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Politique

Plus de 30 personnalités réunies à Genève exigent le « départ des symboles restants du pouvoir déchu »

Dans une déclaration rendue publique aujourd’hui par l’association Algériens sans frontières (ASF), qui a organisé une conférence qui a rassemblé des experts, des intellectuels, des personnalités politiques, des militants associatifs et des citoyens algériens, le 9 & 10 novembre 2019 à Genève (Suisse) dans le but d’échanger des points de vue sur les solutions possibles de sortie de crise, plus de trente personnalités nationales ont signé une déclaration dans laquelle ils demandent le « départ des symboles de l’ancien Système. »

Bouzid ICHALALENE

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Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement
© DR | Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement

Pour la première fois depuis l’indépendance, en l’honneur, pour mémoire et dans le respect des valeurs de l’appel du 1er novembre 1954, des citoyens algériens d’Algérie et du monde entier, se sont réunis dans le seul souci de l’avenir de la patrie et pour une Algérie algérienne, État de droit, de démocratie et d’égalité sociale.
Les conférenciers ont exposé et soumis à débat, dans une parfaite symbiose patriotique, leurs propositions de sortie de la crise multidimensionnelle que vit l’Algérie depuis le 22 février 2019.

Conscients des enjeux, animés par l’intérêt suprême du pays et soucieux de sa stabilité et de son unité, les conférenciers ont exprimé chacun à sa façon leur conviction que l’avenir démocratique du pays ne passe pas par une élection présidentielle imposée d’autorité à un peuple qui la rejette. Le peuple algérien, au demeurant source de toute souveraineté, est échaudé par les manipulations électorales. Il est conscient que la solution imposée annonce la reconduction d’un système dont on voit, chaque jour qui passe, les tares et les turpitudes qui sont le contraire même du progrès social, de la démocratie et de la stabilité du pays.

Fidèles aux valeurs du 1er novembre 1954 dont se revendique avec force le mouvement populaire depuis plusieurs mois, les conférenciers croient avec une forte conviction que la sortie de crise passe par une période de transition qui permettra au pays de résoudre ses problèmes, en vue d’une refondation de l’Etat et de la nation sur des bases nouvelles saines unitaires et démocratiques.

Pour les modalités pratiques de la transition et de la sortie de crise, plusieurs solutions ont été proposées : passage à une assemblée nationale constituante, une convention nationale d’ou émergera une autorité de transition, une conférence nationale souveraine ou la mise sur pied d’une haute instance politique sous la forme d’un directoire national souverain de transition.

Quelque soient leurs formes, les institutions de transition mettrons en place les conditions d’un renouveau politique, terreau indispensable à l’émergence des nouvelles instances légitimes auxquelles reviendra la responsabilité de définir un nouveau projet de société, qui répondra aux aspirations de la nation algérienne.
Pour ce faire, une période de transition est incontournable, avec un «directoire national souverain de transition », constitué de personnalités consensuelles et dont le principal but sera d’aller vers des élections libres et transparentes à tous les niveaux de gouvernance.
Un travail d’envergure devra être réalisé durant cette période, et par étapes :
Réconcilier le peuple avec le politique:

Il faut rétablir la confiance entre la population et les nouveaux dirigeants de la transition. Pour ce faire, les mesures d’apaisement et de bonne foi suivantes devront être entreprises :

• Le départ des symboles restants du pouvoir déchu.
• La libération immédiate et sans condition des détenus d’opinion.
• Le respect du droit constitutionnel de manifester pacifiquement.
• L‘instauration sans condition de la liberté d’expression et la liberté de la presse.
• L’invitation à un dialogue sérieux et responsable avec les partis de l’opposition, les personnalités politiques, la société civile, les associations notamment celles émanant du Hirak et les syndicats.

Écrire les feuilles de route pour les différents volets de la transition:

• Organisation des élections législatives.
• La mise en place d’un programme pour la refondation de l’État, basé sur la participation et le traitement égal de tous les citoyens, chacun dans son domaine de prédilection, par la promotion des compétences nationales.
• Révision de la constitution consacrée essentiellement à la protection des valeurs nationales, des libertés individuelles, à la séparation des pouvoirs et régissant les responsabilités des personnalités occupant de hautes fonctions. Les articles établissant une discrimination quelconque entre algériens en Algérie et algériens vivant à l’étranger, doivent être abrogés.

