Prix à la consommation: l’inflation se stabilise à 4,7%

Le rythme annuel de l’inflation s’est établi à 4,7% à septembre écoulé, indiquent les dernières évaluations de l’Office national des statistiques (ONS), cité hier par l’agence APS.

Ainsi, tel qu’évalué par l’Organisme national de la statistique, le taux d’inflation annuel, soit la moyenne des prix à la consommation calculée sur la période allant d’octobre 2017 à septembre 2018, comparativement à la période allant d’octobre 2016 à septembre 2017, est resté  relativement maîtrisé.

Variation mensuelle

En variation mensuelle, c’est-à-dire l’évolution de l’indice des prix en septembre par rapport à août dernier, l’inflation a évolué de 0,3%, selon le même organisme. Par catégorie de produits, les prix des biens alimentaires ont connu une hausse de 0,2% en septembre par rapport à août 2018, tirés notamment par les prix de certains produits agricoles frais qui ont augmenté globalement de 0,3%.

Hausse des prix des fruits

Parmi ces produits, les fruits et les œufs, souligne l’ONS, ont vu leur prix grimper respectivement de 38,9% et de 4,2%, tandis que le reste s’est caractérisé par des baisses, en particulier pour la viande de poulet, dont les prix ont reculé de 11,1% et les légumes qui ont baissé de 5,8%. Concernant les prix des produits alimentaires industriels (agroalimentaires), ils ont, en revanche, évolué à la hausse, en particulier, ceux des laits, fromages et dérivés   (+0,6%) et ceux des huiles et graisses (+0,56%).

Projections du FMI

De même, les produits manufacturés se sont globalement renchéris entre août et septembre derniers à hauteur de 0,6%, alors que les prix des services ont connu une relative stagnation, précise encore  l’Office des statistiques.  Par groupe de biens et services, le même organisme indique par ailleurs que les prix de l’habillement et chaussures ainsi que ceux de l’éducation et loisirs ont enregistré une hausse de l’ordre de 1,5%, tandis que le reste s’est caractérisé globalement par des variations plutôt modérées. A rappeler enfin que le projet de loi de finances pour l’année prochaine prévoit dans son cadrage macroéconomique un taux d’inflation ne dépassant pas les 4,5%, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) évoquait dans ses dernières projections sur l’Algérie un rythme inflationniste proche des 7% durant l’exercice à venir.