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Politique

Marches millionnaires du 1er Novembre : réponse historique au pouvoir en place

Historique ! Réponse cinglante du peuple aux tenants du pouvoir. Le 37e vendredi de la mobilisation populaire constitue, incontestablement, un nouveau départ pour la révolution pacifique en vue de parachever celle lancée, il y a 65 ans, pas les enfants de novembre 1954.

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | Des centaines de milliers de manifestants dans les rues de la Capitale ce vendredi 1er Novembre 2019

En effet, les Algériens, attachés aux idéaux de la glorieuse révolution, se mobilisent massivement pour marquer à leur tour l’Histoire de l’Algérie post-indépendance. « Tsunami », « marée humaine », « déferlante »… Tous les qualificatifs ne suffiront pas pour décrire la grandiose mobilisation populaire enregistrée aujourd’hui à Alger, mais aussi à travers toutes les villes du pays.

Des millions de citoyens, sans risque de se tromper, ont envahi les rues du pays pour exiger le parachèvement de l’indépendance, dont le cours a été détourné au lendemain même du départ du colonisateur. Cette mobilisation est synonyme, non seulement du rejet de l’agenda du pouvoir en place, mais également d’une aspiration à bâtir une nouvelle Algérie libre et démocratique. Sans surprises, la Capitale a connu l’une des marches les plus mobilisatrices depuis le début du mouvement populaire du 22 février dernier.

L’effet du 1er novembre et des appels lancés sur les réseaux sociaux durant toute la semaine, pour envahir la capitale, a eu l’écho escompté. Le Centre-ville grouillait de monde durant toute la journée. Pour la première fois depuis le début du Hirak, la manifestation a débuté la veille au soir. De crainte d’être bloqués aux entrées de la ville, des centaines de personnes venues des wilayas de l’intérieur du pays ont préféré passer la nuit à Alger.

« Des millions, non des éléments »

Ils ont réussi à créer une folle ambiance à proximité de la Grande Poste durant toute la nuit. L’engouement s’est poursuivi dès les premières heures de la matinée, en dépit du dispositif sécuritaire mis en place pour refouler les bus et les véhicules transportant les manifestants. Mais des centaines de personnes ont pu accéder à Alger, dont certains ont passé la nuit à la belle étoile. Bravant la fatigue et les policiers qui les chassaient, ils étaient les premiers dans la rue pour donner le coup de starter à cette grande marche. Cette dernière a commencé dès les premières heures de la matinée. La rue Didouche Mourad, la place Audin et la Grande Poste étaient bondées de monde dès 10heures de matin. C’était un signe précurseur de la réussite de la marche.

Vers 13h30, les rues de la capitale empruntées habituellement par les manifestants étaient pleines de monde. Il était difficile de se frayer un chemin au milieu des foules de manifestants qui se déversaient sur ces quartiers et qui s’étendaient sur plusieurs kilomètres : la rue Hassiba Ben Bouali menant du 1er mai vers la Grande Poste, le boulevard Zighout Youcef menant de la place des Martyrs vers Alger-Centre et la rue Didouche Mourad qui descend vers la place Audin étaient saturées.

Référendum contre l’élection

Brandissant des pancartes, des emblèmes et des portraits du Moudjahid Lakhdar Bouregaâ, de Ali la Pointe et ainsi que ceux des 22 déclencheurs de la guerre de libération, les protestataires ont réitéré le serment de continuer la lutte de leurs aïeux pour aboutir à « une véritable indépendance ». « Istiqlal ! (indépendance) » et « Ya Ali Amar baldi fi danger, n-kemlou fiha la bataille d’Alger (Ali Amar, mon pays est en danger, nous parachèverons la bataille d’Alger) », scande la foule. Ils rappellent une nouvelle fois leur détermination à faire barrage à la présidentielle du 12 décembre prochain, tout en demandant le départ de Gaïd Salah et de Abdelkader Bensalah. « Makach el vote (pas d’élection) », « Gaid Salah dégage ! » et « les généraux à la poubelle, wa el djazair teddi el istiqlal (les généraux à la poubelle et l’Algérie recouvrira son indépendance », scandent également les manifestants.

