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Politique

Plusieurs ONG dénoncent « la répression » qui vise le RAJ

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Cinq organisations internationales de défense des droits humains ont dénoncé la procédure judiciaire engagée par le ministère de l’Intérieur contre l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) affirmant qu’elle constitue « une menace à la liberté d’association ».

Les cinq organisations de défense des droits humains ont réagi au sujet de cette procédure qui menace l’association de la dissolution. Il s’agit de Human Rights Watch (HRW), Amnesty International, l’Institut du Caire pour les études des droits de l’homme, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et MENA Rights Group, a fait savoir un communiqué du HRW mis en ligne ce lundi 11 octobre.

Dans le communiqué, Human Rights Watch a dénoncé la répression exercée « de façon régulière » par les autorités algériennes « à l’égard des individus et des groupes associés au mouvement protestataire Hirak« .

« Chercher à interdire l’une des principales organisations de la société civile sur la base de motifs fallacieux est une nouvelle tentative d’écraser le Hirak », a affirmé Eric Goldstein, Directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch ajoutant que « cette décision intervient sur fonds d’arrestations arbitraires et de poursuites en cours contre des activistes et des journalistes, et de rafles de manifestants ».

De son côté Nadège Lahmar, chercheuse sur le Maghreb à l’Institut du Caire pour les études des droits de l’homme (CIHRS) a estimé que « la dissolution du RAJ serait un nouveau recul pour la liberté d’association en Algérie« . Pour l’universitaire, « en prenant pour cible une organisation de la jeunesse favorable au Hirak, les autorités cherchent à faire taire des voix indépendantes et pacifiques« .

Le verdict dans le procès opposant le ministère de l’Intérieur au RAJ est attendu pour le 13 octobre courant. L’audience du procès a eu lieu le 29 septembre dernier au niveau du tribunal administratif d’Alger à Bir Mourad Rais. Ce procès a été programmé suite à la requête de dissolution déposée en mai dernier par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales contre l’association.

D’après un communiqué du RAJ, le ministère a déposé cette requête sous prétexte que « les activités de l’association sont en violation de la loi 12/06 régissant les associations et en contradiction avec les objectifs énumérés dans les statuts de l’association”. Cependant, le RAJ affirme que cette requête est basée “essentiellement sur les activités publiques de l’association durant le Hirak”.

Le RAJ avait déclaré également que cette requête intervient “après l’interdiction de ses activités, notamment celles organisées en dehors du siège national, sans oublier l’acharnement judiciaire à l’encontre de ses membres durant les premiers mois du Hirak où onze parmi eux ont été poursuivis en justice pour leurs opinions dont neuf ont été incarcérés et/ou mis sous contrôle judiciaire”.

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