Projets de révision de la loi électorale et de création de l’autorité des élections : traitement expéditif à l’APN

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 L’Assemblée populaire nationale ouvrira, ce mercredi, le débat autour des deux projets de loi organiques relatifs à la création de l’autorité indépendante des élections et à la révision de la loi électorale.

 

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Les responsables de la chambre basse du parlement, sommés par le pouvoir en place d’accélérer l’adoption de ces deux textes, ont décidé de programmer dans la célérité la présentation des deux textes en plénière. Pour la première fois dans l’histoire de l’Assemblée, deux projets de loi sont réceptionnés par le bureau de l’APN, examinés par la commission des affaires juridique et programmés en plénière en l’espace de 24 heures.

Ce qui laisse penser à l’existence d’une instruction du pouvoir réel, pressé d’organiser une présidentielle avant la fin de l’année. « On veut bâcler le travail pour satisfaire le pouvoir exécutif pour qui, ces deux projets sont importants. C’est une preuve, encore une fois, que le séparation des pouvoirs est un vain mot« , commentent une députée.

Certes, il n’y a aucun délai pour l’examen des projets de loi à l’Assemblée, mais les députés n’auront pas suffisamment de temps pour lire les documents et essayer de les enrichir, éventuellement, avec des amendements. Dernière ligne droite avant la convocation du corps électoral, l’adoption de ces deux projets de loi par le parlement ne devrait pas tarder, pour permettre au pouvoir de respecter l’exigence de l’Armée qui insiste sur l’organisation des élections avant la fin de l’année, contrairement à l’avis des Algériens.

Pour rappel, le chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah avait chargé, dimanche dernier, Karim Younes d’entamer de nouvelles consultations en vue de choisir les responsable de l’Autorité nationale indépendante des élections et de procéder à son installation. Il est en tout cas clair que le pouvoir en place veut imposer coûte que coûte sa feuille de route.

Quelle sera la réaction du mouvement populaire ? Obligera-t-il le pouvoir à ajourer, une nouvelle fois, cette échéance ? Attendons pour voir. La première réponse est venue aujourd’hui des étudiants qui sont mobilisés massivement à Alger et dans plusieurs villes du pays. Cette marche est un prélude à la grande mobilisation attendue, à l’occasion de ce vendredi.

Mais les tenants du pouvoir n’écoutent visiblement aucune personne. Pour eux, ces millions d’Algériens qui sortent dans tout le pays ne « sont qu’une minorité qui ne représentent pas tout le corps électoral ».

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