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Politique

« Quand est ce qu’on sortira de la logique de la constitution du président pour entrer dans celle du peuple ? »

Melissa NAIT ALI

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© Interlignes MEDIA | Des milliers d'étudiants manifestent le 12 mars à la Grande poste Alger
© Interlignes MEDIA | Des milliers d'étudiants manifestent le 12 mars à la Grande poste Alger

Le président Abdelmadjid Tebboune décide de lancer son premier « chantier prioritaire ». Comme annoncé, lors de son discours d’investiture le 19 décembre dernier, le chef de l’Etat met en branle la machine pour procéder à la révision de la Constitution.

 

Il vient de nommer un panel de 16 experts pour prendre en charge le projet et lui soumettre l’amendement de la loi fondamentale du pays. Conduit par le professeur universitaire et membre de la Commission du droit international à l’Organisation des Nations Unies (ONU), Ahmed Laraba, le comité mis en place est composé de professeurs et de maîtres de chaires exerçant dans plusieurs universités du pays.

A travers cette démarche, Abdelmadjid Tebboune semble vouloir faire l’impasse sur les procédures d’usage pour les révisions de la Constitution : dialogue et consultation. Du moins, le communiqué de la présidence de la République repris par l’agence APS ne fait pas référence à l’éventuel lancement d’un processus de dialogue en vue d’aller vers l’élaboration d’une Constitution consensuelle. Veut-il faire de cette révision une question purement technique ?

En tout cas, les critiques de cette démarche n’ont pas tardé à fuser de partout. Plusieurs intervenants,  qualifient cette démarche de boiteuse, d’autant que la crise actuelle est purement politique. Selon eux, la révision de la Constitution devrait être le fruit d’un large consensus entre les différentes composantes de la classe politique et la société civile. « Cette méthodologie est fausse.

« un pouvoir constitutionnel authentique et non pas secondaire »

La constitution n’est pas une question technique pour la confier à un panel d’experts. Elle est plutôt un processus constituant de la nouvelle République », commente le député du FFS et enseignant de Droit à l’université de Bejaia, Djamel Baloul. Selon lui, « le pouvoir constituant est la propriété du peuple qui doit décider à travers un processus constituant ».

Dans le même sens, Ahmed Betatache, ancien député du FFS et enseignant à la faculté de Droit à l’université de Bejaia précise « que l’édification d’une nouvelle république suppose l’élaboration d’une Constitution par un pouvoir constitutionnel authentique et non pas secondaire ».

« Le rôle du peuple dans l’élaboration de cette loi fondamentale ne devrait pas être limité à un simple vote par un ‘’oui’’ ou un ‘’non’’ », précise-t-il, tout en s’interrogeant : « Quand est ce qu’on sortira de la logique de la constitution du président pour entrer dans celle de la Constitution du peuple ? »

Les observateurs posent aussi une autre question qui concerne, cette fois-ci, le sort du dialogue évoqué par Abdelmadjid Tebboune lors de sa première conférence de presse animée le 13 décembre dernier. Le chef de l’Etat veut-il faire l’impasse sur cette échéance ?

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    Caton l'ancien

    10 janvier 2020 at 23:36

    Melissa Naït Ali,
    Vous écrivez : “…Le président Abdelmadjid Tebboune décide de lancer…”
    Le peuple ne reconnait en aucun cas Tebboune comme président même s’il se met à genoux devant lui.
    Tebboune n’est que le pantin de façade désigné “gagnant” de l’élection par un imbécile qui a décidé d’affronter dans un combat perdu d’avance tout un peuple au lieu d’aller couler d’heureux derniers jours auprès de ses petits enfants, c’était son choix et il l’a payé de sa vie, il pensait qu’il pouvait avoir raison d’un peuple de 40 millions et en plus la presque totalité dans la force de l’âge.
    Quant au “désigné”, la triste histoire qui vient de se dérouler devant ses yeux devrait lui servir de leçon, il devrait écouter le peuple et avoir la sagesse de quitter la table avant qu’elle ne se renverse sur lui, il n’a rien à gagner en se mettant en travers de la volonté populaire, au contraire il a tout à perdre comme celui qui l’a désigné.
    Dans tous les cas il n’aura jamais ni l’estime ni même la reconnaissance de ce brave peuple patient et courageux.

