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Présidentielle 2019 : les lièvres sortent du bois

Melissa NAIT ALI

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Il y a ceux qui veulent s’amuser, ceux qui tentent leurs chances et…d’autres qui croient pouvoir peser dans une course complètement verrouillée.

Il y a ceux qui veulent s’amuser, ceux qui tentent leurs chances et…d’autres qui croient pouvoir peser dans une course complètement verrouillée.

 

 

La convocation du corps électorale pour la présidentielle du 18 avril 2019 fait bondir les éventuels lièvres qui sortent du bois pour tenter de se mettre sur les starkings-blocks en prévision du début de la prochaine course vers le palais d’El Mouradia.

En effet, après une grande hésitation due, notamment, au flou qui planait sur la tenue ou non du scrutin, des chefs de partis, des acteurs politiques et des inconnus s’affichent. Ils annoncent leurs intentions d’être de la partie d’avril 2019.

Mais il y a de tout, comme à chaque rendez-vous : des complaisants et des personnes en quête d’existence politique. Le coup de starter donné par la présidence vendredi a fini par rabattre une dizaine d’acteurs vers le couloir de l’élection.

Concurrence interne

Le premier à afficher son souhait de s’engager dans cette compétition est le président du MSP, Abderrazak Makri. Ayant tenté d’obtenir un report de ce rendez-vous et la prorogation du mandat actuel du chef de l’Etat, le leader du MSP décide de se lancer dans la course.

Ayant réuni, vendredi soir, le bureau exécutif de sa formation, Abderrazak Makri mobilise la base et les cadres de son parti en prévision d’un engagement officiel dans la course. Pour cela, il a convoqué une réunion extraordinaire du conseil consultatif du parti qui devra trancher, dès le week-end prochain, la question de la participation où non à ce rendez-vous.

Mais Makri pourra faire face à une concurrence interne au courant islamiste. Car, l’ancien président du MSP, Bouguerra Soltani annonce, lui aussi, son intention de s’engager dans la course en tant que candidat indépendant.

Un ancien militaire veut se recycler en politique

Ayant publié deux contributions dans la presse qui lui ont valu une volée du bois vert que lui a administré le chef d’Etat-major, Ahmed Gaïd Salah, l’ancien militaire, Ali Ghediri croit pouvoir se recycler en politique.

Il vient, effectivement, d’annoncer son intention de se poster candidat à la candidature en affirmant « vouloir relever le défi ». Mais il devra d’abord commencer par celui de la collecte des signatures individuelles des électeurs (60 000) pour pouvoir jouer dans la « Cour des grand ».

Sinon, il se contentera de quelques articles de presse avant de s’éclipser, comme d’ailleurs, nombre de prétendants à l’image de Salim Khelfa, président du parti des jeunes démocratiques.

En attendant l’engagement « d’une grosse pointure », la scène est occupée par des candidats dont le seul objectif est de gagner en expérience politique. C’est le cas du président du front El Mostaqbel, Abdelaziz Belaid et le candidat du MDS, Fethi Ghares.

En tout cas, la partie s’annonce fermée. Les partisans du chef de l’Etat relancent d’ores et déjà l’option du 5ème mandat. Aussitôt après la convocation du corps électoral, les chefs de partis de la majorité se sont mis en ordre de bataille pour imposer « la continuité ».

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