Connect with us

Culture

Monde d’après : “le virus inspirera les écrivains”

Avatar

Published

on

© DR |

Pour le romancier libanais Jabbour Douaihy, la pandémie de nouveau coronavirus sera, avec du recul, une grande source d’inspiration pour les écrivains, tout comme l’ont été les guerres et épidémies d’autrefois.

“Les grands auteurs ont écrit sur les épidémies précédentes et les ont utilisées comme des symboles”, explique-t-il à l’AFP lors d’une interview en visioconférence.

Le nouveau coronavirus “fera partie de la scène littéraire générale et de l’imagination de l’humanité, tout comme les guerres, la peste et d’autres pandémies”, assure-t-il.

Mais si le virus aura bien un impact sur le comportement humain, il ne chamboulera pas totalement notre mode de vie, selon l’écrivain de 71 ans, deux fois nominé pour le prestigieux Prix international de la fiction arabe (IPAF), avec notamment en 2008 son roman “Pluie de Juin”.


Jabbour Douaihy, qui possède un doctorat de littérature comparé de la Sorbonne, attend le déconfinement complet dans la ville d’Ehden, sur les hauteurs de Tripoli, au Liban, pays relativement épargné par l’épidémie (1.306 cas dont 28 décès).

Personnellement, le romancier dit ne pas avoir été “ennuyé” par les strictes mesures de confinement, bien qu’il ait trouvé dur, au début, de se concentrer sur la lecture et l’écriture.

“Cicatrices”

Il compare l’épidémie de Covid-19 à son expérience de la guerre civile libanaise entre 1975 et 1990.

“Je ne pense pas que l’on ait écrit sur la guerre libanaise avant qu’elle soit terminée”, estime-t-il.

De la même façon, Jabbour Douaihy dit ne pas vouloir écrire sur l’épidémie de nouveau coronavirus pour le moment.

“Ecrire des romans prend du temps, on ne peut pas écrire sur des événements qui sont encore en cours.”

Mais il l’assure, en temps voulu, l’épidémie commencera à inspirer la littérature. Tout comme Albert Camus, dit-il, a résumé sa philosophie de la futilité dans son roman “La Peste” (1947), en prenant pour cadre la ville d’Oran, en Algérie. Ou “Rhinocéros”, l’oeuvre du dramaturge franco-roumain Eugène Ionesco, qui a utilisé l’histoire d’une pandémie fictive pour critiquer les régimes politiques.

L’épidémie de coronavirus “laissera des cicatrices sur nos esprits, sur la façon dont nous pensons et particulièrement sur l’imagination”, assure-t-il encore.

“Mouvement écologique”

Le romancier ne s’attend cependant pas à un changement fondamental après la pandémie, que ce soit dans le monde politique, économique ou dans la société.

“On dit toujours que les choses vont être différentes après la crise actuelle, mais je ne suis pas sûr que le comportement humain va changer drastiquement”.

“Je tends vers l’idée que l’humanité surmontera cette pandémie et continuera à détruire l’environnement”, même si l’on peut s’attendre à voir “un certain mouvement écologique émerger.”

“L’inquiétude pour l’environnement va grandir” et “il va devenir clair que nous devons revenir à une agriculture biologique, appropriée”, dit-il encore. Jabbour Douaihy envisage également un changement en ce qui concerne l’idée d’autosuffisance et de retour vers des économies nationales.

Selon lui, l’apprentissage et l’éducation à distance pourrait aussi se développer, affectant la mondialisation et la communication.

“Le phénomène de consommation excessive”, lui, “est là pour rester (et) l’individualisme pourrait se renforcer”, estime l’écrivain.

Il met en parallèle la fermeture des frontières en raison de l’épidémie aux gens se réfugiant chez eux.

“Nous retournons dans nos maisons comme si elles étaient un refuge contre le virus. Les Etats ont fait de même en essayant de s’enfermer”, dit-il.

“Cela laisse prévoir un recul des principes que le monde a essayé de promouvoir, comme la liberté de mouvement.

” D’après le romancier, la pandémie a freiné le mouvement transnational mais il est encore “trop tôt pour tirer des conclusions”.

Une chose est sûre, dans le monde arabe, malgré la pandémie, “nous faisons toujours face à nos conflits habituels, comme si rien ne s’était passé”, souligne-t-il.

Culture

Egypte: découverte de 59 sarcophages “intacts”

Yasmine Marouf-Araibi

Published

on

l’Egypte a découvert 59 sarcophages “intacts” après plus de 2.500 ans d’ensevelissement dans la nécropole de Saqqara, au sud du Caire. La découverte faite par des archéologues a été dévoilée samedi par le ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Khaled el-Enani, en la présence de la presse.

