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Politique

RCD : “Toute tentative de replâtrage ne peut être viable et durable”

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Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) appelle à tirer les conclusions de la grande mobilisation d’hier 22 février. Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, le parti que préside Mohcine Belabbas appelle indirectement au report de l’élection des élections et l’ouverture d’un dialogue en vue d’aller vers une période de transition.   

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) affirme que le redressement national ne peut se faire “avec des réformettes ridicules”. Dans un communiqué rendu public aujourd’hui à l’issue des travaux du conseil national du parti, la formation que préside Mohcine Belabbas estime également que, vu l’Etat du pays, toute “tentative de replâtrage, pour maintenir le système en place, ne peut être viable et durable ».

“Au mieux, elle ne servirait qu’à différer, encore une fois, nos problèmes qui prennent racine dans la confiscation de la souveraineté du peuple », lit-on dans le document. Pour le RCD, « tout dialogue parcellaire n’est que l’expression d’une volonté de contourner la seule voie salvatrice, le rétablissement du peuple algérien dans ses droits d’édifier des institutions qu’il aura choisi librement ».

“C’est la revendication centrale portée par le soulèvement populaire et défendue depuis longtemps par les organisations et les partis politiques progressistes”, ajoute-t-on.

Rappelant les exigences du peuple algérien et le courage des détenus d’opinion injustement jetés en prison pour avoir exigé à vivre dans un Etat libre et démocratique, le RCD “exige la réhabilitation morale et symbolique de tous les détenus et leur indemnisation pour les torts qu’ils ont subis”.

Ce faisant, les membres du conseil national du RCD considèrent que « l’heure est à la mobilisation pour construire et renforcer l’unité autour de l’alternative démocratique ». « Il (le parti, Ndlr) est pleinement engagé pour la réussite des assises de la démocratie, projetée par le PAD pour le 25 janvier 2020 », indique-t-on dans le même document.

Dans ce sens, le RCD appelle l’ensemble des organisations démocratiques, les collectifs citoyens et les militants de la démocratie à faire de ce moment une rampe de lancement pour une conférence nationale qui mobilise le plus largement possible autour d’une transition démocratique qui fixe les instruments et les mécanismes d’un processus constituant et qui redonne la parole au peuple algérien. « C’est la condition d’un nouveau départ pour construire ensemble une Algérie de développement et de progrès », souligne la même source.

Abordant la crise libyenne, la formation de Mohcine Belabbas dénonce « la faillite diplomatique de la gouvernance algérienne, fruit de l’absence de projet et d’ambition pour le pays durant le règne du président déchu ».

“Cet état de fait a conduit l’Algérie à camper dans un rôle secondaire, dans ce conflit, dans un pays avec lequel nous partageons pourtant une frontière de prés de 1 000 km et une histoire multi-millénaire. La célébration de Yenneyar en référence à Chachnaq, pharaon égyptien d’origine amazighe issu d’une tribu libyenne n’est pas un fait anecdotique. Cette autre facette de ce qui consolide les liens entre les états nord-africains ne semble pas intéresser le pouvoir de fait, mais cela est une autre histoire”, souligne le communiqué.

Politique

Corruption : Report du jugement d’Abdelghani Hamel et Noureddine Berrachdi au 3 mai

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© DR | L'ancien DGSN Abdelghani Hamel

Le tribunal de Blida a décidé, jeudi, le report au 3 mai prochain, pour la 3ème fois consécutive, du jugement dans l’affaire impliquant Abdelghani Hamel, ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), et Noureddine Berrachdi, ancien chef de Sûreté de la wilaya d’Alger, avec la proposition d’un procès à distance.

Le juge près le tribunal de Blida a annoncé le report du procès au 3 mai prochain, pour proposer un jugement à distance des deux accusés (en détention), avec leur accord, et ce en raison de la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19).

A noter l’absence des accusés à cette audience, au même titre que des témoins, en application de l’instruction du ministère de la justice, dictée par la conjoncture difficile traversée par le pays. Seuls étaient présents, les juges de l‘audience et le collectif de défense des accusés, qui n’a émis aucune observation concernant cette décision de report et la proposition d’un procès à distancé.

