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Politique

RCD : “les dirigeants continuent de s’ingénier à trouver les moyens pour venir à bout de la mobilisation citoyenne”

Yasmine Marouf-Araibi

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Le parti le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) reproche aux dirigeants de vouloir, à l’heure du coronavirus, continuer de s’ingénier à trouver “les artifices et moyens” pour “venir à bout de la mobilisation citoyenne”.

En effet, le parti reproche aux autorités de “renvoyer les procès des détenus d’opinion, maintenus de fait, en détention provisoire” et de distribuer “des mandats de dépôt à des activistes encore en liberté” alors que “les instances internationales ont appelé solennellement les États à procéder à l’allégement de la population carcérale” en raison des contraintes liées à la pandémie de coronavirus.

“Pendant ce temps, de nouvelles dispositions liberticides sont introduites pour pourchasser les citoyens, notamment, les militants qui oseraient la moindre critique contre l’arbitraire”, s’est exprimé le parti dans un communiqué diffusé sur Facebook, visant la loi relative à la lutte contre la discrimination et le discours de haine ainsi que la Loi modifiant et complétant le Code pénal adoptées en avril dernier.

Pour le RCD, “la normalisation de la presse privée ne se fait plus seulement par l’intermédiaire de la manne financière de l’ANEP. La main de l’étranger et l’atteinte à l’unité nationale comme celle de l’atteinte au moral d’une institution sont brandies sous différents fallacieux prétextes”, s’est insurgé le parti en ajoutant que “la volonté d’instaurer un climat d’autocensure est manifeste”.

“Ceux qui accordaient un peu de crédit aux décideurs du système dans l’existence d’une quelconque volonté de démocratisation de la vie publique vérifient à leurs dépends que le pouvoir n’est mu que par le contrôle de la société”, peut-on lire sur le communiqué du RCD.

Et d’ajouter: “à l’heure du coronavirus, les dirigeants de faits continuent de s’ingénier à trouver les artifices et autres moyens pour venir à bout d’une mobilisation citoyenne qui durant une année a su redonner espoir, libérer des énergies et remobiliser les citoyens”.

En outre, le parti estime que “pour faire face au problème de manque de ressources financières à cause, essentiellement, de la chute drastique du cours des hydrocarbures, on divise par deux les dépenses de fonctionnement”.

“Dans quels secteurs ces coupes budgétaires seront-elles opérées au moment où les dépenses de santé, des collectivités locales et de solidarité en direction de millions de précarisés sont appelées à augmenter?”, s’est demandé le parti.

Dans ce sens, le RCD s’est également opposé à la décision du gouvernement de “mettre fin purement et simplement à l’année scolaire et universitaire” au lieu de “rechercher des solutions moins expéditives pour sauvegarder l’intérêt des élèves et des étudiants ainsi que du fonctionnement futur du secteur”. Pour lui, “cette décision ne peut s’expliquer sans prendre en compte l’attrait du gain financier immédiat qu’elle constitue”.

Il cite également la volonté de l’entreprise nationale, Sonatrach, de réduire des d’effectifs dans certaines de ses filiales. Une réduction qui pourrait «atteindre le licenciement de 5200 agents pour 2020″, selon une note de l’entreprise citée dans le communiqué.

“Plus que jamais, tout est tourné vers l’urgence dans une irresponsabilité politique totale dont les conséquences sont déjà funestes”, regrette le parti qui estime que le régime “prépare une véritable explosion sociale comme alternative au mouvement pacifique de Février”.

“Ce n’est pas la ridicule révision du SNMG qui pourra convaincre les millions de citoyens jetés dans le chômage et la précarité de faire confiance à un pouvoir préoccupé par sa seule survie”, souligne le communiqué du RCD.

Et d’ajouter : “à tout cela s’ajoute l’instauration d’un climat de règlement de comptes factionnels pour le contrôle des appareils de répression politique et sociale. C’est dans cette atmosphère, pour le moins surréaliste, que les parrains du système publient les triturations qu’ils comptent introduire dans la constitution pour tenter de sauver le système en place”.

Enfin, le RCD “condamne l’autoritarisme et le mépris des tenants du pouvoir envers les populations. Il ne saurait s’inscrire dans une démarche qui tourne le dos à la souveraineté du peuple et à son droit inaliénable de refonder son Etat et de se donner les institutions de son choix.”



 

Politique

Education nationale: le calendrier des examens dévoilé

Yasmine Marouf-Araibi

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Le ministère de l’Education nationale a dévoilé jeudi le calendrier des examens trimestriels pour l’année scolaire 2020-2021. Les élèves ne seront testés que deux fois au lieu de trois étant donné “le caractère exceptionnel” de cette année.

En effet, via un document rendu public jeudi, le ministère a expliqué qu’étant donné “le caractère exceptionnel de l’année scolaire 2020/2021, et afin d’optimiser le temps pédagogique dans la mise en œuvre du cursus pour les trois cycles d’enseignement, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de n’organiser que deux périodes d’évaluation pédagogique au cours de cette année scolaire”.

Ainsi, les examens du premier trimestre concernant le cycle primaire débuteront le 28 février et prendront fin le 04 mars sauf pour les élèves de première année qui ne passeront que les examens du deuxième trimestre, et ce, à compter du 13er juin. Les examens du deuxième trimestre, eux, débuteront le 1er juin, pour les élèves de deuxième, troisième, quatrième et cinquième année primaire.

Concernant le cycle moyen, la première période d’examen aura lieu du 28 février au 4 mars pour les quatre années, tandis que la seconde période a été programmée à compter du 13 juin pour les trois premières années et pour le 7, 8 et 9 juin 2021 pour la quatrième année.

