Présidentielle 2019 : oseront-ils imposer un 5ème mandat ?

Le président de la république Abdelaziz Bouteflika, ministre de la défense, et Ahmed Gaid Salah, vice ministre de la défense

Crédit photo: DR | Le président de la république Abdelaziz Bouteflika, ministre de la défense, et Ahmed Gaid Salah, vice ministre de la défense (2012)

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Allusions, appels, et lancement de la collecte des signatures…Les tenants du pouvoir s’apprêtent à oser le pas du cinquième mandat du président Bouteflika.

 

Grabataire et absent des radars depuis plusieurs semaines déjà –sa dernière apparition à la télévision a eu lieu à l’occasion de la signature de la loi de finances 2019 à la fin du mois de décembre 2018- ce dernier briguera, sauf surprise de dernière minute, un mandat supplémentaire à la tête de l’Etat.

Ses soutiens se mobilisent en tout cas. A un mois de l’expiration du délai légal pour les dépôts des dossiers de candidatures à la magistrature suprême, les choses commencent à s’accélérer pour les partisans de la « continuité ».

Certes la décision finale n’est pas encore annoncée. Mais il y a des signes qui ne trompent pas. D’abord, il y a l’engagement des partis de l’Alliance présidentielle, à sa tête le FLN. Après de longues semaines d’hésitation et d’attente, l’instance dirigeante de l’ex-parti unique se met désormais en ordre de bataille.

En effet, le coordinateur de l’instance dirigeante du parti, Mouad Bouchareb, annonce même indirectement la candidature du président Bouteflika à sa propre succession. « Vous connaissez tous notre candidat. Celui qui ne le connait pas, il n’est pas dans cette salle », lance-t-il, mardi dernier devant les cadres de son parti.

Mouad Bouchareb annonce même le lancement de l’opération de collecte des signatures des électeurs à cet effet. Outre le FLN, le TAJ d’Amar Ghoul a déjà tranché la question en appelant ouvertement au 5ème mandat du président Bouteflika. Le RND, dont le secrétaire général, Ahmed Ouyahia, figure parmi les prétendants à la succession, fera sans doute de même dès vendredi prochain à l’occasion de la réunion de son conseil national.

Kermesse du 9 février

Quid du MPA. Seule formation de l’alliance présidentielle qui n’a pas appelé officiellement à la candidature du chef de l’Etat, le parti d’Amara Benyounès se joindra dès ce vendredi à la cohorte des donneurs des sérénades de « la continuité ». Le MPA semble même été instruit de se positionner dans les plus brefs délais et de mettre fin à son semblant de résistance.

Ainsi, le « quorum » sera atteint pour l’organisation de la kermesse du 9 février prochain. En effet, les soutiens du chef de l’Etat veulent être prêts pour le grand meeting devant être organisé à la coupole du complexe olympique du 5 juillet. C’est cette occasion que sera lancée la campagne officielle pour le maintien d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir…à vie.

C’est peut-être à l’occasion de ce meeting que sera annoncée la candidature officielle du président Bouteflika. Le chargé de communication du RND, Seddik Chihab le confirme. Selon lui, l’actuel locataire d’El Mouradia s’engagera au courant de la semaine prochaine.

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