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Pérou : au mois trois morts lors d’une manifestation contre le nouveau Président

Meriem Nait Lounis

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Lors d’une journée de protestation contre l’accession à la présidence de Manuel Merino, trois personnes ont été tuées, à la capitale du Pérou, Lima, samedi, par la police qui a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, et ce , au cinquième jour de son arrivée au pouvoir, rapporte l’Agence-France Presse.

Plusieurs milliers de Péruviens continuent à battre le pavé depuis mardi dernier, à la capitale et dans d’autres villes du pays, pour exiger la démission du nouveau Président Manuel Merino, entré en fonction mardi dernier, et rejeter ce qu’ils considèrent comme “un coup d’Etat parlementaire“.

Cette journée de mobilisation a été marquée par la violence policière. La police a fait usage de gaz lacrymogène, qu’elle a lancé notamment par hélicoptères, afin disperser des manifestants qui menaçaient de marcher sur le siège du Parlement, ajoute l’AFP. Cette “répression” a causé la mort d’au moins 3 manifestants et plusieurs autres blessés.

Le fonctionnaire du bureau du Défenseur du peuple, entité publique chargée de veiller au respect des droits de l’Homme au Pérou, Alberto Huerta, cité par l’agence de presse, a annoncé le décès d'”un manifestant de 25 ans”.”Son cadavre était arrivé à l’hôpital Almenara. La victime avait des blessures par plomb de chasse au visage et au cuir chevelu, selon le médecin“, a-t-il affirmé. Il a notamment ajouté que “13 manifestants avaient été blessés“.

Selon l’AFP, les protestataires ont porté plusieurs pancartes durant leur mobilisation, entre autres : “Merino, tu n’es pas mon président“, “Merino imposteur“, “le Pérou s’est réveillé“.

Réagissant à la “répression violente” des manifestations, le chef du Congrès péruvien, Luis Valdeza, a demandé la démission du nouveau président. “Je demande à M. Merino d’envisager sa démission immédiate”, a-t-il déclaré selon la même source. Par ailleurs, sept des 18 ministres de M. Merino ont annoncé leur démission samedi soir après la répression policière, a affirmé l’AFP en citant les médias locaux.

De son côté, le Premier ministre, Antero Flores Araoz, a déclaré que le président “n’a pas envisagé de se mettre à l’écart, car des millions de Péruviens le soutiennent. Malheureusement, ils restent chez eux. Je ne les inviterais pas à sortir”.

Pour rappel, le Parlement péruvien avait voté lundi la destitution de l’ex président Martín Vizcarra, pour “incapacité morale”, et pour notamment avoir reçu des pots-de-vins alors qu’il était gouverneur en 2014. L’accession à la présidence de Manuel Merino, un ingénieur agronome de centre-droit de 59 ans, a entraîné depuis mardi des manifestations à Lima et dans d’autres villes.

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