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Politique

Placé en « isolement » à la prison de Koléa, Karim Tabbou « subit une torture morale »

Karim Tabbou, coordinateur de l’Union démocratique et sociale et figure du mouvement de protestation populaire contre le pouvoir en place a été est placé « en isolement à la prison de Koléa ». Ses avocats ont fait part de leur inquiétude quant aux conditions de son incarcération, rapporte le quotidien El Watan.

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Crédit photo: DR. Karim Tabou, porte-parole de l'UDS

Maintenu en détention provisoire mercredi dernier, Karim Tabbou fervent opposant au régime en place, a été « placé en isolement et dans le couloir réservé aux condamnés à mort », révèle la même source.

Pour ses avocats, Maîtres Aïssa Rahmoune, Zoubida Assoul et Mustapha Bouchachi, le placement en isolement de Tabbou est une « condamnation avant l’heure ».

«La procédure judiciaire veut que Karim Tabbou soit placé avec les autres détenus dès lors qu’il y a présomption d’innocence. On n’isole pas quelqu’un qui n’est pas encore jugé. Lorsque l’on met quelqu’un en isolement dans ce genre de procès, on assimile cela à une première peine, il s’agit d’une condamnation qui ne dit pas son nom», explique Me Rahmoune cité par le journal El Watan ajoutant que Karim Tabbou s’est plaint à ses avocats des conditions intenables et insupportables de son incarcération. «Il est mis en isolement dans une cellule au rez-de-chaussée. Un couloir que fréquentent les condamnés à la peine capitale », dénonce le collectif d’avocats.

Me Zoubida Assoul précise que Tabbou « subit en prison une torture morale, alors qu’il avait déjà subi, lors de son arrestation par les services de sécurité, des violences verbales et physiques, en plus des injures et des insultes ».

«Karim Tabbou a été malmené, il a été privé pendant sa garde à vue d’un droit légal prévu dans le code de procédure pénale, à savoir un coup de fil à ses proches », ajoute-elle.

Politique

RCD: l’escalade dans la répression « renseigne sur la panique du régime »

Dénonçant la répression policière qui ont ciblés les manifestants ce mardi lors de la 33e marche des étudiants contre le système, notamment, à Alger et à Bordj Bou Arreridj, le RCD estime que « cette escalade renseigne sur la panique du système et son incapacité à asseoir un dialogue pour sortir le pays de la crise actuelle ».

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« Des marches pacifiques hebdomadaires des étudiants viennent d’être réprimées brutalement par la police, notamment à Alger et Bordj-Bou Arreridj. Des dizaines d’arrestations parmi les manifestants et de nombreux blessés ont été enregistrés », relève le RCD dans un communiqué rendu public ce mardi.

Le parti souligne que « face à la détermination de la communauté universitaire à continuer la mobilisation jusqu’au départ du système et de ses symboles, le pouvoir recourt, une fois de plus, à la violence ».

« Cette escalade renseigne sur la panique du régime et son incapacité à asseoir un dialogue pouvant sortir le pays d’une crise que seul le peuple algérien peut dénouer par son choix souverain en dehors des agendas déclarés ou cachés du vice-ministre », estime le RCD.

Le parti dénonce dans la foulée « l’usage de la violence contre des manifestants pacifiques et exige la libération de toutes les personnes interpellées par les forces de répression.il renouvelle son appel à la libération sans condition de tous les détenus d’opinion », appelant les Algériens « à demeurer mobilisés et à intensifier et diversifier les luttes pacifiques pour l’avènement d’une transition démocratique ».

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Politique

Radio nationale : menace d’une grève illimitée contre la censure

Le collectif de la radio pour le service public dénonce la résurgence de la censure et menace d’aller vers une grève illimitée.

Melissa NAIT ALI

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 Vent de révolte à la radio nationale ! Le collectif des journalistes des différentes chaînes de la radio I, II, III et RAI expriment leur opposition au dictat de leur direction qui impose une couverture partiale de l’actualité politique.

« Nous prenons pour témoin, les responsables de la radio nationale ainsi que l’opinion publique, qu’en cas de sanctions ou de pressions exercées sur les journalistes et l’ensemble du personnel directement ou indirectement concerné, journalistes, réalisateurs, producteurs, animateurs, nous nous réservons le droit d’envisager un durcissement de nos actions, jusqu’à observer une grève illimitée », affirme le collectif dans une lettre ouverte adressée, aujourd’hui à la direction générale de média public.

 

Selon le document, il y a une « une résurgence de la censure dans le traitement de l’information ». « Les couvertures des événements liés au mouvement populaire sont scrupuleusement surveillées, écoutées, les papiers diffusés, sont repris, censurés. Des revendications plus profondes sont exprimées sans trouver d’écho », explique-t-on.

 

Précisant que « la liberté de la presse est un principe fondamental que nous refusons de nous voir confisquer », le collectif affirme « la radio n’est la chasse gardée d’aucun pouvoir, mais au service public exclusif ». « Il est de notre devoir d’informer. Il est de notre devoir d’accompagner ce mouvement dans son évolution. Sans accès à une information transparente justes et impartiale, il n’y a point de service public.

 

Il est impératif que notre media soit à l’avant- garde de ce qui se passe dans le pays », ajoute le collectif qui tient, selon le texte, à informer et éclairer l’opinion. « Face à une volonté affichée de museler l’expression libre, nous mettons les responsables face à leurs responsabilités. Désormais, toute consigne interdisant le traitement des informations devra être signée par le directeur de l’information, de la chaîne ou de la direction générale.

 

L’opinion a le droit de savoir qui lui refuse l’accès à l’information. La liste des personnes non autorisées à être diffusées ou invitées devra être établie dans la plus grande transparence afin que l’opinion en soit informée », indique-t-on.

Selon le document, « les faits doivent être recueillis ». « Manifestations, arrestations, slogans, (hormis ceux qui sont insultants, qui portent à l’intégrité, à la vie privée, qui incitent à la haine….) doivent être traités, couverts et les responsables d’éditions ainsi que le personnel de l’antenne, soutenus dans leurs démarches », ajoute la même source, insistant « sur le devoir moral de chacun des travailleurs de la radio « d’intégrer ces principes sacrés et de veiller à leur application ».

 

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Politique

FFS: les arrestations arbitraires « ont pour finalité d’installer un climat de peur et de démobilisation »

Le FFS a condamné, ce mardi 8 octobre, « les arrestations et mises en détentions arbitraires sans fin des animateurs du mouvement révolutionnaire pacifique qui ont pour finalité d’installer un climat de peur et de démobilisation ».

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Selon le FFS « une véritable machination politique et médiatique se met en place pour le passage en force du scrutin présidentiel prévu le 12 décembre prochain rejeté par le peuple algérien », dénonce la parti dans un communiqué rendu publique aujourd’hui.

face à cette violente répression qui ciblent les manifestants, le FFS appelle les Algériennes et les Algériens « à rester vigilant et mobilisé pacifiquement en toutes circonstances, pour déjouer toutes les tentatives de diabolisations de leurs objectifs en faveur d’un changement du système largement relayé par des voix malintentionnées dans le but de porter atteinte à la cohésion et à l’unité du pays qui sont une ligne rouge pour le FFS », conclut le communiqué du parti.

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