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Politique

Décès du moudjahid Ahmed Bensadoune

Feriel Bouaziz

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Le moudjahid Ahmed Bensadoune, ancien chef de zone dans la wilaya V historique lors de la Guerre de libération nationale, est décédé mardi matin à Oran à l’âge de 87 ans, rapporte l’APS en citant des proches du défunt.

Après le recouvrement de l’indépendance nationale, le défunt Ahmed Bensadoune, né à Mostaganem, s’est consacré au travail dans le secteur économique et a créé une entreprise dans le domaine industriel.

Feu Ahmed Bensadoune à également présidé, pendant 10 ans, la chambre de commerce de de l’industrie de l’Oranie (CCIO) où il occupa deux mandats successifs comme président de cette chambre durant les années 1980.

Par ailleurs, il a rejoint l’APN jusqu’à 1965 en occupant des responsabilités auprès des Chefs de la Deuxième région militaire (Oran) et la Troisième région (Béchar). Il a quitté ensuite l’ANP pour s’occuper des affaires familiales notamment la tannerie en devenant l’un des plus importants exportateurs du cuir.

Le moudjahid, décédé des suites d’une longue maladie, sera inhumé cet après-midi au cimetière d’Aïn El-Beida d’Oran après la prière de l’Asr.

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Campus

Cinq étudiants arrêtés à Alger

Yasmine Marouf-Araibi

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Cinq étudiants, figures du mouvement populaire estudiantin, ont été arrêtés ce mardi 20 octobre à Alger et transférés au commissariat du cavaignac, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD). 

L’alerte de l’arrestation a d’abord été donnée par leurs camarades et activistes du mouvement de protestation populaire (Hirak) avant d’être confirmée par des avocats et le CNLD. D’après eux, il s’agit d’un garçon et quatre filles. “ 

Selon plusieurs sources concordantes, les cinq étudiants arrêtés ce matin à la rue Tanger à Alger sont maintenus au commissariat du cavaignac où ils subissent des interrogatoires. 

Les raisons de leur arrestation demeurent pour l’instant inconnues. D’après le comité national pour la libération des détenus, les étudiants ont été arrêtés alors qu’ils étaient entrain de manger à la rue Tanger. 

Faut-il noter qu’à deux semaines seulement du référendum sur l’amendement constitutionnel, la répression contre les activistes du mouvement populaire s’amplifie. Plusieurs arrestations ont été enregistrées dont à Adrar où l’activiste Yasser Kadiri a été arrêté lundi.


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Politique

L’APN officialise la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Le président du RCD, Mohcine Belabass

Les députés de l’Assemblé populaire nationale (APN) ont voté majoritairement pour la levée de l’immunité parlementaire du président du RCD Mohcine Belabbas lors d’une séance de vote à huit clos tenue ce mardi sous la présidence de Slimane Chenine, président du APN.

Au total, 321 députés ont voté. 242 ont voté pour la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas, 40 ont voté contre, 19 se sont abstenus alors que 20 voix ont été considérées invalides, selon l’APN.

Dans une première réaction, la ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) a estimé que Mohcine Belabbas est “attaqué pour ses positions politiques” et a exprimé “solidarité entière” avec lui.

Faut-il noter que le bureau de l’APN devait également trancher sur l’activation de la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député du FLN Abdelkader Ouali mais, celui-ci a renoncé à son immunité parlementaire, après deux refus consécutifs, avant la séance du vote.

Pour rappel, la Commission des Affaires juridiques, administratives et des libertés de l’APN s’était réuni le 7 octobre 2020 pour examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire des deux députés introduite en septembre par le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati.

Abdelkader Ouali a été auditionné par ladite Commission. Celui-ci a refusé de renoncer à son immunité parlementaire. Le Président du RCD, Mohcine Belabbas a, lui, refusé d’être auditionner par la commission préférant répondre directement à la Justice.

En effet, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, a demandé le 24 septembre dernier la levée de l’immunité parlementaire contre Mohcine Belabbas et Abdelkader Ouali.

La demande du ministre intervient après la convocation de Mohcine Belabbas, l’été dernier, par la gendarmerie nationale, dans le cadre d’une enquête sur le décès d’un ressortissant marocain sur son propre chantier.

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