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Politique

Pour la première fois depuis 40 ans : Le 20 avril célébré sans les marches

Melissa NAIT ALI

Publié

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Ne dit-on pas que nulle chose n’est connue que par son histoire ? N’est-il pas évident que l’étude de l’histoire de nos aïeux nous éclairera davantage sur notre registre culturel et social?
© DR | illustration: Interlignes | Illustration d'une jeune militante qui manifeste et revendique Tamazight comme langue officielle

La commémoration du double anniversaire du printemps berbère, coïncidant avec le 20 avril, et du printemps noir en 2001 s’est déroulée, cette année, dans des conditions particulières. Pour la première fois, depuis 40 ans, la Kabylie, où se déroulent les évènements commémoratifs a été contrainte au silence.

Il n’y a point de marches habituelles dans les chefs-lieux des villes, ni expositions ou autres activités organiser en hommage aux victimes de la dictature et aux militants qui se sont sacrifiés pour imposer un avenir meilleur aux générations futures. A Tizi Ouzou, à Bejaia, à Bouira et à Boumerdes, Sétif ou Alger, la pandémie du coronavirus impose, effectivement, le « confinement culturel ».

Les militants et les citoyens lambda ayant l’habitude de défiler, brandissant emblème amazigh, pancartes, banderoles et portraits des victimes en cette occasion, ont été contraints de rester chez eux. Mais ils n’ont pas oublié, même s’ils sont contraints d’inventer une manière de célébrer l’évènement.

Ils ont opté pour la célébration virtuelle. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se sont mis à poster, depuis hier, les photos des victimes du Printemps noir sur leurs pages Facebook. C’est leur manière de rendre hommage à toutes ses victimes tombés sous les balles des gendarmes.

Pour compenser l’annulation des activités commémoratives, dont les cérémonies de recueillement et les conférences, les internautes postent des photos sur lesquelles on voit des emblèmes sur les balcons. Histoire de se rappeler aussi de la traditionnelle marche du 20 avril.

Ainsi, la crise sanitaire provoquée par le coronavirus empêche les citoyens de fêter cette date phare dans l’itinéraire de la revendication identitaire en Algérie. Celle-ci est fêté cependant sur la Toile, avec la diffusion des photos ayant trait à l’occasion.

Devant cette frustration, on fait comme on peut. Outre les actions citées, des conférences, à distance, avec d’anciens animateurs du MCB, ont été également organisées.

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