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Peine de mort en Algérie: 1000 personnes dans les couloirs de la mort et 9 condamnations prononcées en 2021

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Neuf condamnations à mort ont été prononcées en Algérie, en 2021, a indiqué Amnesty international, dans on rapport annuel sur la peine de mort dans le monde.

L’organisation de défense des droits a recensé « au moins 9 condamnations à mort en Algérie durant l’année 2021 contre une en 2020». L’Algérie, pays pourtant abolitionniste de ce châtiment, était sur une tendance baissière depuis 2015. Une seule condamnation à mort a été recensée en 2020, contre 4 en 2019, une en 2018, 27 en 2017, 50 en 2016 et 62 en 2015, rappelle l’ONG.

«Amnesty International avait constaté une tendance à la baisse des condamnations à mort depuis 2015. Aujourd’hui, nous regrettons fortement la hausse enregistrée en 2021 contredisant le recul de cette sanction inutile, injuste et cruelle en Algérie», a déclaré Hassina Oussedik, directrice d’AI Algérie.

Sur les neuf condamnations, huit ont été prononcées (dont 7 par contumace) en février 2021, par le tribunal de Dar el Beida, contre des «personnes déclarées coupables de l’enlèvement, de la torture et de la décapitation du guide français Hervé Gourdel en 2014 dans la wilaya de Tizi-Ouzou», rappelle l’ONG. Quant à la 9e personne, il s’agit d’ «un muezzin condamné à mort, en mars 2021, pour avoir poignardé et tranché la gorge de sa femme, enceinte de jumeaux, en octobre 2019 dans la wilaya de Ouargla».

Amnesty international a, par ailleurs, recensé «au moins 1000 personnes» qui se trouvent sous le coup d’une condamnation à mort, «ce qui veut dire qu’elles vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête depuis de nombreuses années», regrette-t-elle.

«Les autorités ne s’engagent pas»

Un moratoire a été instauré en Algérie sur la peine de la mort et aucune condamnation n’a été exécutée depuis 1993. Et souvent, les condamnations à mort «sont commuées en réclusion à perpétuité au bout de quelques années d’emprisonnement», constate Amnesty international.

Et malgré qu’au niveau international l’Algérie prône l’abolition de la peine de mort, «les autorités ne s’engagent pas à mettre un terme définitif à cette peine irréversible au niveau national », dénonce AI.

A l’occasion, Hassina Ouseddik, les appelle à se positionner avec cohérence. « Après avoir raté, encore une fois, l’occasion d’abolir la peine de mort lors de la dernière révision de la Constitution en novembre 2020, nous appelons les autorités algériennes à adopter une position cohérente au niveau national et international en franchissant le dernier pas vers l’abolition de la peine capitale en Algérie », a-t-elle déclaré, ajoutant que Amnesty international continuera de se mobiliser «pour que l’Algérie devienne le premier pays de la région à abolir cette peine cruelle et inhumaine».

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