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Politique

Mouture de l’avant-projet de révision de la Constitution : les commentaires de Djilali Sofiane

Yasmine Marouf-Araibi

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Invité ce matin pour intervenir sur les ondes de la radio chaîne III, le président du parti Jil el Jadid, Djilali Sofiane, a commenté sur les différents amendements apportés dans la mouture de révision de la constitution. Si l’homme politique a exprimé son opposition quant à certains points, il estime, toutefois, que l’avant-projet présenté a un certain “nombre de qualités”, dans son ensemble.

En Premier lieu, Djilali Sofiane estime que l’avant-projet de loi de la révision de la constitution est “un projet extrêmement important” d’autant plus “qu’on est à un tournant très important dans le vie politique de l’Algérie”.

Dans ce sens, l’homme politique estime que pour aboutir “à un texte consensuel”, sur lequel l’ensemble de la société civile est d’accord, cette dernière doit participer et donner son avis, et que de son coté le pouvoir doit entendre les avis contraires.

Pour Djilali Sofiane, le projet présente à un certain nombre de qualités parmi lesquelles il cite les garanties constitutionnelles pour les libertés individuelles et collectives .

Sur le plan institutionnelle, Djilali Sofiane fait observer un “rééquilibrage en faveur du deuxième pôle de l’exécutive” . Selon lui,  “nous ne sommes plus face à un Premier-ministre coordinateur du gouvernement, qui défend un programme du président, qu’on ne lit jamais et qu’on ne voit jamais, mais au contraire on là un chef du gouvernement qui doit assumer un programme d’une majorité qui gouvernera avec l’appui des partis politiques majoritaires à l’Assemblée”.

Concernant l’indépendance de la Justice, Djilali Sofiane note un “autre aspect positif” relatif au fait que le président de la République ne puisse “plus légiférer par ordonnances, et donc, n’a pas à interférer dans les prérogatives du pouvoir législatif”.

Il tient cependant a souligner qu’une “belle constitution, sans une application effective, sans sa concrétisation sur le terrain, ne servirait pas à grand chose”.

C’est d’ailleurs “ce genre de dysfonctionnement qui font que l’algérien en général ne croit plus dans les documents et les textes. Il a le sentiment que les textes de loi qui peuvent lui donner ses droits ne sont en réalité appliqués que si il a accès au représentant du pouvoir pour d’une manière ou d’une autre se protéger”, avance le président de Jil el Jadid.

Concernant le système parlementaire, Djilali Sofiane se déclare contre.“L’Algérie n’a pas été préparée pour aller vers un régime parlementaire. Le régime parlementaire en soit s’est installé et a été crée dans des structures de royaumes”, a-t-il déclaré faisant état des effets négatives “dans les quelques rare cas de républiques qui ont opté pour un système parlementaires”.

A propos de la limitation des mandats pour l’ensemble des élus y compris le président de la République, Djilali Sofiane dit avoir été surpris par cet amendement. Il propose, toutefois, de l’appliquer de manière rétroactive à tous les membres de l’APN et du Sénat, qui y siègent “depuis plusieurs décennies”, afin rajeunir la classe politique. 

Concernant la désignation d’un poste de vice-président, Djilali Sofiane, considère que cette proposition “draine un fardeau péjoratif” puisque l’idée a déjà émergé en 2010 alors que l’ancien Président la République, Abdelaziz Bouteflika, “était incapable de gérer”.

Djilali Sofiane s’est également exprimé sur la constitutionnalisation de liberté de la presse, “c’est un bon point, mais encore une fois il va falloir le voir et le constater sur le terrain”, a-t-il déclaré avant d’ajouter : “il faut que, par exemple, les médias publiques s’ouvrent vraiment au pluralisme. Il y a un début qu’on voit ces derniers temps, mais je pense que c’est encore largement insuffisant”.

