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Restrictions à l’import : le déficit commercial ne baisse que grâce au pétrole

De janvier à août derniers, le déficit de la balance commerciale de l’Algérie (solde de ses ventes et achats à l’étranger) a connu une baisse remarquable de près de 75%.

Inès Bara

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Il passe  ainsi de quelque 8 milliards à un peu plus de 2 milliards de dollars en l’espace de huit mois seulement, selon les derniers chiffres du commerce extérieur diffusés par les services des douanes.  Une telle évolution, s’elle constitue de fait un pas positif dans le long processus de redressement des équilibres financiers extérieurs, ne demeure pas moins conjoncturelle, car découlant essentiellement de la hausse des cours de pétrole, tandis que la facture d’importation ne baisse que très légèrement.

arsenal de restrictions

En effet, en attendant une nouvelle démarche qui devrait passer exclusivement par de simples barrières tarifaires, tout l’arsenal de restrictions mis en place ces quelques dernières années pour réduire les importations n’aura abouti  au final qu’à créer des tensions sur les marchés internes. Du système des licences à celui des suspensions  pures et dures de certaines importations, le gouvernement n’a cessé d’accumuler les échecs, laissant transparaître par la même l’absence totale d’une stratégie cohérente et de long terme pour gérer une filière aussi sensible que le commerce extérieur.

conflits commerciaux

Et c’est ainsi que les restrictions imposées en ce domaine n’ont induit en définitive que tensions sur les prix domestiques, pénuries, importations informelles, entraves  à certaines activités de production et conflits commerciaux avec les principaux partenaires du pays au sein de Union européenne (UE). Pour ce qui est de la facture à l’importation, les derniers chiffres publiés par les services des douanes montrent une nouvelle fois qu’elle ne baisse guère et qu’elle devra probablement clôturer l’année à un niveau inquiétant de plus de 45 milliards de dollars.

déficit commercial a nettement reculé

Pour les huit premiers mois de 2018 en tout cas, les statistiques douanières affichent une dépense globale à l’import de plus de 30 milliards de dollars, en baisse d’à peine 2,4% en comparaison avec la même période de l’année écoulée. Et si le déficit commercial a nettement reculé, c’est presque exclusivement grâce aux hydrocarbures qui continuent à représenter  près de 95%  des ventes algériennes à l’étranger et dont les exportations ont permis de générer entre janvier et août derniers, plus de 26 milliards de dollars de recettes, soit 4 milliards et demi de dollars de plus par rapport à la même période de l’année passée.

fruit de la hausse

Un «exploit» à mettre bien entendu à l’actif de la seule conjoncture pétrolière, dès lors que l’amélioration des revenus du pays à l’exportation n’est que le fruit de la hausse des cours du pétrole, le baril de Brent ayant atteint en moyenne un prix de plus de 71 dollars entre janvier et août 2018, contre 51 dollars  une année plus tôt.

 

 

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