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Politique

L’Algérie condamne l’attaque terroriste au Niger

Achour Nait Tahar

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L’Algérie a condamné vigoureusement l’attaque terroriste qui a pris pour cible des civiles dans le sud du Niger, perpétré hier dimanche, exprimant son entière solidarité avec le gouvernement et le peuple de ce pays voisin, indique un communiqué du ministres des affaires étrangères rendu public ce lundi .

“L’Algérie condamne vigoureusement l’attaque terroriste qui a ciblé des civils dans la région de Koure au sud de la République de Niger, et exprime son entière solidarité avec le Gouvernement et le peuple nigériens et ses sincères condoléances aux familles des victimes de cet acte abject”, a précisé le communiqué.

“L’Algérie réitère sa ferme détermination à lutter contre le terrorisme et à soutenir les efforts internationaux et régionaux visant l’éradication de ce fléau”, a ajouté le MAE

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Politique

Il est condamné à 3 ans de prison ferme: TV5MONDE demande la libération de son correspondant Khaled Drareni

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Le journaliste Khaled Drareni

Le média télévisé TV5MONDE a demandé la libération de son correspondant Khaled Drareni à la suite de sa condamnation,lundi, par le tribunal de Sidi M’hamed, à trois ans de prison ferme et 50.000 DA d’amende.

“TV5MONDE s’étonne et s’indigne de ce jugement très lourd. Il sanctionne un journaliste reconnu qui a toujours réalisé son métier en toute indépendance et au nom du droit à informer”, a réagi le média via un communiqué intitulé TV5MONDE demande la libération du journaliste Khaled Drareni”.

TV5MONDE dit être “engagée”, aux “côtés de nombreuses organisations non gouvernementales et d’associations internationales pour la liberté d’information et la protection des journalistes”, dans le comité de soutien qui demande la libération sans attendre de son correspondant.

“La liberté de la presse dont Khaled Drareni est l’un des portes étendards est l’un des fondements de la liberté d’expression et de la démocratie. Elle ne peut être muselée, où que ce soit. Khaled Drareni, correspondant de TV5MONDE et de Reporters Sans Frontières, doit être libéré sans attendre”, a conclu le communiqué.

L’organisation non gouvernementale, reporters sans frontières (RSF) a également réagi à la condamnation de son correspondant. “La justice algérienne vient de condamner le journaliste Khaled Drareni à une peine de trois ans de prison ferme. Cette décision soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent”, a écrit le président de RSF, Christophe Deloire.

“Il s’agit clairement d’une persécution judiciaire contre un journaliste qui est l’honneur de son pays. Une justice aux ordres vient de faire de Khaled Drareni un symbole qui va susciter une indignation et une mobilisation mondiales”, a-t-il ajouté.

En détention à la prison de Koléa depuis mars dernier, Khaled Drareni a été condamné, lundi, par le tribunal de Sidi M’hamed à trois ans de prison ferme et 50.000 DA pour “incitation à attroupement non armé” et “atteinte à l’unité nationale”. Ses co-accusés, Samir Belarbi et Slimane Hamitouche ont écopé de deux ans de prison dont quatre mois ferme.




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Monde

Liban: le Premier ministre va annoncer la démission du gouvernement

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© DR |

Le Premier ministre libanais Hassan Diab doit annoncer lundi soir la démission de son cabinet, après les démissions successives de membres de son équipe sous le coup de l’explosion meurtrière du port de Beyrouth, a indiqué à l’AFP un ministre qui a requis l’anonymat.

M. Diab, à la tête du gouvernement depuis près de sept mois, doit adresser un discours aux Libanais à 19h30 (16h30 GMT). Quatre membres de son équipe ont déjà démissionné depuis dimanche, à la suite de la terrible explosion du 4 août due à un énorme dépôt de nitrate d’ammonium, qui a fait au moins 160 morts et relancé la contestation populaire.

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