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Politique

Marches nocturnes contre les élections à Alger et dans d’autres wilayas

Kenza Ait Bachir

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Quelques heures à peine après l'annonce faite par le président Abdelaziz Bouteflika qui porte sur le report des élections et son renoncement à un cinquième mandat, plusieurs dizaines de manifestants sont sortis dans la capitale pour demander le départ de "tout le système".

Une centaine de personnes, venues de Bab El Oued et à laquelle s’est jointe une foule importante, au fur et à mesure des quartiers traversés, Rampe vallée, Sidi Abderrahmane (ex 2ème Arrondissement), rue Boutin, rue d’Isley, pour former une vague de manifestants qui va bientôt arriver au Centre-ville d’Alger.

Aux cris de « Djabou khamsa M’rakhes, Habou idirou Raïs » et « Ya Ali Amar Bladi fi danger, aya enkemlou la bataille d’Alger », les manifestants sont décidés à faire entendre leur rejet des élections présidentielles programmées pour le 12 décembre prochain.

« A partir d’aujourd’hui, nous marcherons chaque jour pour dire non à la mascarade électorale. Ceci est notre réponse à ceux qui veulent maintenir ces élections. Les marches de vendredi ne suffisent plus, nous travaillons le jour et dorénavant nous marcherons la nuit », déclare un citoyen.

Déterminés à faire barrage aux élections, les manifestants veulent rallier un maximum de citoyens à cette initiative « Noudou Ya aâssima, noudou ! », crient-ils.

Arrivée à la Grande Poste, aux environs de 18H50, la foule a été surprise par la réaction des forces de l’ordre qui ont utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Selon notre reporter arrivé sur les lieux, plusieurs arrestations ont été opérées par les policiers dépêchés sur les lieux dans la précipitation. Aux moins deux fourgons cellulaires sont remplis de citoyens interpellés. Un déploiement policier inhabituel en cette heure tardive a été ordonné et des policiers en civil somment les passants de presser le pas et interdisent tout arrêt sur les lieux au risque de finir dans le panier à salade.

Nous reviendrons avec plus de détails sur ces faits.

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L’Espagne en “désaccord” avec l’Algérie sur la frontière maritime

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© DR | L'Espagne en "désaccord" avec l'Algérie sur la frontière maritime

L’Espagne est en désaccord avec l’Algérie sur le tracé de la frontière maritime entre les deux pays en Méditerranée, a indiqué vendredi la chef de la diplomatie espagnole qui doit se rendre mercredi à Alger, rapporte l’AFP.

L’Algérie a décidé unilatéralement en avril 2018 d’une nouvelle délimitation de ses eaux territoriales en Méditerranée qui touche à l’archipel espagnol des Baléares, a expliqué sur la radio Cadena Ser la ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya.

Selon le quotidien El Pais, le nouveau tracé englobe même l’île de la Cabrera, située à une dizaine de kilomètres au sud de l’île de Majorque.

Dès son arrivée au pouvoir en juin 2018, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a «répondu à cette prétention, car pour le moment c’est une prétention algérienne», a déclaré la ministre. Selon le droit maritime international, a-t-elle déclaré, «quand tes eaux territoriales chevauchent celles de ton voisin, cela doit donner lieu à négociation, et dans la pratique, ces négociations durent très très longtemps». «Ce que nous avons fait est d’exprimer notre désaccord (pour) obliger l’autre partie à démarrer une négociation. Et cette négociation, depuis 2018, n’a pas eu lieu», a-t-elle expliqué.

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L’Algérie rappelle son ambassadeur en Côte d’Ivoire pour “consultations”

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© DR| Ministère des Affaires Etrangères.

L’Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur en Côte d’Ivoire pour “consultations”, suite aux déclarations du ministre ivoirien des Affaires étrangères, lors de l’ouverture d’un prétendu consulat de son pays à la ville de Laâyoune occupée du Sahara occidental, indique jeudi un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Le ministère des Affaires étrangères a décidé de rappeler, pour consultations, l’ambassadeur d’Algérie en Côte d’Ivoire, suite aux déclarations sibyllines et insidieuses du ministre des Affaires étrangères ivoirien, lors de l’ouverture d’un prétendu consulat de Côte d’Ivoire à Laâyoune, au Sahara occidental”, précise la même source, relevant que cette ouverture “intervient au mépris des principes et des objectifs consacrés par l’acte constitutif de l’Union africaine, notamment l’impératif d’unité et de solidarité entre les peuples d’Afrique et la défense de l’intégrité territoriale et l’indépendance des pays membres de l’Union”.

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Le PAD dénonce le double langage du pouvoir à l’encontre du hirak

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© INTERLIGNES | Assises nationales du PAD
© INTERLIGNES | Assises nationales du PAD

Dans un communiqué rendu public, ce jeudi 20 février, les forces du Pacte de l’alternative démocratique dénoncent la contradiction dans le discours du pouvoir qui encense le hirak et et qui maintient des mesures répressives à l’encontre des manifestants.

« À la veille d’une célébration, qui s’annonce grandiose, de l’an Un de la Révolution du 22 février 2019, les autorités de fait multiplient les actes répressifs contre la population. En effet, la contradiction entre les discours «bénissant » la révolution et les pratiques autoritaires et despotiques du régime est flagrante », lit-on dans le communiqué.

Les forces du Pacte de l’alternative démocratique dénoncent« Le pouvoir qui a multiplié durant toute la semaine les actes répressifs contre les enseignants du primaire, le personnel navigant commercial d’Air Algérie, les interdictions de réunions de l’opposition et la société civile, les mesures coercitives contre des magistrats refusant le dictat de l’Exécutif… vient de prendre des mesures gravissimes visant à empêcher, voire interdire l’accès des Algériennes et des Algériens qui se dirigent massivement vers la capitale Alger pour participer au premier anniversaire de la révolution ».

« D’évidence c’est la volonté du peuple algérien de poursuivre sa mobilisation révolutionnaire jusqu’à la réalisation des objectifs de la révolution qui est visée », estime le PAD, exprimant sa « profonde inquiétude » face à cette « dangereuse escalade ». Ils exigent le « strict » respect des libertés démocratiques dont la liberté de manifestation et la libre circulation des Algériennes et des Algériens.

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