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Politique

Plusieurs syndicats rejettent la présidentielle et appellent à une journée de protestation le 29 octobre

La confédération des syndicats autonomes (CSA) a appelé à une journée de protestation suivie de marches dans toutes les wilayas du pays pour la journée du 29 octobre prochain pour rejeter la prochaine élection présidentielle.

Achour Nait Tahar

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© INTERLIGNES | Manifestation 12 avril 2019 à Alger
© INTERLIGNES | Manifestation 12 avril 2019 à Alger

Dans un communiqué sanctionnant la session ordinaire du conseil national du CSA tenue le jeudi 17 octobre écoulé, l’organisation a réitéré son soutien au Hirak. « La confédération a  décidé en guise de soutien au mouvement populaire et pour rappeler ses revendications principales (dossier CSA, code du travail, dossier des retraites, santé publique et sécurité sociale), consciente du danger des lois qu’on veut promulguer sous le couvert d’un gouvernement illégitime et rejeté par le peuple, et face aux conditions socioéconomiques dégradées des travailleurs algériens, la Confédération des travailleurs a décidé d’une journée de protestation le 29 octobre, suivie de marches à travers les wilayas du pays», a annoncé le communiqué.

« Gouvernement illégitime »

Les syndicalistes insistent sur « la poursuite de la lutte pacifique jusqu’aux satisfactions des revendications légitimes du peuple ». Ils demandent le départ du premier ministre Bedoui et son gouvernement « illégitime » et annonce son refus de la loi sur les hydrocarbures. « Dans la conjoncture actuelle, des lois qui hypothèquent l’avenir des futures générations et l’atteinte à l’unité nationale, à l’instar de l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures et des lois sur le travail et la retraite ». Le CSA estime qu’ « il est nécessaire d’adopter d’autres moyens de lutte plus efficaces et « passer aux actions d’accompagnement du Hirak et ne plus se contenter de communiqués de soutien ».

 “vigilance”

« Ce pouvoir n’a montré aucune volonté d’aller vers un apaisement, bien au contraire, il fait dans la provocation et le durcissement de ses positions. Nous ne pouvons pas aller dans ces conditions vers une élection présidentielle ». Le CSA fait savoir que des mesures s’imposent et trouver un consensus qui garantit la réussite d’un quelconque processus électoral. L’organisation a appelé les manifestants « à faire preuve de vigilance et à veiller à la maîtrise de soi pour conserver le pacifisme qui caractérise ce mouvement populaire, mais aussi à dénoncer toute forme de violence sous toutes ses formes », conclut le communiqué.

“Élection présidentielle très contestée “

À moins de deux mois d’une élection présidentielle très contestée par la rue, les voix qui s’opposent à cette échéance ne cessent de s’élever face à un pouvoir totalement autiste. L’institution militaire, principal décideur actuellement refuse toutes les initiatives de dialogue.

La seule « initiative » soutenue est celle dirigée par l’ancien « homme du système », Karim Younes taxé par, les observateurs, la rue et la classe politique, d’être « l’envoyé spécial de l’institution militaire » qui veut à tout prix imposer sa feuille de route.Cette crise risque de perdurer plusieurs mois encore car le bras de fer entre le Hirak qui draine encore des centaines de milliers de manifestants, et l’armée, principal tenant du pouvoir, n’est pas à sa fin.

Politique

Procès Fodil Boumala : Le verdict sera prononcé le 1er mars

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Le juge près le tribunal de Dar El Beida à Alger a annoncé tard dans la nuit du 23 au 24 février, que le verdict du procès de l’activiste Fodil Boumala, sera rendu le le 1er mars 2020.

Le procureur près du même tribunal a requis un an de prison ferme et une amende de 100 000 Da à l’encontre de Fodil Boumala.

Poursuivi pour « atteinte à l’unité national » et « affichage de tracts portant atteinte à l’unité nationale», Fodil Boumala avait été placé en détention provisoire le 19 septembre 2019, le lendemain de son arrestation.

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18 manifestants condamnés à 3 et 6 mois de prison : le procureur Sid Ahmed Belhadi déjugé

Melissa NAIT ALI

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© Meriem Nait Lounis | Portrait du procureur adjoint, Sidi Mohamed Belhadi
© Meriem Nait Lounis | Portrait du procureur adjoint, Sidi Mohamed Belhadi

Le procureur de la république, Sid Ahmed Belhadi, auteur de la fameuse plaidoirie surprenante en faveur de la relaxe de 18 manifestants arrêtés dans les marches, à la fin du mois de janvier dernier, vient d’être à nouveau déjugé.

La juge près le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger a décidé finalement de condamner les détenus en question à des peines allant de 3 à 6 mois de prison ferme. Ce sont les militants de l’association Rassemblement Action jeunesse (RAJ), Kamel Nemmiche et Mokrane Laouchedi qui ont écopé de la plus lourde peine : 6 mois de prison ferme et 20000 DA d’amendes.

La présidente du tribunal a également condamné 16 autres personnes à 3 mois de prison fermes et 20 000 DA d’amendes avec requalification des faits. Ils sont ainsi condamnés pour « attroupement » et non pas pour « incitation à attroupement».

Cette décision a surpris tout le monde, y compris les avocats. Pourtant, le procureur de la République, Sid Ahmed Belhadi avait plaidé pour la relaxe au profit de toutes ces personnes poursuivies. Ce dernier, rappelons-le, avait plaidé pour la libération pure et simple des accusés qui n’ont fait qu’exercer leur droit de manifester.

« Les Algériens marchent résolument vers une nouvelle Algérie où la justice sera libre et indépendante. Ils scandent des slogans dans ce sens. C’est pourquoi, je prends mes responsabilités, en tant représentant du ministère public, et je refuse toutes les instructions et les injonctions venant d’en haut. En vertu du principe de l’indépendance de la justice, je demande l’application de la loi au profit de ces personnes. Le parquet demande l’acquittement », avait-il déclaré.

C’est cette déclaration qui lui a valu une convocation de sa tutelle, qui a décidé de le muter à la wilaya d’El Oued.

Mandat de dépôt prorogé pour Abdelwahab Fersaoui    

Par ailleurs, la Cour d’Alger a décidé, aujourd’hui, de proroger le mandat de dépôt du président de l’Association RAJ, Abdelwahab Fersaoui. La même Cour a rejeté, indique le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, la demande de liberté provisoire au profit de ce détenu politique, introduite par la Défense.

Le juge, selon la même source, confirme le transfert du dossier du premier responsable de l’Association RAJ pour programmation du procès en correctionnelle au niveau du tribunal de Sidi M’hamed.

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Un an de prison ferme requis contre Fodil Boumala

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Le procureur près le tribunal de Dar El Beida a requis, ce dimanche 23 février, une peine d’un an de prison ferme à l’encontre du militant politique, Fodil Boumala, annonce le comité national pour la libération des détenus.

“Le procureur du tribunal de Dar El Beida d’Alger a requis un an de prison ferme et une amende de 100 000 Da contre Fodil Boumala”, indique le CNLD.

Poursuivi pour « atteinte à l’unité national » et « affichage de tracts portant atteinte à l’unité nationale», Fodil Boumala a été placé en détention provisoire le 19 septembre 2019.

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