L’achèvement de la transition :

Organiser une élection présidentielle, transparente et libre.
A l’issue de cette Conférence Algérienne de Genève, organisée par « Algériens Sans Frontières », l’ensemble des participants ont convergé vers la nécessité d’une période de transition, qui s’accorde avec les revendications du peuple algérien et qui est la meilleure solution pour aller vers une nouvelle république démocratique, dans le respect de l’unité et de la stabilité du pays.

Les concertations se poursuivent entre les participants à la conférence algérienne de Genève pour déterminer et implémenter des actions communes dans le but de construire une Algérie démocratique.

Signataires : (par ordre alphabétique):

Abidi Hasni, Professeur, Global Studies Institute- Université de Genève.
Achi Habib, Ancien magistrat & doctorant.
Aït-Mansour Hamid, Diplomate.
Aggoun Redha Chawki, Doctorant, Collectif des Alpes Maritimes.
Ammar-Khodja Youssef, Activiste politique indépendant.
Amokrane Djaffar, Journaliste.
Atek Mustapha, Médecin psychiatre.
Belhocine Lachemi, Avocat.
Benaissa Mohamed, Master en science politique & militant droit de l’homme.
Benhacine Mohamed, Administrateur Réseau.
Ben Bitour Ahmed, Ancien premier ministre, économiste.
Ben Guesmia Chafik, Journaliste.
Bourezak Rym, Chirurgien cardiaque.
Bengramez Aoutef, Médecin.
Benzaghou Othmane, Conseiller en Stratégie d’entreprise.
Mustapha Debieb, Retraité, Collectif des Alpes Maritimes.
Derdiri Zina, Entrepreneur.
Djilali Bachir, Médecin vétérinaire.
Guemmar Reza, Chef de projet, neveu de Krim Belkacem.
Hamdi-Pacha Kamel, Enseignant.
Kadri Malika, Enseignante, Collectif des Alpes Maritimes.
Laibi Salim, Médecin dentiste et auteur.
Lehachi Soumeya, Enseignante.
Ledjiar Mohamed, Ingénieur.
ALGERIENS SANS FRONTIERES www.algerienssansfrontieres.com
Maarfia Fayçal, Entrepreneur et auteur.
Maiga Hind Amira, Physiothérapeute.
Mehenni Hamid, Gastro-entérologue.
Mohand Saidi Nordine, Infirmier anesthésiste.
Magherbi Wahid, Journaliste, Editeur-en chef de la Voix du Maghreb, Canada.
Naas Halima, Enseignante.
Radjef Tarek, Ingénieur Retraité,- fils du Moudjahid Belkacem Radjef 1er conseiller de Messali Hadj-.
Radjef Patrick, Trésorier FFA, -fils du Moudjahid Belkacem Radjef 1er conseiller de Messali Hadj-.
Rouibah Hicham, Chercheur.
Reikibi Youcef, Infirmier anesthésiste.
Sadoudi Mouloud, Ingénieur de conception
Tariket Zohra, Assistante de direction.

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5 Commentaires

5 Commentaires

  1. Avatar

    GHRAB KRIMO

    24 novembre 2019 à 07:39

    Je suis pour le départ des résidus malfaiteurs de l’ancien régime qui à met notre pays au chaos et pratiquement tous le peuple et pour sauf les renégats un point des solutions proposées dont je suis pas d’accord et je m’y oppose énergiquement est le : passage à une assemblée nationale constituante car cette formule va créer une grande polémique entre les algériens est nous resté dans cercle fermé et je vois que la solution la plus plausible a mon avis installation d’un gouvernement des individus technocrates qui sont souci préparé les élections présidentielles et législatives et bien sûr géré le pays pendant cette période

    Votre frère GHRAB KRIMO Ingénieur polytechnique

  2. Avatar

    Ali Messaoudi Ben

    24 novembre 2019 à 14:17

    Premièrement et avant tout commentaire cet article est suspect et comporte un aspect diffamatoire. Pourquoi arborait une photo de Ahmed ben bitour , un Homme d’une grande sagesse respectable et respecté unanimement par tous les Algériens, alors qu’il ne faisait pas partie de cette reunion. Deuxièmement, il n’est pas question d’une autre période transitoire et d’ une assemblée constituante réclamée à core et à cris par une minorité, connue pour son animosité contre les constantes de la nation, sa proche collaboration avec l’ancien colonisateur .En somme, elle est soupçonnée d’être responsable de tous les déboires, les dérives et les souffrances du peuple, car en fait c’était elle qui gouvernait ,effectivement, le pays par intermédiaires. C’était elle aussi qui était derriere le push de 1992 et le scenario de la décennie noire. Pour conclure, L’election d’un president s’avère indispensable car nous avons perdu trop de temps afin d’espérer une quelconque relance économique, tous les voyants sont au rouge et Une légitimité politique est plus que nécessaire.

