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Nomination du gouvernement Bedoui : dernier acte de Bouteflika avant l’article 102

Melissa NAIT ALI

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Il est désormais clair comme de l’eau de roche que le pouvoir ne compte pas répondre à la demande du départ de tout le système exprimée par la forte mobilisation populaire. La nomination, cet après-midi, du gouvernement Bedoui, contesté lui aussi, en est la preuve.

Il est désormais clair comme de l’eau de roche que le pouvoir ne compte pas répondre à la demande du départ de tout le système exprimée par la forte mobilisation populaire. La nomination, cet après-midi, du gouvernement Bedoui, contesté lui aussi, en est la preuve.

 

La décision d’annoncer le staff gouvernemental, après près de 20 jours de tractations, confirme l’intention du clan au pouvoir d’aller jusqu’au bout dans l’application de sa feuille de route et d’être l’organisateur de la prochaine période de transition.

En effet, l’annonce du gouvernement, est de l’avis de tous les observateurs, enclenche officiellement le processus d’application de l’article 102 de la constitution suggéré par le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, maintenu d’ailleurs comme vice-ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement.

La prochaine étape sera celle de l’annonce de la démission du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, pour tenter de contourner la demande de transition réclamée par l’ensemble de l’opposition.

Et pour cause, le président est le seul habilité à démettre le gouvernement. C’est ce que prévoit la loi en tout cas. Mais cette décision pourrait donner un nouveau souffle à la mobilisation populaire qui devrait être au rendez-vous pour un 7e vendredi de contestation.

Lamamra sacrifié

Outre l’objectif de cette nomination, la liste du gouvernement suscite aussi des interrogations. La première est la révocation énigmatique du vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Non seulement le poste du vice-premier ministre est supprimé, Lamamra perd aussi le portefeuille des affaires étrangères au profit du représentant permanent de l’Algérie à l’ONU, Sabri Boukadoum.

Le staff du gouvernement n’est pas finalement composé seulement de « technocrates » comme prétendu. Des représentants du FLN, du RND et TAJ sont maintenus à leurs postes, à l’image de Ghania Eddalia (FLN), Tayeb Zitouni (RND) et Fatma Zohra Zarouati (TAJ).

D’autres figures de l’ancien gouvernement sont aussi reconduites, dont Said Djellab, ministre du Commerce, Imane Houda Feraoun, ministre de la Poste et des TIC et Abdelkader Benmessaoud, ministre du Tourisme.

Face à la difficulté de démarcher des candidats, le pouvoir a dû puiser dans le personnel disponible dans les différentes institutions et administrations publiques. C’est le cas de Mohamed Loukal, gouverneur de la banque d’Algérie nommé ministre des Finances, Hassan Tidjani Haddam, cadre du secteur du Travail, nommé ministre du même secteur et Abdelhakim Belabed, recteur de l’université de Batna, désigné ministre de l’Education nationale.

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