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Politique

Participation aux législatives: le FFS s’en prend à ceux qui prônent des « positions populistes et nihilistes »

Kenza Ait Bachir

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© DR | Convention nationale du FFS

Dans une allocution prononcée à l’ouverture, ce matin à Sidi-Fredj, de la convention nationale de son parti, le premier secrétaire national du FFS estime que les élections législatives ne devaient pas « constituer un frein » à des « initiatives politiques ».

Il n’a émis aucune objection pour que son parti participe au scrutin, mais il recommande au pouvoir politique de « se prévaloir, surtout dans ce contexte de fragilité politique et institutionnelle, d’un sens élevé des responsabilités.

Le sens de l’Etat exige de rompre avec les vieux schémas autoritaires et de renoncer aux méthodes de gestion bureaucratiques et policières des affaires publiques et de la société ». Pour la première fois depuis deux ans, un dirigeant du FFS s’en prend à une partie du Hirak. Il cible particulièrement ceux qui prônent des « des positions populistes, nihilistes et d’exclusion » et invite à redonner « toutes ses chances à la politique », à « sortir du populisme et des discours nihilistes qui sapent le moral de nos concitoyens et nous éloignent de plus en plus de la solution politique ».

Il dit regretter que « les élites politiques patriotiques ne sont pas parvenus à transformer cet élan historique en un projet politique » et estime que « les Algériennes et les Algériens ont besoin de leur redonner confiance et espoir et cela ne peut se réaliser qu’à travers un projet politique national consensuel ».

Notre pays a « besoin plus que jamais d’apaisement pour créer les conditions de la construction d’un front intérieur solide pour faire face à toutes les manœuvre internes et externes qui visent à attenter à son unité nationale, à affaiblir l’Etat et à saper sa souveraineté », a encore ajouté Youcef Aouchiche.

Les débats, animés par des militants venus de quatre coins du pays, ont été très animés. « Ulac l’vot ulac », ont scandé des militants en face des dirigeants dont une partie veut visiblement aller à l’élection du 12 juin prochain. En parallèle, une pétition signée par plus de 200 militants et cadres, dont Ahmed Djedaï et Nabila Smail, rejette la participation du FFS aux élections législatives.

Les signataires dénoncent « la démarche et la rencontre de l’appareil du parti avec le chef de l’Etat illégitime, désigné et imposé par l’armée, véritable détentrice du pouvoir et la considérons comme une légitimation du pouvoir de fait ». C’est à l’issue de la réunion du Conseil national extraordinaire, qui se tiendra samedi, que le parti décidera de sa position définitive par rapport à l’élection législative. L’annonce se fera lors d’une conférence de presse que tiendra le premier secrétaire national du parti, Youcef Aouchiche.

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