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Société

Rassemblement devant le tribunal Sidi M’Hamed (Alger) : « pas de chantage avec les otages »

La mobilisation contre les arrestations arbitraires des manifestants et militants politiques se poursuit. Des dizaines de personnes se sont rassemblées, ce dimanche, devant le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, pour exiger la libération immédiate et sans conditions des détenus incarcérés.

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© DR | Rassemblement devant le tribunal Sidi M'hammed en soutien aux militants arrêtés durant les manifestations
© DR | Rassemblement devant le tribunal Sidi M'hammed en soutien aux militants arrêtés durant les manifestations

« Libérez les otages (détenus d’opinion) », « libérez la justice », « pas de chantage avec les otages », ont scandé les manifestants et familles de détenus venus exprimer leur soutien aux jeunes arrêtés. Les protestataires ont également entonné des chants hostiles au chef d’état-major de l’armée.

« Le juge de la Cour de Mostaganem avait ordonné la libération de Aissi, celui de Tlemcen avait fait de même avec les manifestants Benhabib Madjid et Sayah Aissam. Tous ces détenus sont poursuivis pour les même chefs d’inculpation. Mais les juges du tribunal de Sidi M’hamed continent de placer sous mandat de dépôt des jeunes innocents dont le seul tort est d’avoir revendiqué leur droit, celui de voir une Algérie démocratique où toutes les libertés seront respectées », lance un des manifestants devant dudit tribunal.

Les manifestants ont également réitéré, lors de ce rassemblement, leur rejet de l’élection présidentielle qui aura lieu le 12 décembre prochain. « On ne votera pas avec les anciennes figures du système qui refusent de partir. C’est ce même pouvoir que nous réclamons le départ depuis le 22 février qui organise la présidentielle et nous demande de voter. Il veut juste se refaire une nouvelle légitimité », tranche un autre manifestant.

Le pouvoir qui ne lésine pas sur les moyens pour se régénérer, n’a pas hésité à renouer avec les anciennes pratiques pour essouffler le mouvement de protestation et imposer sa feuille de route que le peuple rejette catégoriquement. Arrestations, menaces et manœuvres florentines, la contre-évolution ne cesse de calomnier. Mais les Algériens ont clairement manifester leur détermination à aller jusqu’au bout de leur engagement pour instaurer un Etat démocratique.

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Vague d’interpellations à Alger

Plusieurs manifestants ont été interpellés ce mercredi 11 décembre dans le centre de la Capitale lors de la manifestation contre la présidentielle.

Bouzid ICHALALENE

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© INTERLIGNES l interpellation à Alger lors de la manifestation contre la présidentielle

Les manifestants rassemblées à la rue Didouche Mourad pas loin de la Grande Poste, ont été réprimés par un impressionnant dispositif policier déployé dès cette matinée.

Les manifestants ont scandé des slogans hostiles à la présidentielle prévue pour demain. « Makache el vote (pas de vote) », et « pas de vote avec la bande ».

Pour le moment, les manifestants résistent et maintiennent leur rassemblement en scandant « djazair Houra Democratia (Algerie libre et démocratique).

Les protestataires continuent à affluer vers le centre de la capitale avec des cartons rouges dans les mains sur lesquels est marqué « pas de vote ».

La répression a vite rattrapé les manifestants lors de la marche anti-élection à Alger. Le passage en force des forces anti-émeute -qui n’ont pas lésé sur les moyens pour réprimer la marche-, a fait quelques blessés parmi les protestataires qui ont été pris en charge par les secouristes présents sur les lieux. Au moins deux manifestants ont été évacués à l’hôpital.

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Société

Marche des avocats à Bejaïa pour dénoncer les arrestations et les procès visant les activistes

Une marche des avocats a été organisée, aujourd’hui 05 décembre, dans la ville de Bejaïa pour dénoncer les arrestations et les poursuites judiciaires dont sont victimes les activistes et manifestants pacifique.

Achour Nait Tahar

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© DR | Marche des avocats à Bejaïa.

Initiée par l’ordre régional des avocats de Bejaïa, pour soutenir les militants du Hirak qui font face à la répression depuis le début de la révolution du sourire, les robes noires revendiquent l’instauration d’une courte période de transition et une justice indépendante.   

Les avocats ont battu le pavé vêtus de leurs toges, portants des pancartes sur lesquelles on peut lire « Avocats aux cotés du peuple », « pour un état civil », « justice indépendante », « libérez les détenus d’opinion », « pour une justice indépendante et un juge libéré », « pour une Algérie une et indivisible ».

Tout au long de la marche, les avocats ont scandé des slogans pour l’indépendance de la  justice «aâdala houra moutaqila », « libérez les détenus », « djazayer houra démokratia » (Algérie libre et démocratique). Ils ont également exprimé leur rejet de l’élection présidentielle en entonnant haut et fort « makach intikhabat m3a el issabat (pas de vote avec la bande)  » , « ulac lvot ulac (il n’y aura pas de vote)  » .

Arrivé à la place Said Mekbel, une prise de parole a été organisée sur place. Khatri Salem, le bâtonnier de Bejaïa a prononcé une courte allocution dans laquelle il a rappelé les luttes menées par les aînés pour l’indépendance de l’Algérie, en citant les exemples de Ali Boumendjel et Youcef Ben Abid, avocats qui ont tout abandonné pour rejoindre les rangs du maquis. Le bâtonnier a évoqué également les actions que l’ordre des avocats prévoit d’organiser, entre autres la marche programmée pour le 10 décembre à l’occasion de la journée mondiale des droits de l’Homme.

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Société

Temps d’Algérie : le collectif des journalistes alerte contre la mise à mort du groupe

Le collectif des journalistes du quotidien Le Temps d’Algérie alerte sur la situation de blocage qui risque d’emporter tout le groupe Média Temps Nouveaux. En grève depuis plusieurs jours pour dénoncer les décisions arbitraires de la direction du groupe qui a décidé de suspendre plusieurs journalistes, le collectif interpelle les autorités pour intervenir en vue de mettre fin à cette situation.

Melissa NAIT ALI

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© DR | Rassemblement des journalistes devant le siège du groupe "Média Temps Nouveaux" à Alger

« Nous, collectif du quotidien Le Temps d’Algérie, pilier et pionnier du Groupe Media Temps Nouveaux, dénonçons la situation de blocage dans laquelle se trouve notre journal depuis le 19 novembre écoulé. Le Temps d’Algérie est absent des kiosques depuis quatre jours, en raison de la suspension arbitraire de son Rédacteur en chef, Saïd Mekla, et deux de ses journalistes, Fella Hamici et Aïssa Moussi », précise le collectif dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

Selon la même source, « la Direction ne s’est guère manifestée abandonnant la rédaction à son triste sort ». « Devant cette situation intenable et préjudiciable au Groupe, nous exigeons la levée de suspension sans condition de tous nos collègues du Groupe pour la reprise du travail. Par ailleurs, nous appelons qui de droit à intervenir le plus tôt possible pour trouver une solution à cette crise qui risque d’emporter dans son sillage tout le Groupe et ses centaines d’employés déjà fortement pénalisés par la non régularisation de quatre mois de salaire », précise-t-on, dans ce document signé par 11 journalistes.

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