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Politique

Réunion du haut conseil de sécurité sur le coronavirus : Les nouvelles mesures

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© DR | Réunion du Haut Conseil de sécurité sur le Coronavirus
© DR | Réunion du Haut Conseil de sécurité sur le Coronavirus

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a présidé, lundi au siège de la Présidence de la République, une réunion du Haut Conseil de Sécurité, consacrée à l’examen et au suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus dans le pays. Un communiqué a été rendu public à l’issue de cette réunion, dont voici le texte intégral:

“Dans le cadre des mesures prises par les pouvoirs publics pour faire face à l’épidémie du Coronavirus Covide-19, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ministre de la Défense nationale, chef suprême des forces armées, a présidé, ce jour 23 mars 2020, au siège de la présidence de la République, une réunion du Haut Conseil de sécurité consacrée à l’examen de la situation sanitaire prévalant dans le pays à la lumière de dernières décisions prises à cet effet ainsi que les moyens de renforcement du dispositif mis en place pour endiguer la propagation de l’épidémie à travers le territoire national.

Après avoir écouté un exposé de Monsieur le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et en complément aux mesures déjà édictées dans le décret exécutif n  20-69 du 21 mars 2020, le président de la République a donné des instructions pour que soient mises en œuvre avec effet immédiat les mesures suivantes:

Au plan national, il a été décidé:

– La fermeture de tous les cafés, restaurants et magasins, à l’exception de ceux d’alimentation (boulangeries, laiteries, épiceries, étals de fruits et légumes), tout contrevenant à cette mesure de fermeture se verra retirer sa licence et porté sur une liste noire (blacklisté) et n’aura plus aucune licence d’exploitation, pour les autres commerçants, il s’agira de la fermeture du local avec retrait du registre du commerce et interdiction définitive d’exercice.

-La fermeture des salles de fêtes de célébrations, de festivités familiales et autres, tout contrevenant s’exposera, en cas de récidive, à interpellation et sanction au motif de mise en danger d’autrui.

-Dans tout établissement et lieu recevant le public, doit être respectée une distance de sécurité obligatoire d’au moins (01) mètre entre deux personnes, à charge pour les administrations concernées de veiller au respect de cette distance de sécurité, au besoin en faisant appel à la force publique.

– Interdiction de circulation des taxis à travers tout le territoire national. En cas d’infraction, la licence de taxi sera retirée au contrevenant.

Les services des douanes sont instruits à effet d’alléger les procédures de dédouanement des équipements médicaux et produits sanitaires dédiés à la lutte contre le coronavirus Covid-19 à travers la mise en place d’un couloir vert.

-Les responsables des collectivités locales doivent mettre en œuvre des actions de grande envergure en vue d’assurer la désinfection et de décontamination des lieux publics.

Il est fait obligation aux établissements sanitaires de tenir des listes de volontaires ou de bénévoles qui voudraient s’inscrire, y compris les médecins privés et tout personnel médical et paramédical, et de leur mise à jour quotidienne pour faire face à l’évolution de l’épidémie.

-La mesure de libération de 50% des effectifs est applicable également aux secteurs économiques et services publics et privés, dont les pertes occasionnés seront examinées et évaluées pour une prise en charge ultérieure par l’Etat.

La création, autour d’un wali, d’une commission de wilaya chargée de coordonner l’action sectorielle de prévention et de lutte contre la pandémie du Coronavirus Covid-19. Cette commission est composée du wali, président, du procureur général, du commandant du groupement de gendarmerie, du chef de sureté de wilaya, du représentant de la DGSI, du président de l’APW et du président de l’APC de chef lieu de wilaya.

Elle est chargée d’exécuter les décisions de la commission nationale de sécurité dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19.

De même elle est autorisée à prendre des initiatives locales et si nécessaires moduler les décisions en fonction des spécificités des wilayas, en toute responsabilité.

Les walis sont instruits à l’effet de prendre les mesures appropriées d’adaptation au plan local pour la mise en œuvre de ces mesures.

Au niveau de la wilaya de Blida, il est décidé:

-Un confinement total, à domicile, pour une durée de dix (10), renouvelables, avec interdiction de circulation de et vers cette wilaya.

-Les sorties à caractère exceptionnel doivent être autorisées au préalable par les services compétents de la gendarmerie ou de la sûreté nationale.

-Des mesures d’exception seront prises pour assurer l’approvisionnement de la population en produits sanitaires et alimentaires.

