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Qui cherche à allumer la mèche à Alger?

Bouzid ICHALALENE

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Au 8e vendredi de manifestations consécutives, la mobilisation dans toutes les villes du pays était comme chaque semaine au rendez-vous. Le nombre de manifestants enregistrés aujourd’hui battra certainement tous les records des vendredis derniers. Mais, à la fin des manifestations à Alger, un groupe de “délinquants” a tenté de casser le caractère pacifique. Ils ont ont réussi en fin de journée à verser dans la violence malgré les efforts de plusieurs manifestants qui ont essayé de calmer les esprits.

 

Pour la seconde fois, des manifestants venus de plusieurs wilayas du pays ont passé la nuit devant la grande poste pour éviter les blocages de circulation prévus par la gendarmerie nationale sur les tous les axes routiers menant à la capitale. Dès 11H en matinée et malgré les routes fermées, des dizaines de milliers de manifestants sillonnaient les rues de la capitale. La différence avec les jours de manifestations précédents était remarquable.

Tous les moyens sont bons pour faire passer le message du “rejet” du  système en place. Des pancartes, des scènes artistiques et même des personnages à l’effigie des hommes politiques, tels Bedoui et Bensalah, ont été fabriqués pour produire des scènes humoristiques.

Crédit photo: Interlignes MEDIA | Un manifestant avec les couleurs du drapeau national met en scène une pendaison

Vers 14 heures, le centre de la capitale est plein de manifestants. Il est même difficile de se déplacer. Mais quelques minutes après 14H, un énorme dispositif policier descend de la rue Didouche Mourad pour tenter de libérer la place Maurice Audin déjà pleine à craquer. Le dispositif composé de camions pleins de policiers en casques bleus, des camions à canon à eau et un “chasse neige”, tente de forcer l’attroupement des manifestants et de se frayer un passage, en lançant de l’eau. En toute réponse,  les manifestants s’assoient faisant face à ce dispositif et refusent de bouger en chantant “Khawa Khawa” et “Silmiya Silmiya”.

N’ayant pas le choix, le dispositif descend par la rue Mustapha Feroukhi et laisse la manifestation se dérouler dans le calme. À la place Maurice Audin, un groupe de “manifestants” insiste et veut à tout prix forcer le dispositif déployé au début du boulevard Mohamed 5. Vers 16H, les policiers qui composent ce cordon sont obligés de lancer des gaz Lacrymogènes afin de repousser ce groupe qui tente durant toute la manifestation de forcer ce le passage.

Crédit photo: Interlignes MEDIA | Manifestation 12 avril 2019 à Alger

C’est à ce moment précis que la situation dégénère et qu’une partie de la manifestation se transforme en émeute, menée par ce groupes de “délinquants” qui sortent aussitôt des coteaux, cassent des voitures et pillent tout ce qui se trouve devant eux. Notre journaliste, sur place, a été victime d’une agression commise sur sa personne par un groupe de “délinquants” qui ont tenté de lui voler son appareil photo. Il a fallu l’intervention de policiers pour l’extraire des mains de ce groupe qui était déterminé à lui prendre son appareil photo sous prétexte qu’il aurait filmé les manifestants qui jetaient des pierres.

Pendant ce temps, les manifestants continuent leur protestation à la rue Didouche Mourad dans le calme. Couverts de drapeaux, des pancartes à la main les manifestants continuent à chanter et à revendiquer le départ de tout le système politique.

La violence atteint très rapidement la grande poste et l’avenue Pasteur. Les URS appuyées par l’unité du Groupement des opérations spéciales de la police (GOSP) et la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) chassent ces délinquants qui refusent de se calmer malgré les tentatives de plusieurs dizaines de manifestants qui ont appelé ces derniers au calme.

Crédit photo: Interlignes MEDIA | Manifestation 12 avril 2019 à Alger

Selon des sources sécuritaires, plusieurs agressions au coteau ont été enregistrées dans le centre. Le communiqué de la DGSN évoque “83 policiers blessés et 180 arrestations”. Selon des sources médicales, des centaines de “délinquants” ont aussi été blessés et ont bénéficié de soins à l’hôpital Mustapha Pacha. Plusieurs délinquants ont été aussi tabassés d’une marnière brutale par les agents de la police dès leur arrestation.

Ces délinquants ont réussi à passer à l’action et tentent chaque vendredi de nuire au caractère pacifique de la manifestation, qui se déroule dans le calme sans leurs tentatives de forcer les cordons sécuritaires. La Direction Générale de la Sureté nationale a annoncé dans un communiqué rendu public au mois de Mars qu’elle procéderait à des interrogatoires approfondis sur les délinquants arrêtés lors des émeutes qui ont eu devant l’hôtel El Djazair (Ex Salnt George). Mais plus d’un mois après, aucune information n’a filtré à ce sujet.

Crédit photo: Interlignes MEDIA | Manifestation 12 avril 2019 à Alger

Plusieurs manifestants rencontrés aujourd’hui 12 avril à Alger, évoquent “des tentatives de nuisance au mouvement pacifique” et  assurent que “des individus seraient derrière ces délinquants qui tentent, de vendredi en vendredi, de nuire à la manifestation. Il est urgent aujourd’hui, que le parquet d’Alger ouvre une enquête pour connaitre les motivations de ces gens qui, très souvent, “sont sous l’emprise des psychotropes”.

