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Pour faire avorter les prochaines grèves : Benghabrit prône le dialogue

Melissa NAIT ALI

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La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, tente d’anticiper et désamorcer une éventuelle crise qui secouerait, dans les prochains jours, son secteur. En effet, après un premier trimestre plutôt calme, l’école risque d’être ébranlée par des mouvements de débrayage dès le retour, à partir de ce dimanche, des vacances.

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, tente d’anticiper et désamorcer une éventuelle crise qui secouerait, dans les prochains jours, son secteur.

 

En effet, après un premier trimestre plutôt calme, l’école risque d’être ébranlée par des mouvements de débrayage dès le retour, à partir de ce dimanche, des vacances. La ministre semble avoir pris très au sérieux les menaces de l’intersyndicale et elle prône déjà le dialogue avec l’ensemble des syndicats, dont ceux ayant décidé de se retirer de la charte d’éthique signée en 2015.

Elle réaffirme, effectivement, son engagement à consacrer le dialogue et la concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaire sociaux pour la résolution des problèmes posés et la préservation de la stabilité du secteur.

Intervenant, ce samedi à l’occasion d’une réunion avec les directeurs d’école, Nouria Benghabrit estime que la consécration de la culture du dialogue avec tous les acteurs « est à même de créer un climat de confiance et de sérénité, surtout avec les voix qui s’élèvent, une nouvelle fois, pour hypothéquer la stabilité du secteur et de la scolarité des élèves ».

Soulignant « les efforts et les investissements mobilisés par l’Etat pour garantir la stabilité du secteur», Nouria Benghabrit affirme que ces efforts « n’ont jamais cessé d’inclure le secteur en dépit de la conjoncture difficile et de la situation financière particulière du pays ».

Dans la foulée, elle appelle « à faire montre de vigilance et de sens de responsabilité et à déployer davantage d’efforts au service du pays et des élèves pour la concrétisation des principes sous-tendant la stratégie du secteur à savoir, l’équité, la qualité et la transparence, et ce, afin de préserver la stabilité du pays ».

A une question sur les menaces de certains syndicats de déclencher un mouvement de contestation durant le deuxième trimestre de l’année scolaire, la première responsable du secteur précise que la relation du ministère  avec les syndicats était « sereine » et « continuait à l’être », estimant que la menace d’engager des actions de protestation était « un manquement » à cette relation.

Dans ce sens, elle rappelle les procédures réglementaires dans le cas d’une telle situation. Elle fait savoir aussi qu’une réunion était prévue jeudi dernier avec l’Union national des travailleurs de l’éducation et de la formation (UNPEF) mais que cette dernière a proposé son report. « Nous sommes disposés au dialogue et les préoccupations des   enseignants et des employés sont au cœur des priorités du secteur », souligne la ministre.

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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