-A cet effet, des barrages de contrôles seront dressés.

Au niveau de la wilaya d’Alger, il est décidé:

-Un confinement de 19 heures au lendemain à 7 heures du matin.

-Cette mesure sera étendue à toutes les wilayas où est apparue et où apparaitra le virus, conformément aux observations quotidiennes du ministère de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière.

-L’interdiction de tout rassemblements de plus de deux personnes.

-Les marchands ambulants de produits alimentaires sont autorisés à exercer leurs activités en rotation par quartier, tout en évitant toutattroupement.

Le président de la République a réitéré, à cette occasion, de nouveau, ses encouragements et son soutien à l’ensemble des personnels du corps médical, de la protection civile et des agents de l’Etat.

Il a également tenu à adresser ses chaleureux remerciements au mouvement associatif, aux volontaires et bénévoles pour leurs efforts consentis dans le cadre de la lutte contre l’épidémie du Covid-19 et pour leur mobilisation et engagement indéfectibles au profit du citoyen.

Par ces gestes, les Algériennes et les Algériens ont prouvé une nouvelle fois, encore, leur solidarité et leur unité au service de la patrie.

Le président de la République et les membres du Haut Conseil de sécurité sont parfaitement conscients de la gène que vont occasionner ces mesures à la population et leur demandent une exécution volontaire qui épargnera leurs vies, celles de leurs enfants et de tous les citoyens.

Puisse Dieu préserver notre pays de ce fléau.

Un décret exécutif sera publié pour préciser les dispositions prévues à travers cet ensemble de mesures”.

Politique

Coronavirus en Algérie: 191 nouveaux cas et 10 décès supplémentaires

Yasmine Marouf-Araibi

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191 nouveaux cas d’infection par le coronavirus ont été recensés au cours des dernières 24h, annonce mardi le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie en précisant que 10 décès s’ajoutent au bilan total.

Avec ces nouveaux chiffres le bilan national s’élève à 50214 cas d’infection et 1689 décès.

Concernant le nombre de guérisons, le comité scientifique fait état de 127 nouveaux cas et un total de 35307.

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Politique

Saïd Sadi: « le pays n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente »

Melissa NAIT ALI

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© DR | L'ancien secrétaire général du RCD, Said Sadi
© DR | L'ancien président du RCD, Said Sadi


Les critiques du projet de la révision constitutionnelle qui sera soumis à référendum, le 1er novembre prochain, se multiplient. Des acteurs de l’opposition, toujours interdit de parole dans les médias publics, ont choisi de s’exprimer sur les réseaux sociaux. C’est le cas de l’ancien président du RCD, Saïd Sadi qui donne, depuis plus d’une année, ses réflexions sur sa page Facebook.

Dans un texte publié aujourd’hui sous le titre « Régression : mode d’emploi », cette homme politique chevronné n’est pas allé par le dos de la cuillère pour charger le pouvoir en place et sont projet de révision de la Constitution. Un texte qui, estime-t-il, « digne des folklores constitutionnels des républiques bananières ». «On ne sait trop s’il faut rire, s’emporter ou rester de marbre devant la dernière – pour l’instant – constitution. Le pays qui en a vu d’autres n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente.

L’hyperprésidentialisme est digne des folklores constitutionnels des républiques bananières et la confusion des pouvoirs constituent la trame et l’esprit d’un texte qui n’aura qu’une finalité : paralyser davantage une administration incapable de curer les caniveaux à chaque automne », écrit-il.

Et de s’interroger : « Quel courtisan a conseillé pareille mouture dans une phase politique marquée par un déficit chronique de légitimité du pouvoir, une situation sociale explosive – les retraités peinent à percevoir leurs pensions à la fin du mois – une pandémie dont, en vérité, nul ne connaît l’étendue devant l’incapacité à tester, tracer et isoler sur une large échelle ? ».

Saïd Sadi précise que « nul n’a le droit de s’adonner à l’autostop politique pour faire endosser au premier novembre cette mauvaise farce ». « Le potentiel humain a été dévitalisé par le népotisme et l’exode massif, les ressources naturelles ont été asséchées par une prédation stratégique. Il restait le capital symbolique : il vient d’être bradé dans un scandaleux bazar », dénonce-t-il.

