Patrons incarcérés : Loukal assure que « l’Etat sauvegardera les entreprises concernées »

Crédit photo: DR Mohamed Loukal, ministre des finances

Le ministre des Finances, Mohamed Loukal, a affirmé dans un long entretien accordé à l’agence officielle que l’Etat sauvegardera les entreprises appartenant aux hommes d’affaires incarcérés. Le premier argentier du pays, s’est voulu rassurant en indiquant que l’Etat «a pris les mesures nécessaires pour sauvegarder l’outil de production et les postes d’emploi» dans leurs entreprises respectives.

 

Le premier argentier du pays a déclaré que ces entreprises constituent « les principaux agents économiques créateurs de richesse ».

Le ministre a également souligné que la poursuite de leur fonctionnement et de celui des projets industriels, confrontés à des mesures conservatoires dans le cadre de procédures judiciaires, était «au centre des préoccupations du gouvernement ».

Le dispositif de sauvegarde est supervisé, selon la même source, par un Comité intersectoriel ad hoc, placé sous tutelle du ministère des Finances. « Il est composé des membres du gouvernement et du gouverneur de la Banque d’Algérie, a-t-il rappelé, sans pour autant avancer, selon l’APS, plus de détails sur la nature des mesures qui seraient prises dans ce cadre.

S’agissant du «gel» du financement non conventionnel, Loukal explique que «le recours au financement non conventionnel, dès la fin 201 pour pallier les rétrécissements des liquidités bancaires suite à la chute des cours du pétrole, a été gelé pour l’année 2019″. Il souligne, toutefois, que le financement non conventionnel « restera un instrument de financement valable jusqu’à 2022″.

Par ailleurs et pour ce qui est de la perspective d’un endettement de l’extérieur par l’Algérie, le ministre des Finances a indiqué que cette dernière « n’est pas une priorité pour l’Algérie » même s’il admet qu’il « pourrait être envisagé pour financer des projets structurants et rentables », rapporte la même source.

Dans cette même veine, Mohamed Loukal conclut que « L’Algérie n’est pas sous la menace du FMI. Nous avons des réserves de change assez confortables, un endettement externe ne dépassant pas 1% du PIB et des sources alternatives qui nous permettent de continuer à assurer les dépenses de l’Etat sans aggraver le recours au financement non conventionnel. Notre marge de manœuvre en matière de possibilités de financement reste préservée », a-t-il assuré.

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