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Politique

Mohamed Charfi : « Les pro-élections sont plus nombreux que ceux qui s’y opposent »

A une semaine des élections présidentielles, très contestées, prévues le 12 décembre, le président de l’Autorité Nationale Indépendante des élections (ANIE), Mohamed Chorfi a annoncé aujourd’hui, dimanche 5 décembre, sur Al Hadath TV, chaîne de télévision appartenant au groupe médiatique émirati Al Arabiya, que : « le nombre de manifestants qui soutiennent les élections du 12/12 est plus important que celui de ceux qui s’y opposent ».

Farid BOUHATTA

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© DR | Mohamed Charfi, président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE)

Ignorant les revendications du Hirak et après avoir été interrogé par la journaliste de la chaîne au sujet de ce qui se passe sur la scène politique algérienne actuelle, M. Chorfi déclare qu’il « ne faut pas regarder ces événements du côté de ceux qui s’y opposent, généralement des jeunes, mais il faut prendre en considération ceux qui soutiennent le processus électoral ».


Il appuie ses propos sur le fait que l’ANIE est une autorité indépendante qui se doit de veiller à la bonne tenue des élections, dans un pays totalement démocratique qui ouvre la chance à tous les candidats potentiels de se présenter. Et ce, bien qu’il sache pertinemment que certains médias (surtout publics) boycottent et/ou dénaturent depuis des mois les manifestations du Hirak sous la pression du pouvoir.

Politique

Evoqué indirectement par Tebboune : Ali Haddad risque-t-il un nouveau procès

Melissa NAIT ALI

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Fertial : l’ETRHB Haddad deviendra l’actionnaire majoritaire à la fin du mois en cours
© DR | Ali Haddad, PDG de l'ETRHB et ancien président du FCE

Le patron du groupe ETRHB et ancien président du FCE, Ali Haddad, condamné récemment à 18 ans de prison ferme, risque-t-il une nouvelle poursuite. Le contrat signé, en son nom, avec un cabinet de lobbying américain pour un montant de 10 million de dollars et qui court jusqu’en 2021 pourrait lui valoir un nouveau procès.


C’est du moins ce qu’a laissé entendre, aujourd’hui le président Abdelmadjid Tebboune, dans un discours prononcé à l’ouverture de la réunion gouvernement-walis. « Ils sont en prison, et leurs millions de dollars sont distribués à l’étranger. Qui a donné les ordres ? Qui a sorti ces millions de dollars ? Le peuple doit savoir », lance-t-il, précisant que l’époque « où les responsables sont désignés par téléphone, avec des sacs d’argent et durant la nuit est complètement révolue ».

Abdelmadjid Tebboune charge, dans ce sens, la « 3issaba (bande) qui, selon lui, tente de revenir au devant avec force en « exploitant la détresse des citoyens, qu’ils continuent d’acheter avec l’argent sale pour semer des troubles dans le pays ».

Pour rappel, le parquet d’Alger avait annoncé, la semaine dernière, l’ouverture d’une enquête préliminaire suite aux informations relayées par certains titres nationaux au sujet de ce contrat.

« Suite aux informations relayées par certains titres nationaux au sujet d’un contrat conclu par des représentants du prévenu Haddad Ali avec une société américaine d’un montant de 10 millions de dollars, et en application des dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale, le parquet général près la Cour d’Alger informe l’opinion publique de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur cette affaire pour déterminer les circonstances de conclusion de ce marché et en définir le véritable objectif » , lit-on dans le communiqué du parquet.

Hier, le Président du bureau américain de lobbying Sonoran Policy Group (SPG), Robert Stryk, engagé par l’homme d’affaire Ali Haddad est sorti de son silence. Il affirme qu’il « ne connaissait pas la situation en Algérie» et qu’il a été engagé par Ali Haddad dans le but de « le blanchir de tous les faits de corruption, de le présenter comme ‘une victime de sa réussite’ et de le faire libérer sous la pression américaine».

Robert Stryk précise aussi qu’il a été engagé par les associés d’Ali Haddad, sans citer de noms et ni préciser le montant qu’il a empoché pour défendre l’ex-président du Forum des chefs d’entreprise. « Tous les fonds promis à SPG proviennent des amis de ce dernier. Ils ne proviennent ni de la France, ni de l’Espagne, ni de l’Algérie. Haddad ne me connaît pas. Il n’a promis aucun fonds ni à moi ni à mes compagnies », souligne-t-il.

Le président de SPG, ajoute-t-il, sait très bien que «la justice algérienne vient d’ouvrir une enquête sur cette affaire de bureau de lobbying, auquel a fait appel Ali Haddad, à travers sa proche conseillère de Paris, et qu’une commission rogatoire est sur le point d’être délivrée aux autorités judiciaires françaises ».

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Politique

Coronavirus en Algérie: 495 nouveaux cas et 11 nouveaux décès ces dernières 24h

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

495 nouveaux cas de coronavirus et 11 nouveaux décès ont été enregistrés durant les dernières 24h en Algérie, selon le dernier bilan du comité scientifique.

Avec ces nouveaux chiffres, le nombre total de contaminations s’élève à 36699 et celui des décès à 1333.

Le nombre de guérisons s’est, quant à lui, élevé à 25627 dont 364 nouveaux cas enregistrés ces dernières 24h.

Concernant les patients placés en soins intensifs, le comité scientifique a révélé que leur nombre est de 53.

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Politique

Réunion gouvernement-walis: Tebboune évoque “des forces d’inertie qui œuvrent contre la stabilité du pays”

Yasmine Marouf-Araibi

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Abdelmadjid Tebboune a déclaré, mercredi, lors de la réunion gouvernement-walis, qu’il y a “des forces d’inertie qui œuvrent contre la stabilité du pays et espèrent toujours parvenir à une situation de chaos”, rapporte l’agence de presse APS.

Relevant une “complicité au sein de l’administration”, Abdelmadjid Tebboune a affirmé, que plusieurs enquêtes sont en cours pour identifier les responsables de plusieurs incidents notamment le retard dans l’octroi des primes promises aux personnels mobilisés dans la lutte contre le coronavirus. Ces enquêtes visent, selon lui, à savoir “qui a fait quoi ?” et “qui bloque ?”.

Revenant sur les décisions, annoncées mardi, portant le limogeage et la suspension de certains responsables locaux ainsi que leur soumission à des enquêtes, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que ces décisions ne “représentent qu’un début”.

“Des décisions partielles ont été prises (…) pour mettre fin aux fonctions de certains responsables locaux. Il ne s’agit que d’un début, car nous tiendrons pour responsables tous ceux qui ne parviennent pas à prendre en charge et résoudre les problèmes des citoyens”, a-t-il affirmé.

Abdelmadjid Tebboune a estimé que ces comportements constituent “une continuation du discours négatif prôné par la bande”.

Il s’est dit “ne pas comprendre qu’en 2020 et malgré le mouvement du Hirak béni et toutes les décisions prises par l’Etat pour soulager le quotidien des citoyens, des images horribles, dont se plaignaient les citoyens ces dernières années, demeurent encore”.

Les travaux de la réunion gouvernement-walis ont débuté, mercredi, au Palais des Nations (Club des Pins) à Alger, sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune et en présence du premier ministre, Abdelaziz Djerad, des membres du gouvernement, des cadres centraux et locaux et des élus.

Il s’agit de la deuxième réunion du genre, la première a eu lieu en février dernier sous le thème “Pour une Algérie nouvelle”.




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