière explosive dans les ports du pays”

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Le ministre des Transports, Lazhar Hani, a assuré samedi à Alger qu’aucune marchandise dangereuse ou matière explosive ne se trouve dans les ports du pays, appelant à l’établissement de statistiques hebdomadaires sur les marchandises saisies et stockées et de rapports détaillés y relatifs à soumettre aux responsables.

Lors d’une visite d’inspection au port d’Alger, M. Hani, qui était accompagné de cadres du ministère et des responsables du port, a affirmé que “l’Algérie a été parmi les premiers pays à interdire la saisie ou le stockage de marchandises dangereuses au niveau des ports”, ajoutant que le texte d’interdiction remontait à 1975.

Cette loi “est appliquée de manière stricte au niveau de tous les ports du pays”, a souligné le ministre assurant qu’”aucune marchandise dangereuse ne s’y trouve”.

Dans les années 1980, de sévères sanctions ont été prises à l’encontre de certains responsables de ports, allant jusqu’à l’emprisonnement, pour non-respect des procédures légales en vigueur en la matière, a-t-il rappelé.

“Ce qui s’est passé au port de Beyrouth peut se produire dans n’importe quel autre port, d’où la nécessité de veiller à la stricte application des lois pour éviter pareilles catastrophes”, a soutenu M. Hani.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de “lutter contre les fausses déclarations” de certains importateurs et de trouver les moyens d’y remédier. “Le transport des marchandises dangereuses étant coûteux, certains s’abstiennent de les déclarer”, a-t-il dit.

En ce qui concerne le stockage des marchandises et le séjour des conteneurs au niveau des ports, le premier responsable du secteur a précisé que “les lois sont claires à cet égard: la durée de séjour des conteneurs au niveau du port ne doit pas dépasser 21 jours”. “Mais ces délais ne sont pas toujours respectés, ce qui crée des déséquilibres en termes de gestion et de stockage”, a-t-il regretté.

M. Hani a insisté, dans ce sens, sur l’importance de «changer les mentalités et d’agir pour adopter une nouvelle méthode de travail», précisant que «toutes les mesures seront prises pour améliorer la situation».

Après avoir écouté les explications des responsables du port et des douanes, le ministre a été informé que 10 % des conteneurs se trouvant actuellement au niveau du port d’Alger avaient dépassé les délais fixés, certains sont bloqués pour fausses déclarations, d’autres en raison de procédures judiciaires, et il existe même des conteneurs abandonnés pour des raisons inconnues, en dépit de leur conformité.

A cet effet, le ministre a instruit les services compétents «d’effectuer des statistiques hebdomadaires des marchandises saisies ou stockées y compris celles faisant l’objet de procédures judiciaires ou abandonnées par leurs propriétaires, et de soumettre les rapports y afférents aux responsables pour examen et régularisation de leur situation».

Après avoir inspecté des marchandises stockées depuis des années, au niveau des entrepôts du port, dont la poudre de lait, des médicaments et des livres, M. Hani a ordonné «leur destruction immédiate», mettant en garde contre la reproduction de telles situations.

«Une poudre de lait stockée depuis 10 ans représente un danger pour la santé publique, il ne faut pas la jeter dans les décharges publiques mais l’incinérer», a souligné M. Hani, ajoutant que «les vieilles marchandises, notamment les produits de consommation, ne doivent pas restées stockées au niveau des ports».

A une question sur la réouverture des espaces, maritime et aérien provisoirement à l’arrêt depuis mars dernier, en raison de la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus, le ministre a écarté l’éventualité de rouvrir les liaisons internationales de transport à l’heure actuelle, soulignant «notre priorité est la lutte contre la pandémie et dès la maîtrise de la situation, nous examinerons cette possibilité».

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Pétrole : Les cours terminent en légère baisse

Achour Nait Tahar

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© DR | Opep+ : Les pays producteurs d'accord pour réduire leur production de pétrole
© DR | Pétrole, légère baisse des prix

Les cours du pétrole ont terminé en baisse vendredi, impacté par relations sino-américaines et la recrudescence de la pandémie Covid-19.

A Londres, le baril de Brent de la mer du nord pour livraison en octobre a reculé de 69 cents, ou 1,5%, pour finir à 44,40 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre a lâché 74 cents, ou 1,7%, pour clôturer à 41,22 dollars.

Mercredi, les prix du Brent ont dépassé la barre des 46 dollars et ceux du WTI 43 dollars pour la première fois depuis cinq mois, porté par une chute plus forte que prévu des stocks de Brut aux Etats Unis.

Les marchés restent incertains pour la demande suite à la remontée des tensions commerciales avec le Canada et la Chine qui pourraient peser sur la croissance mondiale et impactera de ce fait la consommation de l’énergie.

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Economie

Pétrole: le Brent à 45,18 dollars

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Les cours du pétrole soufflaient jeudi au lendemain d’un plus haut depuis le début du mois de mars, les investisseurs se sentant rassurés par une forte chute des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis annoncée mercredi par l’EIA.

Jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 45,18 dollars à Londres, en hausse de 0,02% par rapport à la clôture de mercredi.
A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre lâchait 0,59% à 41,94 dollars.

La veille, le Brent a dépassé la barre des 46 dollars et le WTI celle des 43 dollars, une première depuis cinq mois, au moment de la chute déclenchée par une courte mais intense guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite, et l’aggravation de la pandémie de Covid-19 en Europe.

L’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) “a fait état hier (mercredi) d’une baisse plus importante que prévu des stocks de brut, ce qui a contribué à faire monter les prix”, a résumé Al Stanton, analyste.

Les réserves de pétrole brut ont en effet reculé de 7,4 millions de barils au 31 juillet, et “de plus de 18 millions de barils au cours des deux dernières semaines aux Etats-Unis”, a calculé Jeffrey Halley, analyste. Avec un dollar orienté à la baisse – le billet vert est au plus bas depuis plus de deux ans face aux principales devises – “cela a suffi pour que le Brent et le WTI décollent”, a-t-il ajouté.

La faible demande d’essence chez le premier consommateur mondial d’or noir était cependant de nature à limiter les ardeurs des prix et des opérateurs de marché.

Les stocks d’essence ont augmenté de 400.000 barils aux Etats-Unis la semaine passée, alors que les analystes anticipaient un recul de 500.000 barils.

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