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Participation ou abstention : Louisa Hanoune et le PT peinent à trancher  

Le parti des Travailleurs (PT) peine à trancher sa position concernant la participation ou pas à la prochaine présidentielle. Une première pour la formation de Louise Hanoune qui s’est retrouvée dans une position aussi inconfortable à quelques semaines seulement du rendez-vous présidentiel.

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La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a été réélue, dimanche à la tête de sa formation politique à l’issue du 7ème congrès qui s’est tenu à l’Office du Village des Artistes à Alger.

Pourtant, Samedi dernier, elle a affiché son penchant à la non-participation en raison du «flou» qui caractérise la scène politique nationale. Mais le parti a décidé finalement de retirer, à partir de lundi dernier, les formulaires de souscription.

 

Une démarche dictée par le souci de «réunir les conditions techniques et juridiques» tout en poursuivant les débats au sein aussi bien des structures du parti qu’avec la société civile, le comité central du parti devant arrêter sa position finale «exclusivement des considérants politiques, et en dehors de toute pression de quelque ordre que ce soit», et ce, au moment «opportun».

 

Président de la république dans son viseur

 

C’est que Hanoune est toujours en attente de «garanties» tant sa démarche frappée du sceau de la dualité sent, en fait, l’offre de service, et non pas d’«éléments de la situation politique» qui ne permettent pas encore de le faire à présent, comme le souligne le parti dans le communiqué de son bureau politique rendu public hier.

 

Ayant épargné, jusqu’à récemment, le président de la république, la patronne du parti des travailleurs le place désormais dans son viseur, allant jusqu’à douter de sa paternité des messages et autres décisions présidentielles, et donne l’impression de s’être perdue.

 

Devra-t-elle prendre part avec comme risque la caution d’un cinquième mandat qu’elle qualifie de «dramatique» pour le pays ? Devra-t-elle boycotter ou appuyer un candidat autre que celui du système avec l’autre risque d’un terrible «retour d’ascenseur»?

 

Terrible dilemme pour la dame de fer du PT qui doit choisir entre rompre définitivement ou continuer avec la dualité qui a fini par la discréditer aussi bien parmi le sérail que l’opposition !

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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