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Politique

Mostaganem: Dalila Touat entame une deuxième grève de la faim

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Dalila Touat, en détention à la prison d’Aïn Tedles (Mostaganem), a débuté sa deuxième grève de la faim le vendredi 29 janvier. Elle entend dénoncer à travers son action “les injures, les mauvais traitements, les menaces et intimidations dont elle fait l’objet depuis son incarcération“, a-t-on appris de Me Khemisti membre de la défense.

L’activiste Dalila Touat, condamnée à 18 mois de prison ferme le 18 janvier avait déjà entamé une grève de la faim le 3 janvier et l’avait par la suite arrêté à la demande de ses avocats. Celle-ci a entamé une deuxième grève le 29 janvier pour lever le voile sur “les injures, les mauvais traitements, les menaces et intimidations” dont elle dit être victime depuis son incarcération à la prison de Mostaganem.

Selon Me Farid Khemisti, “Dalila Touat a adressé une lettre au directeur de l’établissement pénitentiaire pour lui faire part des mauvais traitements qu’elle aurait subi, mais sa doléance est restée lettre morte”. Pour faire pression et valoir ses droits, “la détenue a également envoyé un courrier au procureur général, dans lequel, elle l’interpelle sur les dépassement qu’elle aurait subi dans l’établissement de détention” a ajouté la même source.

Pour appuyer la démarche de Dalila Touat, “les avocats ont rédigé une plainte contre les protagonistes de ces dépassements” apprend-t-on auprès de la même source qui précise “quelle sera déposée au cours de la semaine prochaine”.

Pour rappel, l’enseignante de 45 ans et mère de trois enfants, a été condamnée le 18 janvier dernier à une peine de 18 mois de prison ferme. Le procureur avait requis, le 11 janvier, 2 ans de prison ferme assortie d’une amende de 300,000 DA.

Elle est poursuivie dans cette affaire d'”outrage à fonctionnaires et institutions de l’État“, “diffamation” et “publications portant atteinte à l’ordre public“.

Dans une seconde affaire, Dalila Touat a été condamnée par le tribunal de Mostaganem à 2 ans de prison ferme sans mandat de dépôt.

On lui reproche dans ce dossier d’avoir “incité les citoyens à boycotter le référendum populaire du 1er novembre” et “outrage à fonctionnaires dans l’exercice de ses fonctions“.

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