Suivez-nous

Politique

Polémique autour d’un sigle: Ali Benouari accuse “les initiateurs du mouvement Nida El Watan d’usurpateurs”

Achour Nait Tahar

Publié

le

© DR |Ali Benouari, Président du parti non agrée Nida El Watan

Le mouvement “Nida El Watan”, issue de la réunion qui a regroupé des acteurs du mouvement associatif et de la société civile, tenue samedi 6 mars à Alger, a suscité la polémique autour du sigle choisi. Ali Benouari, ancien ministre du trésor a accusé le conseiller du président Tebboune, Nazih Berramdane d’usurper le nom de son parti “Nida El Watan”.

Dans une contribution publiée hier sur sa page Facebook, Ali Benouari a dénoncé un “hold-up politique” dont est victime NIDA EL WATAN. “Un certain Nazih Berramdane, conseiller du Président Tebboune et représentant officiel de la communauté Algérienne à l’étranger, vient d’annoncer la création d’une nouvelle formation politique appelée à soutenir le programme du Président“, lit-on dans la publication.

Selon l’auteur de la publication, l’initiateur de ce mouvement a “choisi, pour ce faire, d’usurper le nom de mon parti, NIDA EL WATAN. Un parti qui demande son agrément depuis Mars 2015″.

Le stratagème utilisé pour une telle usurpation est indigne d’un État qui se respecte“, a-t-il souligné.

“Atteinte à la violation de la liberté d’expression”

Benouari estime que “l’usurpation de nom de mon parti est juste une nouvelle méthode, plus perfide, qui combine l’objectif précédent avec un autre, qui est de priver son président et ses membres du droit de s’exprimer en son nom. Une atteinte de plus à la longue liste des violations de la liberté d’expression du peuple Algérien”. Et d’ajouter : qu'”il s’agit là d’un acte hautement condamnable”.

L’ancien ministre du trésor soutient que “sur les plans politique et moral d’abord. le nom d’un parti d’opposition ne peut usurper pour être attribué à d’autres personnes, de surcroît proche de l’autorité chargée de l’agrément des partis“.

Sur le plan juridique, ensuite. Nida el Watan est un parti qui a un programme spécifique, largement médiatisé. Sa non-reconnaissance officielle ne lui enlève pas ses droits en tant qu’entité politique. Faut-il rappeler, en outre, qu’avant d’obtenir son agrément, tout parti doit nécessairement se faire connaître et agir en vue de réunir suffisamment de membres fondateurs , répartis à travers tout le territoire? Ce droit lui est reconnu par la loi“, a-t-il martelé.

Le fait que l’administration refuse de recevoir le dossier d’agrément d’un parti n’enlève pas à ce dernier sa légitimité et ne confère pas à l’administration le droit de cautionner l’usurpation de son nom par d’autres“, conclut le document.

Lire la suite
Publicité
Commentaires