Malgré cette violence d’une partie de la manifestation d’Alger, qui en gros s’est déroulée dans le calme, la réponse du peuple au pouvoir en place, qui tente de faire un forcing en imposant une élection présidentielle par le même système de Bouteflika, est très claire et les millions d’Algériens sortis dans les rues, refusent que ce régime dirige l’élection présidentielle et demandent un changement radical.

Le pouvoir est dans l’obligation de faire des concessions et ne devra pas insister sur l’application de sa feuille de route afin d’éviter des dérapages dans le futur, car ce bras de fer entre les décideurs et le peuple est loin de voir son issue.

Malgré une journée de mobilisation sous tension, la journée s’achève sur une belle note d’espoir, au vu des manifestants revenus sur les lieux des heurts pour nettoyer les rues de la capitale, comme chaque vendredi.

Crédit photo: Interlignes MEDIA | Manifestation 12 avril 2019 à Alger

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Liste des détenus d’opinion arrêté(e)s durant le Hirak (CNLD)

Le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD) a rendu public aujourd’hui 26 septembre la liste des détenus arrêté durant le mouvement populaire. Le comité précise que cette liste n’est pas complète et sera mise à jours dès que les avocats leurs signalent un nouveau cas.

Bouzid ICHALALENE

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Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.
© Interlignes MEDIA | Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.

1/ Arretés le vendredi 21 juin 2019:

Kamel BELEKEHAL;
Akli OKBI;
Ali IDIR;
Mohamed BOUDJEMIL;
Hamza KAROUNE;
Bilal BACHA;
Djaber AIBECHE;
Messaoud Leftissi;
Khaled OUDIHAT;
Hamza MEHARZI;
Tahar SAFI ;
Mouloud CHATRI ;
Samir idir GERROUDJ ;
Nacer TIMSI ;
Amine OULD TALEB ;
Abderrahmane BOUDRAA ;
Khaled OUIDIR;
Makhlouf BIBI;

2/ Arrétés le vendredi 28 juin 2019:

Mohamed AGOUAZI;
Hafid BARACHE;
Bakir BETLICHE;
Aala DEROUICHE;
Arezki AZOUG;
Samira MESSOUCI ;
Amokrane CHALLAL ;
Elhadi KICHOU ;
Mustapha Hocine AOUISSI ;
Amar ACHERFOUCHE ;
Arezki CHAMI ;
Hilal YAHIAOUI ;
Abdelbasset KHEBANI ;
Mohand Ameziane BELHOUL ;
Nabil BOUNOUH ;
Kamel BOUALOUACHE ;
Ghimouz AKRAM ;
Abdelkader Toufik BACHA ;
Kheiredine BENZINE ;
Fazil DECHICHA ;

3/Arrétés le vendredi 13 Septembre 2019:
Rachid HIRET;
Sammy ABBAS;
Boualem OUAHABI;
Mohamed SMALLAH;
Menad TISSEMLAL ;
Menaouar OUAÂZANE ;
Rachid SADAOUI ;
Sadek LOUAIL ;
Mohamed DAADI ;
Nabil BOUALAKMAH ;
Réda BOUARISSA ;
Bilal ZIANI ;
Mohamed Amine CHELALI;
Ahcene HAMZA;
Kheireddine MEDJANI;
Bachir ARHAB;
Kader RASSELMA;
Hakim MIHOUBI;
Sid Ahmed BOUHRAOUA;
Rabah MAHROUCHE;
Wafi TIGRINE;
Laamouri BELAIDI;
Toufik DJILALI;
Mohamed GADI;
Hamidou GARIDI ;
Fatehi DIYAOUI;
Mohamed BOUHERAOUA ;

4/ Arrétés le mardi 17 septembre 2019:
Nour Houda DAHMANI;
Salah MAATI;

5/ Arrêté le mercredi 19 septembre à Constantine actuellement à la prison de Tidia (Constantine). Son procès fixé pour mercredi 2 Octobre : Semmani Amazigh.

Sadeddine Youcef islam ;
Zineddine Bouguetaya.
Lakhdar BOURAGÂA, arrété le samedi 29 juin 2019;
Samir BELARBI arrété le lundi 16 septembre 2019;
Fodil BOUMALA arrété le jeudi 19 septembre 2019;
Khaled ChOUITER, arrété le lundi 24 juin 2019;
Hamza DJAOUDI, arrété le jeudi 22 aout 2019;
5/ Détenus libérés :
*Salim Ihaddaden et Ait yahia Ali smail (Chlef, arrétés le vendredi 21 juin et libérés le 28 juillet 2019;
*Nadir Fetissi (Annaba , le jeudi 8 aout 2019) ;
*Hakim Aissi (Mostaganem; arrété le vendredi 5 juillet et libéré le mercredi 09 septembre 2019)
*Benhabib Madjid et Sayah Aissam (Tlemcen, le mardi 24 septembre 2019) ;
*Karim TABBOU arrété le mercredi 11 septembre 2019 et libéré (provisoire) le mercredi 25 septembre.

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L’ancien président Français Jacques Chirac est mort

L’ancien président de la République Jacques Chirac est mort jeudi matin à l’âge de 86 ans, a annoncé son gendre Frédéric Salat-Baroux à l’AFP.

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Le président Jacques Chirac le 22 février 2005
© Dr | Le président Jacques Chirac le 22 février 2005

“Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement”, a déclaré M. Salat-Baroux, époux de Claude Chirac.

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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