L’ancien président du RCD démontre comment le nouveau pouvoir reproduit les mêmes pratiques de son prédécesseur. « Pour le reste, les dernières décisions concrètes sont édifiantes en matière d’inconscience et d’aveuglement : les relances de recrutement de clientèles financées par l’argent public témoignent de l’incapacité et du refus du pouvoir de mettre son horloge politique à l’heure de l’Histoire. Une information insistante et ubuesque, pour l’instant non officielle circule : c’est au moment où le Soudan se dote d’une constitution laïque que le gouvernement algérien s’apprêterait à délivrer des diplômes pour les adeptes des Zaouias… Fabriques d’associations casse-croûtes, dopages des zaouias… Quelqu’un s’y est essayé pendant vingt ans avec un baril à 130 dollars. On connaît la suite », indique-t-il.

Ce faisant, le pouvoir en place est entrain de « scier la branche sur laquelle il est assis ». « Au lieu de saisir la perche du pacifisme tendue par un peuple qui avait toutes les raisons de crier revanche, les responsables se persuadent qu’ils peuvent encore domestiquer « l’Algérie nouvelle » par les recettes médiévales de la corruption, la répression et la censure. Rien ne peut arrêter la régression quand elle est inspirée par l’ignorance et la suffisance », lance-t-il.

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Politique

Le PAD rejette le référendum constitutionnel, appelle à une journée de mobilisation le 10 octobre

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Les forces du pacte de l’alternative démocratique, “le PAD”, qui regroupent plusieurs partis politiques de l’opposition, ont réaffirmé, lundi, leur rejet du référendum constitutionnel dont “le but principal est le sauvetage du système”. Les forces du PAD ont aussi appelé à une journée de mobilisation le 10 octobre à Alger.

“Abordant la question du référendum constitutionnel, les forces du PAD réaffirment leur position de principe de rejet de cette démarche dont le but principal est le sauvetage d’un système rejeté par les Algériennes et les Algériens qui n’ont cessé de réclamer son départ par millions plus d’une année durant”, ont écrit les forces du PAD dans un communiqué diffusé lundi sur Facebook.

“Conscient de sa fragilité extrême et de son illégitimité, le pouvoir en place est sur le point de contrôler quasiment tous les médias qu’il veut transformer en vulgaires organes de propagande pour le « OUI » au référendum plébiscite du 1er novembre prochain”, estiment-elles

Les forces du PAD ont relevé que “la nature antidémocratique du régime est non seulement préservée mais elle a aggravée le pouvoir personnel comme jamais auparavant”. Pour les partis de l’opposition, “la révision constitutionnelle octroie et concentre tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, le président de la république”.

Les forces du PAD se sont également “interrogées sur la signification du changement radical de la doctrine de défense nationale, introduite par la constitutionnalisation de la participation de l’armée nationale populaire aux guerres à l’extérieur des frontières du pays”.

“Ceci vient rappeler l’adoption de la loi sur les hydrocarbures, hypothéquant la souveraineté nationale, adoptée quelques semaines seulement avant la présidentielle du 12 décembre 2019 pour acheter le silence des grandes puissances et le lobby des multinationales du pétrole et gaz”, rappellent les forces du PAD.

“La constitution ne peut être légitime que si elle est l’émanation du peuple qui débat et choisit librement de son contenu et de la forme des institutions qu’il souhaite mettre en place pour satisfaire toutes ses aspirations dans le domaine politique, économique, social, culturel…”, estiement-elles.

Par ailleurs, le regroupement de partis politique a appelé à l’organisation d’une journée de mobilisation le 10 octobre 2019, date d’anniversaire des événements du 10 octobre 1988.

“Face aux incessantes atteintes aux libertés démocratiques et afin de contribuer au regroupement le plus large des forces attachées aux revendications de liberté et de souveraineté exprimées par la révolution du 22 février 2019, les forces du PAD décident d’appeler à l’organisation d’une journée de mobilisation unitaire pour la défense des libertés démocratiques le 10 octobre 2020 à Alger”, indique le communiqué.

En outre, les forces du PAD ont exigé que “cesse immédiatement la politique de répression tous azimuts qui frappe la jeunesse, les travailleurs, les journalistes…Elles exigent le respect effectif des libertés démocratiques dont les libertés syndicales bafouées tous les jours avec le silence complice des autorités”.

Elles ont aussi exigé “le respect effectif des libertés démocratiques dont les libertés syndicales bafouées tous les jours avec le silence complice des autorités”.









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