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République portant sur la prise de mesures préventives pour lutter contre la propagation du Covid-19, le ministre de la Justice et Garde des sceaux a décidé, à partir du 16 mars dernier, de suspendre les audiences du tribunal criminel, en première instance et en appel, ainsi que les audiences correctionnelles, à tous les niveaux à l’exception de celles déjà engagées.

Le public ne sera pas autorisé à assister aux procès qui se dérouleront désormais, à distance, dans la mesure du possible, au moment où il a été, aussi, décidé la suspension de la sortie des détenus des prisons à la demande du juge d’instruction, sauf en cas de nécessité absolue liée à la détention provisoire, ainsi que la rationalisation du recours à la citation directe par les procureurs de la République.

A noter que les deux accusés Abdelghani Hamel et Noureddine Berrachdi, sont poursuivis pour “abus de fonction pour l’obtention d’indus privilèges à caractère professionnel en vue de la préservation du poste de Directeur générale de la Sûreté nationale (DGSN) ou d’un poste supérieur en vertu de l’article 33 de la loi relative à la prévention et la lutte contre la corruption”.

Ce même procès avait été reporté lors de l’audience du 19 mars à la demande du collectif de défense des accusés, qui avait invoqué l’absence de tous les témoins, à leur tête l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh (détenu actuellement), en raison de son état de santé nécessitant une intervention chirurgicale, selon une attestation médicale présentée au tribunal, outre la “non réunion des conditions d’un procès public, à cause de la situation sanitaire traversée par le pays”.

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Politique

Tribunal de Sidi M’hamed : Le procureur fait appel du verdict de Fersaoui

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Président du RAJ Abdelouahab Fersaoui

Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a fait appel du verdict prononcé dans l’affaire d’Abdelouahab Fersaoui, a annoncé ce jeudi le comité national pour la libération des détenus (CNLD)

Le président de l’association rassemblement action jeunesse été condamné lundi 06 avril, par le tribunal de Sidi M’hamed, à une année de prison ferme pour “atteinte à l’intégrité du territoire national” et ’“incitation à la violence”.

Le procureur de la République près le même tribunal avait requis deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 100.000 DA.

Rappelons par ailleurs que le président du RAJ a été placé sous mandat de dépôt en octobre 2019. Sa détention a fait l’objet d’une première prolongation après expiration des délais légaux le 10 février dernier.

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Opinion

Crise Libyenne : La candidature de Lamamra au poste d’émissaire de l’ONU dérange Washington

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Ramtane Lamamra

Les Etats-unis se sont opposés à la nomination de Ramtane Lamamra au poste d’envoyé spéciale de l’ONU en Libye, a annoncé le site d’information américain, The Hill.

Il y a un mois l’ancien chef de la diplomatie algérienne semblait être le profil adéquat pour remplacer l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé qui a démissionné le 02 mars dernier.

Aujourd’hui, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gueterres, est à la recherche de nouveaux profils pour assurer cette mission. Ce retournement de situation a eu lieu après l’opposition de la Maison-Blanche à la candidature de Ramtane Lamamra.

En effet, selon le site d’information américain The Hill., parmi les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU, Les USA étaient les seuls à s’opposer à la candidature de Lamamra, pourtant recommandé par plusieurs spécialistes pour son expérience dans les conflits africains.  

D’après la même source l’opposition de la Maison-Blanche a été motivée par les doléances des Emirats arabes unis et de l’Egypte qui épaulent le maréchal Khalifa Haftar dans son opposition contre le gouvernement d’union nationale (GNA).

En fonction depuis juin 2017, l’émissaire de l’ONU en Libye, le Libanais Ghassan Salamé, a démissionné le 2 mars pour des « raisons de santé ». Le 11 mars le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé la désignation de l’Américaine Stephanie Turco Williams pour assurer l’intérim « jusqu’à la nomination d’un successeur à Ghassan Salamé ».



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