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Politique

Pourquoi l’article 144 bis 2 est dans le collimateur des avocats de Said Djabelkhir ?

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© DR Said Djabelkheir

Le procès en appel de l’islamologue Said Djabelkhir s’est ouvert hier 29 septembre à la Cour d’Alger. Il est poursuivi pour “atteinte aux préceptes de l’Islam”, raison pour laquelle, ses avocats ont introduit un recours auprès du juge pour « l’inconstitutionnalité de ce texte de loi ».

L’avocat Moumen Chadi, membre de la défense de Said Djabelkhir, nous a expliqué que « cette requête dénonce la contradiction qu’il y a entre ce texte de loi et d’autres articles qui garantissent les libertés personnelles notamment dans la constitution ».

L’article de loi en question reproche au chercheur d’avoir « dénigré le dogme ou les préceptes de l’islam » à travers des opinions exprimées sur des publications Facebook ou lors des interventions médiatiques.

« Nous avons introduit ce recours contre l’inconstitutionnalité de l’article 144 bis 2 du Code Pénal en s’appuyant sur l’article 188 de la constitution qui précise clairement qu’à compter du jour où la constitution sera exécutoire, toutes les lois décrets, arrêtés, règlements et autres qui y sont contraires sont abrogés », nous a expliqué maitre Chadi précisant que cette requête contre l’article 144 bis 2 est « une première en Algérie« , tout en insistant sur le fait que ce texte « porte atteinte à la liberté de penser« .

« Contrairement à ce qu’a été annoncé par plusieurs médias, le procès en appel de Said Djabelkheir n’a pas été renvoyé, mais la procédure impose au tribunal d’attendre la délibération du juge qui doit étudier si les dispositions sont réunies pour que la requête soit transmise à la Cour Suprême« , poursuit l’avocat.

Said Djabelkhir a été condamné le 22 avril dernier à trois (03) ans de prison ferme sans mandat de dépôt assortis d’une amende de 50.000 Da, lors de son procès au tribunal de Sidi M’hemed. Ce verdict a été qualifié de « sévère » par la défense du prévenu.

« On est en train d’interdire la pensée libre », avait dénoncé l’islamologue de son côté affirmant qu’il « ne baisserait pas les bras pour défendre la liberté de pensée, d’expression et d’opinion”.

Les faits dans l’affaire de l’islamologue remontent à un dépôt de plainte signée par 19 personnes et déposée par un enseignant à l’université de Sidi Bel Abbes, répondant au nom de Bouyedjra Abderrezak.

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