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Nouvelle séquence de la crise au FFS : violence et échange d’accusations au siège du parti  

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Le siège nationale du front des forces socialiste (FFS) a été, aujourd’hui 22 juin, le théâtre de nouvelles scènes de violence. Des partisans de la direction du parti, conduite par Ali Laskri

Le siège nationale du front des forces socialiste (FFS) a été, aujourd’hui 22 juin, le théâtre de nouvelles scènes de violence. Des partisans de la direction du parti, conduite par Ali Laskri, coordinateur de l’instance présidentielle (IP) et des fidèles de la direction parallèle, dirigée par Hayat Tayati et Sofiane Chioukh se sont livrés, durant plusieurs minutes, à une véritable bataille devant le portail principal de l’édifice.

 

Une violente bagarre qui a nécessité l’intervention des forces anti-émeute pour les départager. Pourquoi ? Il s’agit d’un nouvel épisode d’une profonde crise dans laquelle est plongé le plus vieux parti de l’opposition depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, les partisans de Hayat Tayati et de Sofiane Chioukh ont convoqué une session du conseil national pour désigner un nouveau premier secrétaire.

De leur côté, les proches d’Ali Laskri se sont présentés sur les lieux pour y tenir un sit-in en vue de récupérer le siège national, « squatté depuis le mois d’avril dernier ». En tentant d’accéder à l’intérieur, selon des témoins sur place, ces derniers ont été repoussés par les occupants des lieux qui étaient plus nombreux.

Et cela a donné suite à une véritable bagarre avec l’utilisation de divers projectiles. Pendant ce temps, les travaux du conseil national se déroulaient. Et ils ont vite débouché sur la désignation de Belkacem Benameur comme nouveau premier secrétaire. Ce dernier exprime aussitôt sa « volonté de faire tout son possible pour rassembler les rangs au sein du parti ».

« Mon objectif principal consiste à organiser le 6e congrès du parti à la fin octobre de l’année en cours », précise-t-il, en évoquant les conditions de « guerre » que traverse le FFS, suite à des problèmes de dissensions en son sein.

« Un coup de force »

La décision est vite contestée par les partisans d’Ali Laskri, présent lui aussi sur les lieux. Ils dénoncent d’abord la violence de leurs adversaires qui ont tenu, selon eux, une réunion sous la protection de la police.

Mais ils refusent de s’avouer vaincus. « Ce jour, la direction légitime et légale du FFS a été  surprise par une attaque de mercenaires au service du système, à leur tête les parlementaires qui ont refusé de démissionner de l’APN et du conseil de la nation. Après l’occupation violente et illégale du siège national, une structure illégitime a été annoncée ayant pour but de paralyser le parti, de neutraliser son action politique et de tenter d’opérer un Hold-up anti statutaire», accuse Ali Laskri dans un communiqué rendu public cet après-midi.

Tout en condamnant ces « pratiques mafieuses », le coordinateur de l’instance présidentielle affirme qu’il « ne peut tolérer les atteintes contraires aux statuts et  à l’éthique politique, ainsi que l’installation de structures illégitimes sous protection policière qui a empêché  les membres de la direction, les membres du conseil national et les militants d’accéder au siège national du parti ».

« Le FFS met en garde les autorités sur d’éventuelles manipulations politico-médiatiques visant à créer les conditions de la destruction du parti en mettant tous les moyens pour la création d’un FFS bis à la solde du pouvoir au moment où le peuple maintient sa mobilisation pacifique et unitaire malgré toutes les tentatives de divisions opérées par le pouvoir », lit-on dans ce communiqué.

Selon la même source, « le FFS est l’objet d’un vaste complot pour tenter d’anéantir une initiative politique commune en vue d’une sortie de crise politique à travers une véritable transition démocratique ».

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