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«#PasUnCrime»: une campagne digitale pour réclamer la libération des détenus d’opinion lancée  

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© DR | Photo d'archives

Une campagne digitale sous le Hashtag «#PasUnCrime» a été lancée par 38 organisations nationales et internationales pour exiger la libération des détenus d’opinion et l’arrêt de la répression et des poursuites contre les militants des droits de l’homme en Algérie.

Pour ses initiateurs, cette campagne qui s’étale du 19 au 28 mai (date du décès en prison de Kamel Eddine Fekhar en 2019), vise à «attirer l’attention sur la manière dont les autorités algériennes tentent de plus en plus d’étouffer les voix dissidentes et la société civile indépendante ». Dans une déclaration, les organisations signataires appellent donc les autorités «à mettre fin à leur répression des droits humains, à libérer immédiatement et sans condition les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits humains et permettre à chacun.e de jouir librement de ses droits». 

Parmi les signataires figurent la LADDH, l’association Tharwa N’Fadhma N’Soumer, Amnesty International, Human Right Watch, la Confédération générale du travail (CGT, France), la Confédération des commissions syndicales ouvrières (CCOO, Espagne), DIGNITY – Institut Danois contre la Torture et l’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’Homme (CIHRS).

Accusations terroristes «infondées»

Depuis la fin du Hirak, «les poursuites en justice pour accusations terroristes infondées se sont multipliées», constatent les signataires, relevant que «des amendements problématiques du Code pénal ont été adoptés, des actions en justice lancées contre des organisations de la société civile et des partis politiques d’opposition». Plus encore, «la répression contre les défenseur.es des droits humains et les médias s’est intensifiée, tandis que les autorités continuent d’entraver l’enregistrement et l’activité des syndicats indépendants».

«Pas moins de 300 détenus d’opinion», se trouvent en prison actuellement, affirment les signataires, citant le défenseur des droits de l’Homme Zaki Hannache.  Le décès de Hakim Debbazi alors qu’il se trouvait en détention à la prison de Koléa, «révèle ce qui est en jeu lorsque des personnes sont détenues simplement pour avoir exercé leurs droits humains», alertent les lanceurs de la campagne.

Engagement inernational «rare»

Estimant «rare» l’engagement de la communauté internationale, ils rappellent l’appel de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme Michelle Bachelet, en mars dernier, au gouvernement algérien, l’invitant à «changer de cap». Et dans la perspective de l’examen périodique universel de l’Algérie en novembre 2022, sur la question des droits de l’Homme, les organisations soussignées «expriment leur vive inquiétude» quant à ce qu’elles qualifient de «dangereux recul en Algérie» sur ce plan.

Traduire en justice les responsables de graves violations

La campane réclame que les personnes soupçonnées d’être responsables de graves violations des droits humains, soient «traduites en justice dans le cadre de procès équitables» et appelle les autorités à «permettre aux victimes d’accéder à la justice et à des recours efficaces».

Pour y participer, les initiateurs invitent «toutes les personnes, organisations et parties concernées à contribuer à demander collectivement la fin de la criminalisation de l’exercice des libertés fondamentales en Algérie, en utilisant le hashtag #PasUnCrime».

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