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Oran: le wali veut dissoudre l’association ‘’Santé Sidi El Houari’’ après 31 ans d’existence

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Après 31 ans d’existence et d’activités, l’association Santé Sidi El Houari (SDH) d’Oran risque la dissolution. Le wali de la même wilaya, Saïd Sayoud, a déposé une plainte visant sa dissolution devant le tribunal administratif, indique l’association dans un communiqué.

«L’association Santé Sidi El Houari porte à la connaissance de la société civile, de ses amis et ses partenaires qu’elle fait objet d’une plainte visant sa dissolution, déposée par le wali d’Oran devant le tribunal administratif», écrit-elle.

Le wali justifie sa plainte par de prétendus «financement étrangers» reçus par l’association «sans accord préalable des autorités compétentes».

L’annonce a déclenché une vague de solidarité sur les réseaux sociaux. Des acteurs de la société civile à Oran ont exprimé leur soutien à SDH. Des appels au lancement d’une pétition fusent de partout, au moment om l’association est pleinement engagée dans l’événement phare de l’année, à savoir les 19e Jeux méditerranéens d’Oran.

Paradoxale que cela puisse paraitre, la page officielle de la wilaya d’Oran a publié il y a deux jours, dans sa revue de presse, un article qui fait la promotion d’une activité organisée par des associations au siège de SDH, dans le cadre du «Mois du patrimoine» !

L’association qui célèbre cette année le 31e anniversaire de sa création, «n’a pas cessé d’accompagner les citoyens et les jeunes en particulier, dans les domaines de la formation professionnelle, l’apprentissage, le recrutement, l’éducation culturelle, civique et sociale, … en plus de sa participation aux efforts de l’Etat dans le développement local et national, contre les dangers qui guettent notre pays», se défend-t-elle.

Et malgré l’élan de solidarité et les appels à une pétition, SDH préfère mener la bataille judiciaire «par respect aux lois et institutions de la République», explique-t-elle. L’association compte défendre «son intégrité, son image et ses droits par tous les moyens légaux (…) afin de prouver sa bonne foi et la légitimité de ses activités».

Le cas de SDH rappelle celui d’une autre association au parcours riche: l’association Rassemblement-Action-Jeunesse (RAJ) en l’occurrence, dissoute le 13 octobre 2021 sur décision du tribunal administratif d’Alger, après une plainte déposé en mai par le ministre de l’Intérieur.

Mais, RAJ s’est engagé à «se battre pour qu’elle continue à exister sur le terrain». D’ailleurs, en avril dernier, un appel auprès du Conseil d’Etat, contre le jugement de dissolution, a été déposé.

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