RAJ: « Le pouvoir doit cesser ses fuites en avant »

Crédit photo: DR. Abdelouahab Fersaoui, président de l'association RAJ

Le président du l’association RAJ-Algérie a estimé, dimanche, que « L’annulation des élections présidentielles du 04 juillet prochain sera une autre victoire du mouvement polaire qui s’ajoute à celle de renoncement de Bouteflika au 5ème mandat, puis à la prolongation du 4ème suivi par le pousser à la démission, sans oublier celle de l’annulation des élections du 18 avril passée ».

 

Pour Abdelouahab Fersaoui, président de RAJ, « cela démontre l’engagement et la détermination des algériennes et des algériens à aller jusqu’au bout de leur révolution pacifique vers le changement démocratique », écrit-il dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

Et d’ajouter; « Ça reflète aussi le degré d’éveil citoyen et de maturité politique chez les algériens-es qui ont pu maintenir la mobilisation pacifique au niveau national sans qu’il ait débordement vers la violence malgré les différentes tentatives du pouvoir pour étouffer, diviser et casser le mouvement ».

« Le peuple algérien ne va pas céder, il va continuer sa mobilisation pacifique, il est conscient des enjeux et il inscrit son combat dans la durée, donc la balle est dans le camp du pouvoir réel incarnée aujourd’hui par l’état-major de l’armée, à sa tête le général Gaid Salah », insiste Abdelouahab Fersaoui.

Période de transition exigée

Évoquant l’élection présidentielle que le pouvoir se targue de dire qu’elle constitue la seule solution pour sortir de la crise actuelle, RAJ estime que « La soi-disant solution constitutionnelle est de nouveau tombée à l’eau, le pouvoir doit cesser ses fuites en avant » affirmant le pouvoir « n’a pas d’autres chois que d’aller vers une période de transition avec ses propres institutions indépendamment du cadre constitutionnelle et des symboles du système. RAJ prône un dialogue « sérieux et franc »avec les forces de la société « pour donner un contenu à cette période de transition »

RAJ appelle toutes les forces de la société, en l’occurrence, les associations, les syndicats et la classe politique afin de « conjuguer leur efforts et travailler ensemble pour réussir la période de transition et aller vers un nouveau système démocratique qui garantirait aux algériennes et aux algériens la possibilité de vivre ensemble dans le respect de la différence, dans la dignité et en liberté ». « Nous vivons des moments historiques, c’est une opportunité à ne pas rater pour nous et pour les générations future », conclut le président de l’association.

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