Mohcine Belabbes à Gaid Salah: « Le peuple n’est pas un Homme malade comme l’était le chef de l’État déchu »

Crédit photo: DR. Mohcine Belabbes, président du RCD

Le président du RCD, Mohcine Belabbès a appelé de nouveau, ce mercredi 20 mai, le chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah à partir et laisser d’autres militaires « intègres et compétents » prendre les choses en main.

 

« Vous voulez réhabiliter la compétence et redonner sa place à l’élite ? Vous voulez remettre de la confiance dans l’économie nationale ? Vous voulez rendre un dernier service à l’armée nationale et à l‘Algérie ? Alors déposez votre demande de retraite, vous et tous ceux qui comme vous ont vieilli dans les postes de commandement et les centres de décisions politiques », a écrit le président du RCD dans un message adressé au vice ministre de la défense nationale publié sur sa page Facebook.

Et d’ajouter: « Car vous le savez certainement. Il y a des cadres militaires et politiques intègres et compétents dans la génération que vous avez de tous temps marginalisée et exclue. Laissez-les prendre les choses en main et vous verrez ce que vaut réellement l’algérien ».

Mohcine Belabbes a indiqué, dans le même sens, qu’à « coups d’injonctions et menaces, le chef de l’État-major qui s’est octroyé, en violation de la constitution, à la fois, les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire croit pouvoir mettre tout le monde au garde à vous » soulignant que le peuple algérien « n’est pas un Homme malade comme l’était le chef de l’État déchu pour s’exécuter et céder à la menace maintenant qu’il s’est libéré de la peur d’un système politique inique ». 

Jeu de confusion

Évoquant la dernière déclaration de Gaid Salah dans laquelle il estime « dangereuse et malveillante » la revendication des Algériens appelant au départ de tous les cadres de l’Etat, Mohcine Belabbes charge l’état-major en l’accusant de jouer à « la confusion en tentant de faire croire que l’exigence du départ collectif concernerait tous les cadres de l’État alors que le peuple ne demande que le départ de toutes les figures du pouvoir exécutif et des organes de pouvoir (conseil constitutionnel…), a t-il écrit.

« Vous savez pourtant que les vrais cadres de l’Etat sont justement marginalisés par le pouvoir du chef d’Etat déchu. Alors vous faites la leçon sur « l’absence flagrante des personnalités nationales, des élites et des compétences nationales face aux événements et évolutions accélérés que connait notre pays et qui requièrent des propositions constructives à même de rapprocher les points de vue divergents », tance Mohcine Belabbes en indiquant que c’est bien le système qu’il (Gaid Salah) représente aujourd’hui qui a avilit les élites et les compétences « quand il ne leur a pas fait quitter le pays ». 

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