Pétrole : l’Arabie saoudite disposée à augmenter son offre

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut et chef de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), annonce être disposée à pomper davantage de pétrole afin de favoriser la stabilité du marché mondial, rapportaient hier des agences de presse internationales.

Crédit photo : DR | Site de production pétrole en Arabie Saoudite

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut et chef de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), annonce être disposée à pomper davantage de pétrole afin de favoriser la stabilité du marché mondial, rapportaient hier des agences de presse internationales.

«Je n’exclus pas que la production du royaume, qui a été de 9 à 10 millions de barils par jour au cours de la dernière décennie, sera supérieure d’un à deux millions de barils», a ainsi déclaré hier le ministre saoudien de l’énergie Khaled Al-Faleh, sans toutefois fixer de date précise.

Forum international sur l’investissement

Al-Faleh, qui s’exprimait à l’occasion d’un forum international sur l’investissement dans la capitale saoudienne, Ryad, a annoncé par ailleurs que les pays de l’OPEP et leurs partenaires non membres de l’Organisation, dont notamment la Russie, devraient parapher en décembre prochain un accord «à durée indéterminée» pour conforter leur coopération actuelle visant à garantir l’équilibre des prix sur les marchés énergétiques.

pays producteurs.

Les producteurs de pétrole, a-t-il précisé au demeurant, continueront à surveiller l’offre et la demande sur le marché, en particulier à l’approche de nouvelles sanctions contre l’Iran début novembre prochain, «avec l’intention d’agir si nécessaire». L’Arabie saoudite, convient-il de rappeler, avait déjà augmenté ces derniers mois sa production quotidienne de pétrole pour la porter à plus de 10,5 millions de barils, dans le but notamment de compenser les perturbations de l’offre émanant d’autres pays producteurs.

Grimpe à 120 millions de barils par jour

Estimant que le marché pétrolier est aujourd’hui «en bonne position en termes d’équilibre et de stocks», le ministre saoudien a indiqué toutefois s’attendre à ce que la demande de pétrole, qui s’élève actuellement à environ 100 millions de barils par jour, grimpe à 120 millions de barils par jour au cours des trois prochaines décennies.

Coopération

Au sujet de la mise en place d’un nouveau cadre de coopération entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés non-OPEP, M. Al- Faleh a avancé qu’environ 25 pays producteurs membres et non membres de l’OPEP devraient signer en décembre prochain un accord de coopération à long terme après le succès de leur coordination qui a permis jusqu’ici de redresser les cours mondiaux du pétrole.

Plus bas niveau depuis un mois

«Ce que nous espérons faire, a-t-il ajouté en ce sens, c’est signer un accord entre au moins les 25 signataires de l’entente actuelle, en espérant que d’autres pays nous rejoindront». A noter enfin que les prix du pétrole évoluaient hier à leur plus bas niveau depuis un mois, le Brent coté à Londres reculant ainsi à moins de 78 dollars le baril, tandis que le «light sweet crude» (WTI) baissait sous les 68 dollars sur le marché new- yorkais.