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Politique

Parlement Européen: une résolution d’urgence sur les libertés en Algérie débattue jeudi

Meriem Nait Lounis

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Siège du Parlement européen

La question sur la situation des droits de l’Homme en Algérie est invitée pour la deuxième fois au Parlement Européen après la condamnation du journaliste Khaled Drareni et plusieurs autres activistes de l’opposition. Une résolution d’urgence sur la détérioration des libertés dans le pays sera débattue, ce jeudi, par les eurodéputés, COVID-19 oblige, à distance, selon un document publié sur le site officiel du Parlement.

Le document a fait remarquer que depuis le début du mouvement populaire en février 2019, “plusieurs manifestants et activistes ont fait l’objet de poursuites et ont été placés en détention et que, en particulier, Khaled Drareni, correspondant pour TV5 Monde et Reporters sans Frontières, a été condamné à deux ans de prison en appel pour sa couverture des événements susvisés“.

Dans ce sens, le Parlement a “encouragé” les autorités algériennes “au plein respect des libertés fondamentales, notamment la liberté de la presse et condamne fermement les condamnations susvisées“.

En citant la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, le parlement n’est pas passé à côté de l’affaire de l’activiste, Yacine Mebarki, qui a été condamné à dix ans de prison ferme et dix millions de dinars d’amende, en première instance, avant que sa peine ne soit réduite à un an de prison ferme hier, pour “offense à l’islam“. A travers cette affaire, le parlement a appelé le pouvoir algérien au “plein respect de la liberté de conscience“.

En outre, le Parlement Européen s’est montré “alarmé” concernant les répercutions de la nouvelle loi relative aux fausses informations. Il a souligné que “le prétexte de la désinformation ne saurait être dévoyé pour entraver la liberté d’expression et la liberté de la presse”.

Le document a rappelé que ” le parlement algérien a adopté en avril 2020 un amendement au Code pénal portant sur les « fake news » ou « fausses nouvelles », aux termes duquel les auteurs de « fausses nouvelles » sont passibles d’une peine allant jusqu’à trois ans de prison“.

Par ailleurs, le document a invité “le Haut-Représentant/Vice-Président et la commission parlementaire Union-européenne-Algérie à contribuer à une résolution des affaires susvisées en coopération avec les autorités algériennes compétentes“.

Pour rappel, les eurodéputés ont voté une résolution similaire sur la situation des libertés en Algérie il y a juste un an, le 28 novembre 2019.

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