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    souad

    24 novembre 2019 à 17:21

    il ne reste qu(un seul point qu’il fallait le discuter et éxiger aux autorités la libération de ouyahia haddad et rebrab.

  4. Avatar

    Exfandebenbitour

    29 novembre 2019 à 02:14

    Des législatives…
    Un changement de constitution…
    Tout ça est beau, ça ressemble à un programme présidentiel…
    Mais au lieu de d’essayer de le faire passer par les urnes, vous avez préféré le dicter du haut de vos confortables fauteuil en Suisse.
    Non merci, je préfère de loin un président élu, même mauvais, que des dictates de quelques trouillard de politiciens qui n’ont même pas osé se présenter au peuple.

  5. Avatar

    Izem

    5 décembre 2019 à 15:36

    Ou sont les garde fous de cette nouvelle constitution et nouvelle republique? Je n’en vois presque aucun! Les voila :
    -separartion de la religion et de l’etat. Pour une etat seculaire !
    -Redefinir l’Algerie comme un etat Algerien et non Arabe! imediatement se distendre des nations arabes!!!
    -Creer une etat federal !
    -meme droits a l’homme et a la femme.
    -Creer une justice indepedante avec une court supreme !
    -……

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Abdelmadjid Tebboune rencontre Soufiane Djilali : Ce qui s’est dit

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© DR | Sofiane Djilali, président de Jil Jadid
© DR | Soufiane Djilali, président de Jil Jadid

Poursuivant ses consultations des personnalités nationales, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a reçu, ce mardi 14 janvier, Soufiane Djilali le président Jil Jadid.

Dans un communiqué publié par le parti sur les réseaux sociaux, il est fait état que le premier responsable de Jil Jadid a été invité à un entretien « sur la situation actuelle du pays et sur les perspectives de construction d’une nouvelle gouvernance ».

L’entretien qui a duré 1h50, a porté sur toutes les « questions sensibles » et a permis à Soufiane Djilali « d’insister » sur certains points, peut-on lire dans ce communiqué.

Entre-autres sujets abordés, « La libération de l’ensemble des détenus d’opinion, en citant les cas de Karim Tabou, Fodhil Boumala, Samir Belarbi et Abdelwahab Fersaoui, ainsi que tout autre détenu du Hirak », est-il rapporté tout en précisant que « Le Président de la République a affirmé qu’il suivait de près ces questions et que le processus judiciaire en cours permettra une libération rapide de celles et ceux qui sont en détention pour raison d’opinion ».

Abordant la liberté d’expression des médias, Jil Jadid affirme que Soufiane Djilali « a insisté pour une véritable ouverture et pour que les sites actuellement bloqués soient rapidement libérés ». En réponse, le président de la République a « affirmé que ce dossier devra trouver une solution dans un proche avenir », toujours selon le communiqué.

Sujet d’actualité du moment, la Constitution, a été également abordé dans cette entrevue. « Le Président de la République a confirmé que dès que son avant-projet sera remis par la commission chargée de sa rédaction, un très large débat sera ouvert, incluant la société civile et les partis politiques », informe le communiqué qui détaille les changements proposés par la Présidence, entre-autres « diminuer les prérogatives du Président de la République, renforcer le Parlement qui aura le pouvoir d’auditionner publiquement les ministres dans leur gestion et de censurer le gouvernement. Enfin, une séparation réelle sera opérée entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire ».

De son côté, Soufiane Djilali a proposé de « clarifier les dispositions constitutionnelles pour délimiter le champ du pouvoir sécuritaire, séparer le militaire du civil, tout en donnant les moyens à une sécurisation de l’Etat », ajoute le communiqué.

En conclusion, il est rapporté que le président de la République a réaffirmé que « c’est grâce au Hirak que l’Algérie a pu se ressaisir et sortir d’une dérive dont les conséquences auraient été catastrophiques ».

