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Oran: découverte d’une fresque géante du peintre français François Fauck

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fresque géante du peintre français François Fauck

Une fresque géante du peintre français François Fauck, qui a vécu en Algérie dans les années 1950, a été découverte à Oran, sur le mur d’un local appartenant à une entreprise publique, a-t-on appris de la direction de la Culture.

 

Il s’agit d’une œuvre de 29 mètres de long et de 6 mètres de large, réalisée sur le mur d’un local servant pour le contrôle technique de véhicules appartenant à la Sonelgaz, dans le quartier El Emir Abdelkader à Oran, a constaté jeudi l’APS.

Le chargé de la communication de la direction de la Culture, également membre d’une commission mise sur pied pour étudier les possibilités de valorisation de cette fresque, Noré Mekhessi, a précisé que la même direction a appris l’existence de cette fresque, durant le Salon des arts plastiques, organisé récemment à Oran.

“Un des artistes participant à cet évènement a signalé l’existence d’une fresque, signée par l’artiste François Fauck sur un grand mur d’un garage de contrôle technique des véhicules”, a indiqué le même responsable, ajoutant que des spécialistes ont été dépêchés sur les lieux pour identifier avec exactitude cette œuvre d’art qui date des années 1950.

Restaurer et de compléter certaines parties manquantes

La même commission a effectué, depuis, plusieurs visites. Elle étudie aujourd’hui les possibilités de restaurer la fresque, qui a subi certaines dégradations, et de son déplacement vers un autre lieu où elle serait mieux valorisée et plus visible.

Réalisé selon les anciennes techniques avec de l’argile et en bas relief, l’œuvre représente plusieurs motifs et les douze signes du Zodiaque.

S’agissant des perspectives, Noré Mekhessi a indiqué, qu’il s’agit d’abord de déplacer la fresque, de la restaurer et de compléter certaines parties manquantes, avec le concours d’artistes spécialisés. Il s’agira ensuite de la placer dans un lieu visible pour mieux la valoriser.

Réalité Poétique

“L’esplanade du nouveau stade olympique à Belgaïd figure parmi les propositions de placement de cette valeureuse fresque”, a-t-il avancé.

François Fauck, peintre français, est né à Lille en 1911 et décédé à Paris en 1979. Ses œuvres se rattachent au mouvement pictural de la “Réalité Poétique”. Durant son séjour en Algérie où il a vécu durant deux décennies, dans les années 50 et 60, il a peint des paysages de plusieurs villes du pays comme Alger, Oran, Tlemcen, Constantine et le Sud.

Culture

Monde d’après : “le virus inspirera les écrivains”

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Pour le romancier libanais Jabbour Douaihy, la pandémie de nouveau coronavirus sera, avec du recul, une grande source d’inspiration pour les écrivains, tout comme l’ont été les guerres et épidémies d’autrefois.

“Les grands auteurs ont écrit sur les épidémies précédentes et les ont utilisées comme des symboles”, explique-t-il à l’AFP lors d’une interview en visioconférence.

Le nouveau coronavirus “fera partie de la scène littéraire générale et de l’imagination de l’humanité, tout comme les guerres, la peste et d’autres pandémies”, assure-t-il.

Mais si le virus aura bien un impact sur le comportement humain, il ne chamboulera pas totalement notre mode de vie, selon l’écrivain de 71 ans, deux fois nominé pour le prestigieux Prix international de la fiction arabe (IPAF), avec notamment en 2008 son roman “Pluie de Juin”.


Jabbour Douaihy, qui possède un doctorat de littérature comparé de la Sorbonne, attend le déconfinement complet dans la ville d’Ehden, sur les hauteurs de Tripoli, au Liban, pays relativement épargné par l’épidémie (1.306 cas dont 28 décès).

Personnellement, le romancier dit ne pas avoir été “ennuyé” par les strictes mesures de confinement, bien qu’il ait trouvé dur, au début, de se concentrer sur la lecture et l’écriture.

“Cicatrices”

Il compare l’épidémie de Covid-19 à son expérience de la guerre civile libanaise entre 1975 et 1990.

“Je ne pense pas que l’on ait écrit sur la guerre libanaise avant qu’elle soit terminée”, estime-t-il.

De la même façon, Jabbour Douaihy dit ne pas vouloir écrire sur l’épidémie de nouveau coronavirus pour le moment.

“Ecrire des romans prend du temps, on ne peut pas écrire sur des événements qui sont encore en cours.”

Mais il l’assure, en temps voulu, l’épidémie commencera à inspirer la littérature. Tout comme Albert Camus, dit-il, a résumé sa philosophie de la futilité dans son roman “La Peste” (1947), en prenant pour cadre la ville d’Oran, en Algérie. Ou “Rhinocéros”, l’oeuvre du dramaturge franco-roumain Eugène Ionesco, qui a utilisé l’histoire d’une pandémie fictive pour critiquer les régimes politiques.