S’agissant du cycle secondaire, les examens du premier trimestre ont été programmés à la même période des deux autres cycles à savoir du 28 février au 04 mars. La période des épreuves du deuxième trimestre a elle été fixée pour les classes de 1 et 2 année secondaire du 13 au 17 juin 2021.

Pour rappel, la rentrée scolaire pour les élèves du primaire a eu lieu le mercredi 21 octobre après une absence de sept mois. Aussi fermés depuis le 12 mars dernier, les établissements du cycle moyen et secondaire rouvriront leurs portes aux élèves le 4 novembre prochain.


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Politique

Sid Ali Khaldi : « celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays »

Bouzid ICHALALENE

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Le ministre la Jeunesse et des Sports Sid Ali Khaldi
© DR | Le ministre la Jeunesse et des Sports Sid Ali Khaldi

Le ministre de la jeunesse et des sports, Sid Ali Khaldi, a tenu ce jeudi 22 octobre des propos “inacceptables”. La déclaration de ce ministre partisan de “la nouvelle Algérie” nous rappelle la fameuse déclaration de Amara Benyounes, « Inâal bou eli mayhebnach » (maudit celui qui ne nous aime pas) à la salle Atlas à Alger la veille de l’élection présidentielle remportée par Abdelaziz Bouteflika en 2014.

Pourtant aujourd’hui, le premier ministre Abdelaziz Djerad a tenté d’intervenir en pompier pour mettre fin à la polémique suscitée hier, 21 octobre, par le wali d’Oran face à une enseignante qui se plaignait du manque de moyens dans son école. À peine la flamme de colère de cette “première affaire” éteinte, c’est le ministre de la jeunesse et des sports qui s’est lancé dans un sport classique : l’excès de zèle.

En pleine campagne pour la promotion de la nouvelle constitution, il déclare que « Nous allons construire un Etat conforme à la déclaration du 1er novembre, un Etat démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam. Pour la première fois depuis l’indépendance, nous avons constitutionnalisé la déclaration du 1er novembre et celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays ».

Dans un tweet en réaction “aux pratiques anciennes”, Djerrad dit refuser “catégoriquement” qu’on porte atteinte aux professeurs “car ces derniers défendent l’avenir de nos enfants“. Abdelaziz Djerad a transmis également ses salutations et remerciements à l’enseignante Mme Sidia Merabet de l’école Ben Zarjeb de la ville d’Oran.

Les militants du Hirak, interprètent cette déclaration comme “une énième provocation” pour la révolution du sourire, car pour eux, “l’actuel gouvernement est entrain de punir et d’emprisonner ceux qui ont vraiment milité pour l’Algérie nouvelle” écrit un militant sur son compte Facebook.

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Politique

Elle a dénoncé l’état de l’école: Djerad épaule l’enseignante d’Oran et s’engage à y remédier

Feriel Bouaziz

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© DR | Le Premier ministre Abdelaziz Djerad

Le Premier Ministre Abdelaziz Djerad, à réagi ce jeudi 22 octobre à la polémique qui a opposé une enseignante d’école primaire au Wali d’Oran mercredi au jour de la rentrée scolaire 2020-2021.

En effet, via un tweet, le Premier Ministre a dit refuser “catégoriquement” qu’on porte atteinte aux professeurs “car ces derniers défendent l’avenir de nos enfants“. Abdelaziz Djerad a transmis également ses salutations et remerciements à l’enseignante Mme Sidia Merabet de l’école Ben Zarjeb de la ville d’Oran, car elle a mis à découvert les pratiques “anciennes”.

Le Ministre promet ainsi d’y remédier en octroyant des équipements nouveaux aux écoles et ce à l’échelle nationale.

Pour rappel, la scène entre l’enseignante et le wali s’est déroulée à l’intérieur d’une école primaire située à Oran le premier jour de la rentrée des classes. Le Wali, s’est rendu la-bas pour la circonstance. Lors d’une discussion avec le personnel, une enseignante l’a interpellé sur l’état des lieux déplorant les conditions de travail “catastrophiques” et le manque de commodités dont est victime l’établissement.

“C’est une catastrophe. Un parent d’élève a dépensé 25,000 DA pour déboucher les toilettes et remplir la citerne d’eau. Quand nous parlons on nous répond qu’ils peuvent rien nous faire et qu’il n y a pas de budget”, a-t-elle dénoncé au wali.

Elle rajoute qu’il y a “le problème des tables. Elles datent de l’époque coloniale”, a-t-elle dénoncé.
Se sentant dans une situation incommode, le responsable a mis au défi de les lui montrer lesdites tables. À l’intérieur d’une des salles de classe, les présents ont constaté que l’enseignante n’avait en aucun cas amplifier la situation. Preuve à l’appui, celle-ci montre une table qui était dans un état déplorable. “Et encore, je vous montre la meilleure table”, s’est-t-elle insurgée.

Une comparaison que le wali n’a guère apprécié puisqu’il est sorti le champ, ne laissant même pas son interlocutrice conclure sa phrase.

Suite à cela, l’altercation fait le tour du Web, les internautes ont réagi massivement dénonçant un comportement inacceptable du wali. Ils ont également apporté leur soutien et solidarité a l’enseignante qui pour eux a subi une “humiliation”.

En réponse aux campagnes de dénonciation , les services de la wilaya ont rétorqué dans un communiqué rendu public, et ont justifié que “monsieur le wali , qui a suivi avec grand intérêt la présentation du professeur, a été contraint – sur cette description – de préciser en tant que représentant de l’État qu’il s’agit d’une description inappropriée et qu’elle ne reflète – ni la réalité ni les efforts consentis par l’État algérien depuis l’indépendance dans tous les secteurs, et en premier lieu le secteur de l’éducation nationale”.

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