S’agissant des propositions qui seront présentées par Jil el Jadid pour “enrichir” la mouture, Djilali Sofiane a déclaré que son parti “va présenter, dans une quinzaine de jours, un document détaillé sur l’ensemble des propositions qui ont été faites. Le travail est en cours et on aboutira à un document bien arpenté je l’espère”.



Politique

Nouveau report du procès en appel de Mahieddine Tahkout

Yasmine Marouf-Araibi

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La Cour d’Alger a décidé, mercredi, de renvoyer le procès en appel de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout à l’audience du 21 octobre alors que les avocats poursuivent leur grève pour le quatrième jour consécutif.

Selon le quotidien arabophone El Khaber, l’audience du procès a été renvoyée en raison de l’absence de l’ancien ministre Abdelghani Zaalane qui est également impliqué dans cette affaire.

Notons que le collectif de défense a été absent, et ce, en réponse à l’appel de grève entamé dimanche à l’initiative de l’ordre des avocats d’Alger. La décision de boycotter les audiences du 27 septembre jusqu’au dimanche 4 octobre est intervenue en protestation aux “atteintes des droits de la défense”.

L’homme d’affaires Mahieddine Tahkout a été condamné en première instance à une peine de 16 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8.000.000 Da pour plusieurs chefs d’inculpation liées à la corruption dont “blanchiment d’argent” et “obtention d’indus privilèges”.

Poursuivis dans la même affaire, les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été condamnés, en première instance, à 10 ans de prison ferme.

D’autres hauts responsables sont poursuivis dans cette affaire dont l’ancien ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb, qui a été condamné, par contumace, à 20 ans de prison ferme. 

Rappelons que Mahieddine Tahkout a été transféré, en août dernier, vers l’établissement carcéral de Babar dans la wilaya de Khenchela. Ahmed Ouyahia a, lui, été transféré à la prison d’Abadla dans la wilaya de Béchar tandis qu’Abdelmalek Sellal a été transféré à celle d’El Ménéa à Ghardaia.

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Politique

Le procès de «Madame Maya» reporté au 7 octobre

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le procès de Nachinachi Zoulikha-Chafika, dite “Maya” et présentée comme étant la fille cachée du Président déchu, Abdelaziz Bouteflika, a été reporté par le tribunal de Chéraga au 7 octobre.

Il s’agit du troisième report consécutif de l’audience. Celle-ci étant déjà reportée une première fois en début du mois d’août au 26 août, puis une deuxième fois au 30 septembre avant d’être reportée pour la troisième fois au 7 octobre prochain.

Dans cette affaire, “Maya”, en détention depuis 2019, implique avec elle ses deux filles et les deux anciens responsables Abdelghani Zaalane et Mohamed Ghazi. Ils sont poursuivis respectivement en leurs qualités d’ex walis d’Oran et de Chlef.

Tous les accusés sont poursuivis, entre autres, pour des faits de corruption dont “blanchiment d’argent”, “trafic d’influence”, “octroi d’indus avantages”, “dilapidation de deniers publics” et “incitation d’agents publics pour l’octroi d’indus avantages”.

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Politique

Mohamed Djemai quitte la prison

Yasmine Marouf-Araibi

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L’ex-secrétaire général du FLN, Mohamed Djemai, a été condamné ce mercredi à deux ans de prison dont un an ferme et un an avec sursis, par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

l’Instance judiciaire a également prononcé une amende de 200,000 DA à l’encontre du politicien et homme d’affaires.

Placé en détention préventive le 19 septembre 2019, Mohamed Djemai a donc purgé sa peine d’un an de prison ferme. Il quittera la prison ce mercredi.

Pour rappel, l’ancien secrétaire général du FLN est poursuivi pour «menaces» et «destruction de documents de preuves».

Mohamed Djemai a été remplacé à la tête du FLN par Abou El Fadl Baadji qui a été plébiscité, le 30 mai, nouveau secrétaire général à l’issue d’une réunion du Comité central du parti.

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