L’épidémie de coronavirus “laissera des cicatrices sur nos esprits, sur la façon dont nous pensons et particulièrement sur l’imagination”, assure-t-il encore.

“Mouvement écologique”

Le romancier ne s’attend cependant pas à un changement fondamental après la pandémie, que ce soit dans le monde politique, économique ou dans la société.

“On dit toujours que les choses vont être différentes après la crise actuelle, mais je ne suis pas sûr que le comportement humain va changer drastiquement”.

“Je tends vers l’idée que l’humanité surmontera cette pandémie et continuera à détruire l’environnement”, même si l’on peut s’attendre à voir “un certain mouvement écologique émerger.”

“L’inquiétude pour l’environnement va grandir” et “il va devenir clair que nous devons revenir à une agriculture biologique, appropriée”, dit-il encore. Jabbour Douaihy envisage également un changement en ce qui concerne l’idée d’autosuffisance et de retour vers des économies nationales.

Selon lui, l’apprentissage et l’éducation à distance pourrait aussi se développer, affectant la mondialisation et la communication.

“Le phénomène de consommation excessive”, lui, “est là pour rester (et) l’individualisme pourrait se renforcer”, estime l’écrivain.

Il met en parallèle la fermeture des frontières en raison de l’épidémie aux gens se réfugiant chez eux.

“Nous retournons dans nos maisons comme si elles étaient un refuge contre le virus. Les Etats ont fait de même en essayant de s’enfermer”, dit-il.

“Cela laisse prévoir un recul des principes que le monde a essayé de promouvoir, comme la liberté de mouvement.

” D’après le romancier, la pandémie a freiné le mouvement transnational mais il est encore “trop tôt pour tirer des conclusions”.

Une chose est sûre, dans le monde arabe, malgré la pandémie, “nous faisons toujours face à nos conflits habituels, comme si rien ne s’était passé”, souligne-t-il.

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Culture

Décès de l’humoriste français Guy Bedos

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Le comédien et humoriste français Guy Bedos, connu sur les planches du théâtre et dans le septième art, mais aussi pour son engagement et ses positions humanistes anticolonialistes, est décédé à l’âge de 85 ans, a annoncé jeudi son fils sur les réseaux sociaux.

Né en 1934 à Alger, Guy Bedos s’est fait connaître grâce à des sketchs mordants au début des années 60 alors qu’il avait entamé une carrière de metteur en scène et de comédien sur les planches en 1951 aux côtés de Jean Paul Belmondo.

Il a également fait parler de lui au cinéma à partir de 1955 dans “Futures vedettes” du réalisateur Marc Allégret qui sera suivi d’une trentaine d’apparitions sur grand écran dans des oeuvres comme “Un éléphant ça trompe énormément” (1976), “Nous irons tous au paradis” (1977), “Contre l’oubli” (1991), “La jungle” (2006) ou encore “Et si on vivait tous ensemble?” (2012).

Il s’est également produit dans de nombreux spectacles comiques dont il est l’auteur, et a fait un passage très remarqué à Alger en 2018 pour la projection du documentaire “Guy Bedos: en toutes libertés”.

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Lancement ce mardi de la chaîne thématique “El Maarifa”

Yasmine Marouf-Araibi

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La nouvelle chaîne thématique “El Maarifa” sera lancée ce mardi, à l’occasion de la Journée nationale de l’étudiant célébrée le 19 mai de chaque année, a indiqué lundi un communiqué du ministère de la Communication.

“Cette chaîne vient s’ajouter au bouquet des chaînes de la Télévision algérienne, parallèlement à la période de confinement sanitaire que passent nos enfants chez eux”, note le communiqué du ministère.

La même source ajoute que cette nouvelle chaîne mettra à la disposition des élèves une série de cours dans toutes les disciplines des trois cycles d’éducation, notamment des classes d’examen et que ses programmes seront diffusés via le satellite algérien Alcomsat-1.

Le choix de la Journée de l’étudiant pour le lancement de la diffusion “est dû à la symbolique de cette date pour notre pays, car constituant une étape décisive dans l’histoire de la Glorieuse révolution de libération, pour laquelle toutes les franges de la société se sont mobilisées, notamment les étudiants et les lycéens, impliqués à l’intérieur et à l’extérieur du pays dans la lutte, tout en sacrifiant leur avenir académique et leurs ambitions scientifiques et en remplaçant leurs plumes en fusils face au colonialisme brutal”, précise le ministère.

En outre, le ministère a rappelé que “la décision de son lancement a été prise lors de la réunion du conseil des ministres du 10 mai dernier, sous la présidence du président de la République, en vue de lancer une chaîne thématique publique qui sera consacrée à l’enseignement à distance”.

Avec APS

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