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Présidentielle 2019 : Louisa Hanoune veut boycotter le rendez-vous

Melissa NAIT ALI

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La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune crée la surprise. Après trois participations consécutives aux présidentielle de 2004, 2009 et 2014, la patronne du PT veut faire l’impasse sur le prochain rendez-vous.

La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune crée la surprise. Après trois participations consécutives aux présidentielle de 2004, 2009 et 2014, la patronne du PT veut faire l’impasse sur le prochain rendez-vous.

 

Elle prépare, en tout cas, l’opinion interne de son parti au boycott des élections pour la première fois depuis une dizaine d’année.

« Je pense que le Parti des travailleurs ne devrait pas aller aux prochaines élections présidentielles. C’est là mon point de vue personnel que j’exprimerai et que je défendrai dans le bureau politique et dans le comité central. Je suis extrêmement inquiète pour le pays », affirme-t-elle à l’ouverture, ce vendredi à Alger, des travaux du bureau politique (BP) de son parti.

En attendant la décision finale du Comité Central du PT qui sera convoqué pour trancher la question, elle s’engage à respecter le choix de cette instance. « Je respecterai la décision qui émanera de la majorité du comité central et je l’appliquerai conformément au centralisme démocratique qui régi le fonctionnement de notre parti », précise-t-elle.

 Les présidentielles ne régleront rien

Cependant, sa position est presque prise. « Les présidentielles ne régleront pas les problèmes qui rongent notre pays. Au contraire, elles peuvent les aggraver, déclencher et accélérer des processus extrêmement dangereux, non seulement à cause de l’absence de transparence mais également en rapport avec la situation socio-économique du pays caractérisée par la hogra en plus de la situation internationale délétère », lance-t-elle.

Pour la secrétaire générale du PT, « les présidentielles ne constituent pas la priorité pour moi, mais la priorité est de libérer le pays de ce système qui a rendu l’Algérie exsangue et de laisser la parole au peuple ».

Elle appelle, dans la foulée, à l’institution des « mesures d’apaisement sur le plan politique, économique et social comme des gages de bonne volonté ». « La présidentielle d’avril prochain me rappelle personnellement la situation qui prévalait en 2010 en Egypte et en Tunisie où les systèmes en place ont poussé le cynisme et l’arrogance à l’extrême. Ils ont poussé les peuples dans leur derniers retranchements ce qui a provoqué des soulèvements populaires révolutionnaires gigantesques », explique-t-elle.

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