Suivez-nous

Politique

Résolution du parlement européen: Mohcine Belabbas répond au ministère des Affaires Etrangères

Yasmine Marouf-Araibi

Publié

le

Le président du parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a répondu ce dimanche au communiqué du ministère des Affaires Etrangères qui condamne la résolution adoptée par le parlement européen sur les droit de l’Homme en Algérie, la qualifiant de contenu “outrancier”.

“Outrance dites-vous. Comment peut-on alors qualifier la condamnation du journaliste Khaled Drareni à deux années de prison ferme ? Comment peut-on qualifier le maintien sous mandat de dépôt de plusieurs détenus d’opinions, à l’instar de Rachid Nekkaz, depuis plus d’une année et le refus de programmer leur procès ? Comment qualifier la fermeture hermétique des médias au débat pluriel et le refus de donner des autorisations, y compris, pour les réunions des organes de direction des partis politiques ?”, a répondu ce dimanche le chef de parti sur ses comptes virtuels.

Et d’ajouter: “… La liste est longue.Le problème est plutôt dans le silence du parlement algérien depuis près de deux ans sur les violations des lois et les atteintes répétées aux droits et aux libertés. Plus grave, il vote des lois liberticides qui viennent au secours de la répression judiciaire. Il est aussi dans l’absence, ne serait-ce, que d’un débat parlementaire tout au long d’une révolution qui marquera à jamais l’Histoire et la mémoire”.

“A la décharge des rédacteurs du communiqué du ministère des affaires étrangères, l’utilisation du terme outrance renvoie à la reconnaissance de ces atteintes (elles ne sont qu’exagérées)”, a conclu Mohcine Belabbes.

Le parlement européen a adopté jeudi 26 novembre une résolution “d’urgence” sur la situation des droits de l’Homme en Algérie. A l’issue d’une séance de débat, les euro-députés ont appelé les autorités algériennes à libérer “sans conditions” les détenus d’opinion et politiques en Algérie.

Une revendication qui a été mal digérée en Algérie notamment par certains partis politiques dont le Front de libration nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) qui ont accusé le parlement européen d’ingérence étrangère.

Emboitant le pas à ces partis politiques, le ministère des Affaires Etrangères a réagi samedi à la résolution en considérant que son “contenu outrancier se résume à un chapelet d’injures et d’avanies à l’endroit du peuple algérien”.

Via communiqué, le ministère des Affaires Etrangères a condamné “avec force” cette résolution “qui ne peut avoir pour conséquence que de porter atteinte aux relations de l’Algérie avec ses partenaires européens”.



Lire la suite
Publicité
Commentaires
INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR