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Politique

Pour le FFS, “la crise économique est consubstantielle à la crise politique”

Farid BOUHATTA

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© DR | Front des Forces Socialistes (FFS)

À la veille de la célébration de la journée mondiale des droits des travailleurs, le 1er Mai, le Front des Forces Socialistes (FFS) a appelé hier jeudi 30 avril, les forces patriotiques nationales à s’exprimer en faveur d’une sortie pacifique de la crise économique. Celle-ci, selon le parti, « est consubstantielle à la crise politique ».

Dans son communiqué, le FFS espère la prise de décision qui permettraient l’apaisement “des souffrances de la population et de ses attentes“. Le parti souhaite notamment obtenir la libération des prisonniers d’opinion ainsi que”l’ouverture des champs politique et médiatique“.

Le plus vieux parti de l’opposition veut profiter de la symbolique du 1er mai malgré les conditions actuelles. La crise sanitaire, le confinement et le risque de contamination ont conduit à un arrêt des marches populaires.

Par ailleurs, si la pandémie du Covid-19 est une catastrophe qui pourrait entraîner de nombreuses victimes, le FFS souligne qu’ “il s’agit également d’un élément disruptif dans une économie de marché globalisée (…) et met en sourdine les voix d’un ultra libéralisme forcené“.

Le FFS déplore “l’interdiction, par le pouvoir, de l’action syndicale“, avant d’ajouter qu’à cause “de ses pratiques paranoïaques, c’est toute la nation qui se voit amputée de l’apport considérable, voire vital, de la couche active de la société.

Pour le parti, “les organisations syndicales, en plus d’être un garant de la la bonne santé sociale, demeure un appui inflexible à l’économie de tout le pays.

En effet, cette épidémie, selon le parti, « vient s’ajouter à l’impasse politique choisie par un système finissant et à des conditions sociales et de travail (…) que la crise économique qui se profile (…) va accentuer », notamment en raison de la chute brutale et vertigineuse des prix du pétrole.

« Consensus national »

Le parti historique de feu Hocine Ait Ahmed rappelle le respect des mesures de protection sanitaire et, fidèle à l’un des ses objectifs phares, il appelle l’ensemble des militants du Hirak, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, à rester solidaires pour consolider la cohésion de la Nation et mobilisés pour le triomphe du projet de la reconstruction du consensus national, seul garant d’une solution démocratique, qui permettra la restitution du pouvoir au peuple.

Politique

La mobilisation pour la liberté de la presse se poursuit pour la 9e semaine consécutive

Feriel Bouaziz

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Le neuvième sit-in de solidarité au journaliste Khaled Drareni, s’est tenu aujourd’hui comme tous les lundis à la maison de la presse Tahar Djaout (Alger). Plusieurs journalistes, militants et avocats se sont mobilisés ce 19 octobre réclamant la remise en liberté de Khaled ainsi que tous les détenus d’opinion.

Plusieurs personnes notamment des militants politiques, avocats, ainsi que des étudiants ont témoigné de leur soutien à Khaled Drareni, et ce, à l’intérieur de la maison de la presse, qui depuis neuf semaines maintenant est devenu l’unique lieu de revendication et contestation des Journalistes.

Aux alentours de 12h30, le coup d’envoi du rassemblement a été donné et pendant prés d’une heure, les partisans ont réclamé “la liberté des otages” dénonçant également “les détentions arbitraires qui frappent le pays”.

D’un ton solennel dans lequel on pouvait lire émotion, colère et abattement, les partisans scandaient avec ardeur : “Algérie libre et démocratique”, ”Presse libre, justice indépendante“, “Khaled est un journaliste, pas un informateur”, “Khaled Drareni est un journaliste libre”,”un état-civil et non militaire”.

Les manifestants ont brandi également des pancartes sur lesquelles était écrit : “Libérez Khaled Drareni”, “libérez les détenus d’opinion” et “libérez la presse” ainsi que d’autres slogans.

“Nous sommes toujours là pour soutenir d’abord Khaled Drareni le journaliste, mais soutenir aussi tous les détenus d’opinion politique qui tout simplement se retrouvent en prison parce qu’ils ont exprimé un point de vue qui est différent ou alors à l’opposé de la position du pouvoir en place” a déclaré Me Zoubida Asoul ajoutant également que pendant sa visite a la prison de Koléa que “Khaled se porte bien, il est en bonne santé il a un bon espoir qu’enfin la loi se fasse appliquer à travers son pourvoi en cassation, mais aussi à travers sa demande de liberté provisoire que le collectif des avocats à l’intention de présenter devant la juridiction qui a rendu la dernière décision (la Cour d’Alger ndlr)”.

De son coté le militant Samir Benlarbi a demandé “la libération de Khaled ainsi que tous les détenus d’opinion. Condamné arbitrairement, son incarcération relève d’une affaire politique avant d’être judiciaire, aujourd’hui et comme chaque lundi nous nous rassembleront pour la libération de tous les détenus” ajoutant également qu’“il est inconcevable que la nouvelle Algérie puisse emprisonner des journalistes”.

“La réalité d’aujourd’hui est décevante, car elle nous a rétrogradé aux années soixante, époque où il n’y avait qu’un seul parti pour diriger tout un pays, néanmoins le mouvement de contestation populaire a donné une lueur d’espoir et de volonté au peuple algérien le poussant à continuer à lutter pacifiquement dans le but de construite une Algérie puissante avec une justice indépendante et une presse libre”, ajoute-il encore.

Pour rappel, le directeur de Casbah Tribune, a été arrêté en mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation populaire à Alger centre. Il a été jugé en première instance en août dernier au tribunal de Sidi M’hamed qui l’a condamné à 3 ans de prison ferme et 50,000 DA d’amende pour “atteinte à l’unité nationale” et “incitation à attroupement non armé”. Ses co-accusés, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche ont été quant à eux condamnés à 2 ans de prison dont 4 mois ferme.

Le 15 septembre, Khaled Drareni a été condamné à deux ans de prison ferme par la Cour d’Alger. Le 17 septembre, Khaled Drareni s’est pourvu en cassation

Plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG) de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont exhorté, les autorités algériennes à libérer le journaliste Khaled Drareni, en détention depuis fin mars, et à mettre fin au « harcèlement ciblé des médias indépendants ».

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Politique

Timimoun: Yasser Kadiri à nouveau interpellé

Yasmine Marouf-Araibi

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L’ancien détenu Yasser Kadiri a de nouveau été interpellé ce lundi matin par la police de Timimoun, wilaya d’Adrar, alerte le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Les raisons de son interpellation sont pour l’instant inconnues mais, Yasser Kadiri se trouve au niveau du commissariat de Timimoun.

Yasser Kadiri a été condamné en appel en septembre dernier, avec l’activiste Ahmed Sidi Moussa, à 18 mois de prison sans mandat de dépôt assortis d’une amende de 100,000 DA.

Poursuivis pour “atteinte à la personne du président”, “atteinte à l’unité nationale” et “diffusion de publications pouvant porter atteinte à l’intérêt national“, les deux activistes du Hirak ont été condamnés en première instance, le 22 juillet, à six mois de prison dont trois mois ferme et trois avec sursis assortis d’une amende de 50.000 DA.

Placés sous mandat de dépôt le 05 mai par le tribunal de Timimoun, les deux détenus ont quitté la prison le 05 août après avoir purgé leur peine.

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Politique

Boumerdes : le dossier de Hamza Djaoudi renvoyé devant le tribunal correctionnel

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le dossier du détenu Hamza Djaoudi a été renvoyé ce lundi par la chambre d’accusation de la Cour de Boumerdes devant le tribunal correctionnel après avoir relaxé le détenu de l’accusation “atteinte au moral des troupes de l’armée”, selon ses avocats.

Hamza Djaoudi est donc désormais poursuivi pour : “outrage à corps constitué”, “atteinte à la personnes du président de la République”, “publications Facebook pouvant porter atteinte à l’intérêt national”, et “incitation à attroupement non armé”, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Pour rappel, Hamza Djaoudi a été placé sous mandat de dépôt le 18 juin dernier après avoir été arrêté le 16 juin devant son domicile puis placé en garde-à-vue. La date de son procès n’est pas encore programmée.

Il est à rappeler que Hamza Djaoudi, jeune capitaine de la marine marchande, a été arrêté une première fois le 22 août 2019 à Alger. Il a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach le même mois pour avoir dénoncé le monopole de la société DP World dans la gestion des ports algériens, selon ce qu’a été rapporté par le quotidien francophone El Watan.

Jugé puis condamné à un an de prison dont 8 mois avec sursis, le détenu a quitté la prison le jour du verdict de son procès, le 31 décembre, après avoir purgé sa peine de quatre mois de prison ferme.

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