“Il y a près de trois semaines, nous avons trouvé 13 sarcophages scellés et intacts et, la semaine suivante, nous en avons annoncé quatorze supplémentaires”, a indiqué Khaled el-Enani.

“Nous annonçons aujourd’hui que 59 sarcophages (au total ndlr) ont été retirés du puits”, a-t-il ajouté sur les lieux de la découverte à savoir le site de Saqqara, qui se trouve à 25 kilomètres au sud des pyramides du plateau de Guizeh.

Pour le ministre, les 59 sarcophages ne sont que le début d’une longue série de découverte, notant qu’il s’agit de la première depuis le début de la pandémie de coronavirus qui a engendré la fermeture des sites archéologiques depuis trois mois.

Ce n’est pas la fin de la découverte, je considère que c’est le début d’une grande découverte“, a-t-il lancé, précisant que les sarcophages de bois dataient probablement de la 26ème Dynastie de l’Egypte ancienne, autour des VIe et VII siècles avant JC.

Les sarcophages découverts doivent être transportés au Grand Egyptian Museum (GEM) dont l’inauguration prévue fin 2020 a été reportée à l’année suivante.

Avec AFP

Continue Reading

Culture

Le musicien Hamdi Benani n’est plus

Meriem Nait Lounis

Published

on

Hamdi Benani, l’un des maîtres de la musique Malouf en Algérie, est mort ce 21 septembre à l’âge de 77 ans des suites du coronavirus. Il a été transféré à l’hôpital de Annaba suite à un malaise, déclarent les proches du défunt à la chaine Ennahar TV.

Surnommé l’Ange blanc, l’artiste a bâti une carrière remplie de succès. Il est décrit comme étant un chanteur et musicien ayant appris chez feu Mohamed El Kourd, son grand-père, mais Hamdi tenait à souligner qu’il est issu de toute une famille d’artistes.

Suite à sa disparition, plusieurs artistes algériens n’ont pas tardé à réagir. “L’Algérie vient de perdre un grand artiste”, a écrit l’acteur algérien Fathi Nouri sur sa page Facebook.

“C’était un Artiste dans toute sa splendeur. Le sourire ne quittait jamais son visage et il avait toujours un mot gentil pour chacun”, affirme la musicienne Leïla El Kebir sur Facebook également.

Et d’ajouter : “Il se distinguait par sa virtuosité artistique mais aussi par sa classe et charisme.On te pleure cheikh. Tu nous auras marqué à jamais.”

Continue Reading

Culture

Festival visa pour l’image à Perpignan: Ferhat Bouda projette son reportage “Tajmaât”

Achour Nait Tahar

Published

on

© Ferhat Bouda | Des villageois effectuent des travaux à Bouzeguene


Le photographe algérien Ferhat Bouda a pris part, hier lundi 31 août, au festival de photojournalisme visa pour l’image qui se déroule dans la ville de perpignan, en France. Lors cette manifestation, une projection consacrée à la “Tajmaât, un modèle d’organisation ancestral en Kabylie” a été présenté.

Une sorte de “démocratie participative”. Il s’agit, en effet, d’une sorte de mini agora où l’on gère les affaires courantes et où l’on s’assoit pour régler les conflits, discuter et prendre des décisions.
Longtemps réservée aux hommes, cette organisation est désormais ouverte aux femmes avec la naissance des assemblées de femmes.

Le travail du photographe a été consacré aux assemblées de quatre villages, dont deux sont gérées par les femmes dans la commune de Bouzèguene à 40 kilomètres à l’est de Tzi-Ouzou.
“En raison de la situation sanitaire mondiale, induite par la propagation du nouveau coronavirus, le nombre des exposants a été réduit à 20 au lieu de 25 photographes”, déclare Ferhat Bouda.

Outre les expositions, les projections sont également impactées par les mesures sanitaires. “Le public a suivi les projections en ligne” , a-t-il précisé.

Par ailleurs, le festival se déroule chaque soir, du lundi au samedi. Ces soirées de projections décryptent l’actualité de l’année. Elles développent différents sujets et points de vue liés aux faits de société, aux conflits (ceux dont on parle et ceux que l’on tait), aux différents constats de l’état du Monde.

Visa pour l’Image propose également des « rétros », retour sur des événements qui se sont produit l’année précédente. Des vidéolivres, dans lesquels des auteurs présentent leur ouvrage.
Les professionnels se rencontrent au Palais des Congrès, où sont installées des agences et de grandes marques de la technologie photographique. L’ANI (Association Nationale des Iconographes) reçoit, oriente et conseille des photographes.

Les différents prix Visa pour l’Image sont également remis lors de ces soirées. Elles sont présentées dans le cadre médiéval du cloître du Campo Santo et sur la Place de la République.

Continue Reading
Advertisement

Tendances