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Politique

Pr Laraba recadre le débat sur la révision de la Constitution : Le comité a pour mission “simplement d’élaborer des propositions”

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Le professeur Ahmed Laraba, nommé mercredi 8 janvier par le président Tebboune à la tête du Comité d’experts chargé de la révision de la Constitution, s’est expliqué ce lundi sur sa mission. Il a affirmé que le Comité est chargé “non pas d’adopter, mais simplement d’élaborer des propositions”.

“Nous sommes un comité d’experts constitutionnalistes et experts en droit. Nous ne sommes pas une constituante mais un comité chargé d’élaborer des propositions qui seront soumises au président de la République”, a souligné M. Laraba sur les ondes de la Radio nationale.

Appelant à éviter les malentendus et les équivoques, il a tenu à préciser que le comité “est chargé, non pas d’adopter, mais de faire des propositions”, ajoutant qu”‘après la fin de la formulation des propositions, celles-ci pourraient être élargies aux acteurs politiques, les politologues, les sociologues, les économistes et autres pour enrichir le débat”, a-t-il ajouté.

En outre, M. Laraba a mis en avant la question relative à l’équilibre entre les pouvoirs, “une question sur laquelle le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis l’accent dès son investiture”, ajoutant que cette question “est au cœur de la lettre de mission fixée au comité”.

L’expert a rappelé, dans le même cadre, que “la Constitution est un texte fondamental pour l’organisation de la société, des pouvoirs publics et du citoyen dans le cadre du respect des droits de l’Homme et des libertés dont il faut penser à l’application, d’où la nécessité d’assurer l’équilibre entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire”.

Pour ce faire, M. Laraba a souligné la nécessité de “faire un bilan des insuffisances, des déviations et des détournements de la règle constitutionnelle”.

Dans ce sens, a-t-il poursuivi, “il faut essayer de trouver des garde-fous, de renforcer le contrôle du Parlement sur l’exécutif et aussi de penser au rôle du juge qui est considéré comme le gardien du respect des droits de l’Homme et des libertés publiques”.

Il a précisé, à propos de la réforme de la Constitution, que “l’évolution du droit doit combiner à la fois rupture et continuité, à travers le maintien d’un certain nombres de règles et soumettre d’autres à des amendements”.

Concernant la gouvernance, il a souligné que celle-ci “n’est pas opposable aux libertés publiques, mais devrait être un pont pour les conforter et les consolider”.

Il a plaidé, dans le même contexte, pour une “véritable jurisprudence constitutionnelle”, de même pour “l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature du pouvoir exécutif” pour consacrer la démocratie et l’indépendance de la justice.

Sur la question de la limitation du nombre des mandats présidentiels, M. Laraba a appelé à “trouver des techniques juridiques qui pourraient effectivement figer la question de limitation des mandats”, en relavant que celle-ci était inscrite dans la Constitution de 1996, “mais cela n’a pas empêché qu’elle soit soumise à la révision en 2008”.

Évoquant la question de l’immunité, il a souligné que le droit relatif à ce statut “ne doit pas continuer d’exister de la sorte”, faisant observer qu'”il y’a eu des abus considérables”.

“Il faut trouver les moyens juridiques pour que cette question soit absolument circonscrite”, a-t-il dit.

Interrogé si le président de la République pourrait être justiciable, il a affirmé que cette question “est envisageable”.

Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait décidé mercredi dernier de la création d’un comité d’expert chargé de formuler des propositions pour une révision constitutionnelle, dont la présidence a été confiée au professeur universitaire et membre de la Commission du droit international à l’Organisation des Nations Unies, Ahmed Laraba.

Avec APS

Politique

Décès de l’ancien Premier ministre marocain, Abderrahmane El Youssoufi

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L’ancien Premier ministre marocain, Abderrahmane El Youssoufi, bien connu pour sa vigueur à défendre le Grand Maghreb est décédé vendredi à Casablanca des suites d’une maladie, ont rapporté des médias marocains.

Natif de Tanger le 8 mars 1924, feu Abderrahmane El Youssoufi était l’un des artisans de la Conférence de Tanger (Maroc) ayant jeté les bases du projet du Grand Maghreb et ayant réuni, en 1958, les partis maghrébins nationalistes de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie à laquelle avait pris part une personnalité phare du Front de libération nationale (FLN), le moudjahid Abdelhamid Mehri.

L’homme qui a passé la plus grande partie de sa vie dans l’opposition, avait rejoint le parti de l’Istiqlal, alors lycéen. Dirigeant de l’aile gauche du parti, il sera parmi les fondateurs en 1959 de l’Union nationale des forces populaires (UNFP), qui va devenir en 1975 l’Union socialiste des forces populaires (USFP), et rédacteur en chef de son organe “Attahrir” entre 1959 et 1965.

Compagnon de route de Mehdi Ben Barka (l’un des principaux opposants socialistes au roi Hassan II), il accepte après un long exil à Cannes (France), de mener un gouvernement en 1998 sous feu le roi Hassan II. Son gouvernement “d’alternance” constitué pour moitié (22 sur 41) par des ministres de la “Koutla”, regroupement de partis de l’opposition. Il restera en poste jusqu’aux législatives de septembre 2002. En 2003, il démissionne de son poste de Premier Secrétaire de l’USFP et quitte la scène politique.