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Brandie lors de la marche des étudiants : La plateforme du Hirak est prête

Melissa NAIT ALI

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© DR | Liste des exigences transcrites par les étudiants lors du 47e mardi du Hirak

Pour la première fois depuis le début du mouvement populaire, le 22 février 2019, la liste des exigences est transcrite sur une grande banderole brandie à l’occasion de la 47e marche des étudiants, qui a eu lieu aujourd’hui à Alger. Le Hirak élabore sa plateforme de revendications.

Contrairement aux allégations des partisans du pouvoir qui tentent de faire croire que le Hirak n’a pas de « revendications claires », mis à part l’opposition au 5e mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika, la réponse est enfin donnée. Les manifestants ont, en effet, confectionné une grande banderole sur laquelle ils ont énuméré les 14 revendications du Hirak. Elles résument l’ensemble des demandes émises par les manifestants depuis plus de 10 mois.

Il s’agit de la « réalisation d’une transition démocratique », de « l’ouverture des champs politique et médiatique », de la « séparation des pouvoirs » et de la « réduction des pouvoirs du président ». Le document invite également les juristes « à donner des traductions légales permettant la satisfaction des revendications du Hirak ».

En outre, le Hirak exige l’amendement des dispositifs législatifs, notamment la loi électorale, la loi concernant l’autorité des élections, les lois sur les partis et les associations et tous les textes régissant les libertés individuelles et collectives, ainsi que le code pénal.

Cette plateforme exige aussi la dissolution du parlement, des assemblées élues au niveau local, des partis FLN et RND et des syndicats proches du pouvoir, pour agréer de nouveaux partis et de nouvelles associations.

Poursuivant, la plateforme insiste sur l’indépendance de la Justice, la suppression du principe de la désignation par décret présidentiel et la levée de la qualité de premier magistrat du pays au président de la République. En outre, le mouvement exige une réelle ouverture du champ médiatique et la libération de l’espace public, ainsi que la poursuite de la lutte contre la corruption en ciblant les symboles de l’ancien régime.

La plateforme exige aussi la fin des injonctions de l’institution militaire qui doit, selon le document, se contenter de l’accompagnement du processus choisi par le peuple. En outre, la plateforme exige la révision de toutes les lois adoptées en 2019.

Enfin, les concepteurs de ce document appellent à l’organisation d’un congrès national et populaire représentant toutes les catégories de la société.

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Révision de la Constitution : « une manoeuvre pour sauver le système », selon le PAD

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Les forces du pacte de l’alternative démocratique (PAD) ont réagi ce mardi 14 janvier à l’installation de la Commission d’experts chargée de l’élaboration de propositions pour la révision de la Constitution. Le PAD a exprimé son rejet de ce qu’il considère comme « un nouveau coup de force du système », en estimant que cette décision « lourde de sens » est une « manoeuvre » qui vise à organiser « le sauvetage du système ». 

Dans une déclaration rendue publique ce mardi, le PAD estime que « le pouvoir de fait issu du coup de force du 12/12/2019 a installé une commission d’experts désignés pour préparer une énième « révision constitutionnelle » et a entamé  des « consultations » pour légitimer sa feuille de route ».

Pour le PAD, « Cette décision lourde de sens s’inscrit en droite ligne des manœuvres visant à organiser le sauvetage du système rejeté par l’immense majorité qui réclame son départ sans discontinuité depuis 11 mois ». 

« Les forces du pacte de l’alternative démocratique (PAD) attachées à la mise en place d’un processus constituant souverain, rejettent ce nouveau coup de force du système », ajoute le communiqué tout en exigeant une nouvelle fois la satisfaction de la revendication légitime de souveraineté populaire « pleine et entière » exprimée avec force depuis 47 semaines par des millions d’algériennes et d’algériens.

Par ailleurs, le PAD exige la cessation de toutes les pratiques antidémocratiques du régime, de mettre fin à la répression et au harcèlement judiciaire , la libération de tous les détenus d’opinion et la libération du champ politique et médiatique, indique le communiqué.

« Le pouvoir constituant doit revenir au peuple qui l’exerce à travers les instruments démocratiques dont il se dotera souverainement. Plus que jamais, les forces du PAD réaffirment leur engagement au sein de la révolution pacifique. Elles restent mobilisées pour la réalisation de ces objectifs », conclut le communiqué.

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