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Pharmacies : le SNAPO annonce une grève cyclique et tire sur le ministre de la Santé

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À peine le gouvernement a affiché, par la voix du ministre de la Santé, sa volonté de réviser certaines dispositions de la loi régissant l’activité des pharmacies d’officine, les concernés montent au créneau. Les pharmaciens d’officine annoncent une grève cyclique, à partir du 28 février prochain.

Réuni en session extraordinaire, le Bureau national du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO), a déploré, dimanche 12 février, « les menaces et déclarations » du Pr Abderrehmane Benbouzid et a décidé de « l’organisation d’une journée de grève nationale renouvelable, le lundi 28 février ».

La réaction rapide du syndicat des pharmaciens, fait suite aux propos du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH), jeudi 10 février à l’Assemblée populaire nationale.

Répondant à une question d’un député, le Pr Benbouzid a fait savoir que des « amendements » à la loi qui organise l’activité du pharmacien, « permettront aux nouveaux diplômés d’obtenir facilement les autorisations pour ouvrir leurs propres officines ». À ce sujet, il a dénoncé «l’opposition» et «la résistance» de certains qui cherchent, selon lui, à maintenir la situation en l’état actuel.

Le ministre a expliqué aussi que ses services coordonnent avec le Conseil d’éthique de la pharmacie « afin de mettre fin aux souffrances des nouveaux diplômés en pharmacie», ajoutant que désormais « seule la concurrence doit primer ».

Le SNAPO s’est senti directement visé et n’a donc pas tardé à répliquer. Pour le syndicat de Messaoud Belambri, « l’exercice d’une profession de santé ne doit pas être soumis à des considérations de libre concurrence se basant sur des critères commerciaux ou lucratifs qui risquent de mettre en péril la sécurité sanitaire et la subsistance de la profession ». Une profession, défend le syndicat, « qui reste avant tout soumise à des règles éthiques et déontologiques répondant à des exigences de santé publique ».

Le SNAPO, affirmant qu’il « n’a été associé par le ministère à aucun travail sur l’éventuelle révision de la réglementation régissant les officines pharmaceutiques », craint que les mesures annoncées « vont toucher aux fondements de la profession ».

Pour Messaoud Belambri, président du SNAPO, les déclarations du ministre « ont choqué l’ensemble des pharmaciens », car elles traitent la profession « d’un point de vue commercial, alors qu’elle est médicale, et constitue un axe principale dans le système de santé ».

« Nous n’acceptons pas que la profession du pharmacien soit associée assimilée à une quelconque image commerciale », a-t-il déclaré dans une vidéo partagée sur la page du SNAPO sur facebook.

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