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Politique

Mardi 113: la mobilisation se poursuit en dépit du jeûne et de la chaleur

Feriel Bouaziz

Publié

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© Sami.K | Marche des étudiants à Alger le 20 avril 2021

Plusieurs étudiants, épaulés par des citoyens, ont battu le pavé pour le 113e mardi du Hirak estudiantin. Malgré le jeûne et la chaleur, les protestataires sont restés fidèles au rendez-vous.

Comme à l’accoutumée, les manifestants se sont regroupés à la place des martyres, point de départ habituel de la marche des étudiants. À 11h00, les étudiants ont entonnés l’hymne national avant le coup d’envoi de la manifestation. Munis de pancartes et scandant des slogans, ils ont exigé la libération des détenus et le départ de tout le système politique en place.

Parmi les slogans qui ont marqué cette manifestation hebdomadaire on y trouvent “état civil non militaire”, “libérez les otages”, “étudiants s’engagent, système dégage”, “il n’y a pas de vote avec la bande”.

© Sami.K | Marche des étudiants à Alger le 20 Avril 2021

Alors que leur marche a coïncidé avec le double anniversaire du 20 avril, commémorant et le printemps berbère de 1980 et le printemps noir de 2001, les manifestants ont réclamé Justice pour les 127 personnes tuées par les balles des gendarmes lors des émeutes qui avaient éclaté après l’assassinat du jeune Massinissa Guermah. “Ulac Smah Ulac” (pas de pardon), ont-ils scandé.

© Sami.K | Marche des étudiants à Alger le 20 Avril 2021


“On dit à ce système on n’oublie pas, surtout que le système à cette époque là voulait semer la discorde en divisant le pays, mais la Kabylie n’a pas abdiqué et aspirait à faire tomber ce système pourri. Les étudiants et citoyens ont pris la relève et sont sortis ce mardi pour la consécration de toutes leurs revendications, à savoir la liberté de la presse et l’indépendance de la justice”, nous a déclaré l’étudiant Chawki Hammoum.

Les étudiants se sont également solidarisés avec Rabah Kareche, journaliste et correspondant du quotidien Liberté à Tamanrasset, qui a été placé, hier lundi 19 avril, sous mandat de dépôt. Les manifestants ont pointé du doigt “Une Justice du téléphone”.

“On voit que l’Algérie va droit à la dictature, et cela est inadmissible“, déclare encore l’étudiant Chawki.

Les protestataires n’ont également pas oublié les 22 manifestants, dont 3 étudiants, incarcérés à la prison d’El Harrach et qui sont en grève de la faim depuis le 6 avril. Ils exigent des autorités de les libérer, “ils n’ont fait qu’exercer leur droit de manifester pacifiquement!”, se sont insurgés les manifestants.

Après plus de trois heures de marches, les manifestants ont convergé vers à la Fac centrale où une prise de parole a été improvisée par les deux figures de hirak estudiantin à savoir, Abdenour Ait Said et Chawki Hammoum, dans laquelle ils ont promis de continuer la mobilisation jusqu’à satisfaction des revendications du hirak enclenché depuis le 22 février 2019.

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