Ses démêlés avec la justice marocaine

En 1959, il est arrêté pour offense au roi avant d’être relâché quelques jours plus tard. Ses années d’opposition seront marqués par plusieurs procès.

En 1963, il est condamné par contumace à 2 ans de prison. En 1965, après l’assassinat de Mehdi Ben Barka, il vient en France où il vivra en exil durant 15 ans. Nouvelle condamnation lors du grand procès de Marrakech où le procureur requiert la peine de mort.

Gracié en 1980, il rentre au Maroc. En 1992, après la mort d’Abderrahim Bouabid, il devient premier secrétaire de l’USFP.  Condamné à deux ans de prison par contumace en 1963, il quitte le Maroc en 1965 à la suite de la disparition de Ben Barka à Paris. Il restera en exil en France durant une quinzaine d’années. Entre temps, il sera condamné à la peine capitale en 1975.

Début des années 90, Abderrahmane Youssoufi rentre presque définitivement au Maroc. Il prend la direction de l’USFP en 1992 suite au décès de son Premier secrétaire de l’époque, Abderrahim Bouabid.

Auteur de “récits du Passé”, dernière étape de sa carrière

La présentation en mars 2018 à Rabat de ses mémoires aura été sa dernière sortie médiatique. Dans son ouvrage intitulé “Récits du passé”, il atteste l’implication des services secrets marocains, français et israéliens dans l’affaire liée à l’assassinat, en France, de l’opposant marocain, Mehdi Benbarka.

L’ancien Premier ministre a décidé, au crépuscule de sa vie (94 ans), de dire sa version des événements vécus par le Maroc le long de la deuxième moitié du siècle passé.

Dans son ouvrage: ”Alhadith fi ma jara” (Récits du passé, en français), l’auteur a regretté que son pays “n’ait pas pu amorcer un virage démocratique pour plusieurs raisons”. Parmi ces causes, l’”incapacité” de l’élite politique marocaine elle-même à opérer cette transformation. A cela s’ajoutent une “mauvaise gouvernance” et “une administration archaïque”.

Ont été évoquées notamment, outre son enfance, les dessous de son retrait de la vie politique en 2003, des épisodes du mouvement national marocain, des premières heures de l’aube de l’indépendance, ses liens avec feu Mehdi Benbarka, son opposition au régime, sa prise de commandes de l’USFP et à sa pratique politique au sein du gouvernement de l’Alternance marocain.

Divisés en trois parties, les mémoires, rédigés par son compagnon de route Mbark Boudarqa, est une compilation en trois tomes d’éléments biographiques, d’entretiens et de discours de l’ancien opposant et chef du gouvernement.

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Politique

Affaire d’Abdelmalek Sahraoui : la mise au point de la gendarmerie de Bab Jdid

Yasmine Marouf-Araibi

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La gendarmerie nationale de Bab Jdid à Alger a démenti jeudi les “fausses” informations relayées sur les procédures de l’enquête préliminaire relative au dossier de l’homme d’affaires Abdelmalek Sahraoui.

Selon la cellule de communication de ladite institution, la police judiciaire qui a enquêté sur l’affaire sous la supervision directe de l’autorité judiciaire compétente confirme que le dossier d’enquête a été préparé et présenté au niveau de l’autorité judiciaire habilitée à statuer dans l’affaire.

Pour rappel, l’homme d’affaires et député du FLN de la wilaya de Mascara fait l’objet de plusieurs enquêtes anti-corruption depuis juillet 2019.

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Monde

Décès de George Floyd : Une équipe de CNN arrêtée en direct pendant les violences à Minneapolis

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Une équipe de la chaîne américaine d’informations en continu CNN a été arrêtée par la police vendredi matin alors qu’elle couvrait en direct à Minneapolis la troisième nuit de violences consécutives à la mort d’un Noir lors d’une interpellation musclée.

La scène a été retransmise en direct, peu après 05H00 heure locale (10H00 GMT), selon le bandeau de la chaîne.

On y voit le journaliste, Omar Jimenez, faire face à des policiers en tenue anti-émeutes.

“Nous pouvons reculer où vous voulez. Nous sommes en direct. Remettez-nous où vous le souhaitez”, dit-il calmement derrière son masque.

La caméra continue à tourner lorsque deux policiers se saisissent de son micro pour lui passer des menottes.

“Pourquoi suis-je en état d’arrestation?”, demande le journaliste noir avant que ses collègues soient à leur tour appréhendés et la caméra saisie.


“Un journaliste de CNN et son équipe de production ont été arrêtés ce matin à Minneapolis en faisant leur travail, malgré s’être identifiés – une violation manifeste du premier amendement” de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse, a dénoncé CNN dans un communiqué, appelant les autorités à la libération immédiate de ses employés.

La chaîne a fait savoir peu après 11H30 GMT que son équipe avait finalement été relâchée.

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