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Refusant de partir : Bensalah veut une transition contrôlée

Melissa NAIT ALI

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Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah réaffirme son intention de rester à la tête de l’Etat jusqu’à l’élection d’un nouveau président. Il se réfère, pour cela, à la « fatwa » du conseil constitutionnel qui l’autorise à relancer le processus électoral, après l’échec du rendez-vous du 4 juillet prochain.

 

Mais contrairement aux attentes, il proroge son mandat sans pour autant convoquer le corps électoral en vue d’organiser un scrutin présidentiel dans un délai de trois mois conformément à la constitution.

Echaudé par ses deux revers successifs- fiasco de la conférence national pour l’installation de l’instance de gestion des élections et absence de candidats au scrutin du 4 juillet prochain-, Abdelkader Bensalah et le pouvoir semblent avoir accepté, enfin, d’aller vers une solution politique. Une transition contrôlée.

En effet, dans son discours à la Nation prononcé aujourd’hui, Abdelkader Bensalah, toute en refusant de partir comme l’exige le mouvement populaire, appelle à un dialogue inclusif en vue de préparer les conditions nécessaires pour aller vers une élection présidentielle transparente.

Son invitation est adressée à tous les acteurs de la scène nationale. « La classe politique, la société civile et les personnalités patriotique nationales, jalouses du devenir de l’Algérie, sont appelés à opter pour la voie du dialogue inclusif en vue de poser les jalons du processus de concertation que l’Etat s’emploiera à organiser dans les meilleurs délais, à débattre de toutes les préoccupations portant sur la prochaine échéance présidentielle, et partant, tracer une feuille de route devant aider à l’organisation du scrutin dans un climat d’entente et de sérénité », explique-t-il.

« L’Etat organisera le dialogue »

Le fait nouveau dans ce discours est que Bensalah ne se propose pas comme l’organisateur de ce dialogue. C’est l’Etat, dit-il, qui organisera ce processus dans le but de « préparer une feuille de route » visant à aller vers « l’organisation d’une présidentielle libre et transparente en vue d’élire un président légitime, seul habilité à entreprendre les réformes qui s’imposent ».

Qui chapeautera ce dialogue ? Le chef de l’Etat ne dit rien de plus. Mais il est certain que les tenants du pouvoir ne veulent pas confier « la transition à des personnalités indépendantes acceptées par tous, comme l’ont suggéré plusieurs acteurs de la scène nationale.

« Cette nouvelle étape est incontestablement une opportunité précieuse pour restaurer la confiance et mobiliser les forces patriotiques nationales en vue de construire le consensus le plus large possible autour de l’ensemble des questions en rapport avec les aspects législatif, réglementaire et organisationnel de cette élection, et sur les mécanismes de son contrôle et sa supervision », estime Abdelkader Bensalah. Quelle sera la réponse de la rue et de la classe politique nationale à cette nouvelle offre ?

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