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Résultats du Bac: Zoubida Assoul appelle à «la démission» du ministre de l’Éducation

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Pour les nouveaux bacheliers, l’heure est désormais au choix des spécialités et aux préinscriptions universitaires. Mais, le taux de réussite au bac session juin-2022, continue d’alimenter le débat public.  Après la réaction des syndicats, des acteurs politiques s’expriment.

La présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), Zoubida Assoul, a critiqué les résultats obtenus cette année, et appelé le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, «à démissionner».

«À la lecture de ces chiffres, on voit bien que 42% des candidats et candidates ont échoué», constate l’avocate, présidente de l’UCP, dans une tribune publiée samedi sur sa page facebook. Ce taux de réussite «est même plus faible que celui de 2021» qui était de 61,17% et ce, fera-t-elle remarquer, «en dépit (du contexte, Ndlr) de la pandémie du COVID19, des mesures de confinement et de la réduction des heures, cours à distance».

«C’est énorme», assène Me Assoul qui rappelle que la moyenne d’admission «a été politiquement fixée à 9,5/20».  Et c’est pourquoi, estime-t-elle, «le ministre de l’éducation devrait démissionner». Un véritable coup de gueule d’une personnalité politique qui balaye d’un revers de la main, l’autosatisfaction d’Abdelhakim Belabed qui a qualifié d’«exceptionnelle et de réussie» la session du bac de cette année.

Ce n’est pas l’avis de la présidente de l’UCP qui pointe «une régression de 4% en 11 ans», si l’on pousse la comparaison jusqu’à 2011 où le taux de réussite était 62,27.

Il faut admettre que le taux de réussite de 58,75%, prend en compte les milliers de candidats qui ont été admis avec une moyenne de 09,5/20 à 09,99/20. Le ministère de l’Education n’a pas donné leur nombre exact.

Un chiffre que les syndicats autonomes réclament d’ailleurs. Boualem Amoura, secrétaire général du Satef (Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation), a, dans un entretien à Interlignes, appelé la tutelle à dévoiler le nombre de candidats ayant moins de 10 de moyenne. Pour lui, «le bac algérien a perdu toute crédibilité».  

Partant de son analyse, Zoubida Assoul estime que le système éducatif «a besoin, plus que jamais, d’être revu dans sa globalité». C’est-à-dire en termes de «pédagogie, ressources humaines, moyens matériels et technologies», mais surtout de «système d’évaluations et d’examens afin que l’école puisse être en phase avec les défis de ce siècle et (les) besoins de développement du pays».

Estimant que l’école est «l’avenir de la nation», la présidente de l’UCP conclut qu’elle «doit être la priorité des politiques publiques et de toute la société».

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